Monseigneur le Procureur de la République,
Je m'autoriserai une brève mise en contexte :
Marion Bartoli, connue pour son physique généreux lors de sa présence sur le circuit, s'était enfoncée suite à sa retraite sportive dans une spirale d'anorexie mentale. Ayant refusé avec constance, par déni, d'admettre sa détresse, elle préféra mettre en avant une mystérieuse maladie excluant notamment toute consommation de peau de concombre - entre autres afflictions inconnues sous nos climats.
Aujourd'hui, il semblerait qu'elle soit sortie de cette spirale et cela est heureux, ayant atteint par ailleurs un état d'embonpoint supérieur à l'originel. Aussi me suis-je permis cette remarque narquoise et puissamment irrévérencieuse : "C'est ça de grignoter des peaux de concombre entre les repas".
Au delà de l'absence d'équité - des commentaires infiniment plus crus et offensifs restant intouchés sur le sujet en question, - toute la bonne volonté du monde ne me suffit pas pour y déceler quelque contenu ou intention méritant sanction.
Si vous confirmez malgré cela son caractère méritoire, je dois néanmoins vous informer que ma limite intellectuelle m'empêche de concevoir la gravité de l'offense et suis ainsi dans l'impossibilité de me prémunir contre une tragique et inévitable récidive.
Bien cordialement,
Votre serviteur dévoué