Allez, parce que c'est Noël, et que j'avais envie de rendre hommage à Angous, sans qui ma vision de la série serait totalement différente. Fêtons ensemble l'homme le plus passionné par Lost au monde, prêt à la défendre bec et ongles face aux détracteurs païens Prison-Breakiens ou Dr-Housiens
. Et même si il est parfois relou, franchement, qui n'aime pas Angous ?
La Consécration D'une Vie
par Sultano
Un grondement sourd à peine rythmé par les pas de Angous embrumait L'ÎledeLost. Celui-ci sourit, sans trop savoir pourquoi, à une vieille dame qu'il croisait. Il leva la tête, rêveur, et observa les nuages... celui-ci ressemblait à une rose. Celui-là à un cœur... Sans comprendre, il fut face à la porte.
Sans attendre, il sonna. Quelques secondes s'écoulèrent. Les tempes de Angous battaient. Comme personne n'ouvrait, il sonna une nouvelle fois. Mais rien ne se passa. Il frappa, sonna, frappa, sonna encore et encore... puis il décida d'attendre.
Il attendit une heure. Puis deux. Au bout de trois heures, désespéré, il se leva, et après avoir sonné une dernière fois, tourna les talons et s'en alla. Mais à peine fut-il en route qu'un bruit de verrou attira son attention. Il fit volte-face, et aperçut Lost sur le pas de la porte.
- Je... excuse-moi, dit-elle. Je suis désolée, je... je...
- Tu es si mystérieuse, la coupa Angous.
- Entre, ajouta Lost.
Angous pénétra dans la salle à manger avant de se laisser choir dans un fauteuil. Il leva la tête vers Lost, et lui sourit.
- Tu vas bien?
- Embrasse-moi immédiatement. Ordonna-t-elle.
Angous, prit au dépourvu, voulut comprendre, mais son amie ne lui en laissa pas le temps puisqu'elle se jeta sur lui et l'embrassa langoureusement. Lorsqu'elle se redressa, Angous vit ses yeux qui brillaient. Alors, sans mot dire, il se pencha vers elle, et à son tour, posa ses lèvres sur les siennes. Pour la seconde fois de leur histoire, donc, ils s'embrassèrent.
Ils se regardèrent. Angous approcha sa bouche de l'oreille de Lost et chuchota:
- Je t'aime...
Bien sûr, il lui avait déjà dit qu'il l'aimait. Bien sûr, il lui avait dit des milliers de fois. Mais ce sentiment était toujours le même. Il voulut le lui dire.
- Cela fait maintenant cinq ans que nous nous connaissons. Et je voulais que tu saches que tu es mon premier amour. Le premier et le dernier.
- Voyons... tu vas me faire rougir, murmura Lost.
- Pourquoi? S'écria-t-il. Tu es la personne la plus étrange que je n'ai jamais connue! La plus étrange de tout L'ÎledeLost! Les gens ne t'arrivent pas à la cheville.
- Mais et toi, tu es si passionné...
- Cela n'est rien à côté de toi. Lorsque je t'embrasse, j'ai l'impression que je m'envole. Quand je te quitte, j'ai l'impression que mon cœur se fait piétiner par un féroce ours polaire, ou transpercer par mille lances empoisonnées.
- Mais toi aussi, Angous, tu as beaucoup de qualités...
- Tu sais... j'ai aimé, tout à l'heure, lorsque nous nous sommes embrassés.
Il n'en fallut pas plus à Lost pour saisir le bras de Angous et lui offrir de nouveau un baiser enflammé. Les deux êtres eurent cette fois l'impression d'être emportés dans une tempête. Sur un océan rouge sang. Leurs souffles s'échouaient invariablement dans les hurlements du vent, et les gifles des vagues leur faisaient fermer les yeux. C'était beau, c'était puissant, comme un tableau de Desmond Hume, ou comme Make Your Own Kind Of Music de The Mamas & The Papas. Tout rugissait autour d'eux, ils étaient enfermés dans une parenthèse qui les épargnait des griffes du cyclone, des griffes signant leur passage d'une trace de salive blanche et éphémère... tout tournait, des vertiges les prenaient, Angous ferma les yeux et eut l'impression de s'enflammer en haut d'un arbuste. Et soudain tout s'arrêta.
- Marions-nous...
- Pourquoi n'est-ce pas déjà fait?
Ils rirent. Ils étaient heureux.
Toute la nuit, ils restèrent enlacés, à parler, ou à s'embrasser.
- Je t'ai déjà parlé de Arbuste_en_chef? Demanda Angous.
- Non.
- Il m'a dit un jour que je ne pourrais jamais séduire qui que ce soit, même une folle.
- Il ne faut pas écouter ce genre d'idioties... comment pouvait-il te dire ça, à toi, qui es si... accroc!
- Tu ne le connais pas. Sa bêtise dépasse l'entendement.
- Je veux bien te croire!
Ils s'embrassèrent pendant des heures. Des jours. Des années. Si d'aventure vous ne croyez plus à l'amour, sachez qu'en ce moment même ils s'embrassent quelque part.
