«Breathing... Each other's life.
Holding... This in mind...
That if we fall... We all fall...
And we fall alone... »
Maxime releva un peu la tête, se tournant vers le public, fasciné, presque bercé par ses paroles pleines de douceur. Vingt et une heures, une nuit parfaite, les éclairages de scène cachaient les étoiles, l'air était doux, et les artistes étaient envahis par cette euphorie conférée par les concerts. Maxime était transporté par cette joie d'être là, avec ses amis, sur scène, instrument entre les mains et micro au bord des lèvres. Il avait envie que cette nuit soit éternelle. Comme toujours.
Le son des cymbales se prolongeait. Le visage de Maxime se tordit, il s'éloigna un peu du micro, avant que son chant ne devienne hurlement.
« The cold insincerity of steel machines
Have consumed our euphoria.
Transforming us into muted dreams,
Dreaming of the day that... »
Le public semblait en transe, et bondissait, hurlait, tendant vers lui des mains avides. Quand Vortex avait un bassiste, il pouvait se permettre, micro dans une main, de se pencher au bord de la scène et de leur taper dedans, mais là, occupé par sa basse, il ne pouvait se permettre. Il se lança dans le refrain.
« We attack, attack attack your fetal servitude !
We attack, attack attack attack with pesticide !
We attack, all the years of propaganda !
WE SHALL ATTACK ! »
Kévin tirait de sa guitare des sons rapides, saccadés, saturés, qui s'alliaient parfaitement aux rafales de Matthieu à la batterie. La ligne de basse, complexe et rapide, était jouée à la perfection. Rien à dire, les musiciens connaissaient leur affaire.
C'ets bien ? 