Les maths sont vraiment chauds, et c'est tellement différent des maths du lycée qu'on peut être très bon en maths au lycée et se casser la gueule en prépa ou alors être juste bon au lycée et être une tete en prépa.
Pour la physique, c'est par extraordinaire le niveau (en MPSI en tout cas, mais en PCSI, le niveau ne doit pas être beaucoup plus élevé). Moi, dans ma prépa, la prof était tellement mauvaise (je sais meme pas comment elle a pu arriver à être enseignante en prépa, elle avait un niveau plus faible qu'une partie de ma classe) et elle écrivait tellement mal que ça rendait encore plus difficile les démonstrations (genre quand on fait de la mécanique, si on peut pas distinguer les z, les 3, les i, j, les omega, les w, les h, les k, alors qu'ils apparaissent tous, on peut rien apprendre à partir du cours) donc j'y arrivais pas (enfin, je tournais autour de 7-8 comme note, c'est pas non plus mauvais en prépa). En tout cas, quand j'ai fait un DUT Mesures Physiques après, j'ai bien vu que le niveau de ce qu'on faisait en prépa avait rien d'élevé en physique. (par exemple, ce qu'on fait en 3 semaines en optique en prépa, on le fait en 3 heures en DUT et on va beaucoup plus loin ensuite).
Il y a l'anglais qui est bien relevé aussi, c'est d'ailleurs la seule année où j'ai trouvé que les cours d'anglais apportaient quelque chose.
Sinon, niveau rythme, il faut juste bosser régulièrement. On peut pas se dire qu'on verra le cours plus tard, il faut en faire tout les jours, et on les 2 colles par semaine qui font qu'on se met rapidement à bosser comme ça. Vu que les horaires ne sont pas trop chargées (on tourne autour de 30 heures de cours par semaine, en comparaison, en DUT, je montais à 45 heures par semaines parfois), on a largement le temps pour bosser les cours. C'est sur que c'est plus contraignant que quand on bosse juste avant les exams, mais au final, on a toujours moyen d'avoir plein de temps libre, et travailler régulièrement, ça rend les révisions moins chiantes.
En fait, c'est pas le rythme qui pose difficulté, dès qu'on a passé les premières semaines, on est déjà habitué (et puis, en prépa, on se retrouvera jamais débordé comme on peut l'être à certains moments à l'université quand on doit finir plusieurs rapports, préparer plusieurs oraux et réviser pour plusieurs exams et qu'on a qu'une semaine pour ça, tout en ayant toujours cours), c'est surtout qu'on voit que de la théorie bien bourrine avec plein de démonstrations à savoir refaire, avec jamais de concret (c'est bien beau d'apprendre à faire des démonstrations, ça permet de raisonner, mais si on est jamais confronté à du concret, ça marche pas quand on veut l'appliquer), et il faut faire avec l'ambiance globalement pas terrible. Il faut aussi se faire au fait que les notes n'ont rien à voir avec celles du lycée, qu'un 8 en maths, c'est une bonne note par exemple, et qu'on peut facilement tomber à 2 ou 3. (quand on est presque jamais descendu en dessous de 10 avant le bac, c'est pas facile à accepter au début).