Le premier fait parti de mon panthéon, un jeu marquant et inoubliable tout autant que l'aventure est singulière. Musiques névrosées aux sonorités complétement dingues, un univers malsain et couillu bourré de personnages psychopathes aux profils effrayants, une histoire qui va crescendo dans le vice (si vous saviez...) jusqu'à atteindre le paroxysme de la démence, dans des finals (le jeu possède 5 fins) tous plus assourdissants les uns que les autres. Un grand jeu, perfectible techniquement mais son audace est telle que cela écrase n'importe quelle conception classique liée au média.
Le second est tout aussi sympa à jouer, plus maitrisé dans sa jouabilité mais aussi bien plus consensuel dans sa direction artistique, ses personnages et son ambiance. On perd cette folie, la violence et l'originalité de cet univers ambigu et régie par le sang. Bref le ton du jeu est bien plus sage et commun. Il reste un très bon jeu à mon sens, riche, rondement mené, bourré de rebondissements, émouvant et toujours aussi profond (le personnage de Ulrich, le destin de Caim et du dragon rouge...).
En ce qui concerne Nier, successeur spirituel du premier volet, on retrouve cette singularité toute spécifique du monde imaginé par Yoko Taro. La folie, la violence, la fatalité et cette liberté de ton assez incroyable pour un jeu vidéo de nos jours. Une expérience littéralement bouleversante tend elle nous mets face aux conséquences de nos actes de manière subtile sans pourtant nous juger catégoriquement outre mesure (il est d'ailleurs indispensable de jouer en new game + pour s'en rendre compte). Tout le monde est coupable, tous sont victimes... Un vrai coup de poing si vous voulez mon avis.
Imaginez mon attente pour Drakengard 3 maintenant...