ATTENTION SPOILERS
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La mort de Clooney est en adéquation totale avec son personnage. Son chez lui c'est l'espace, il ne cesse de le répéter pendant la première partie du film. D'ailleurs on le voit bien durant le premier plan séquence où il fait le con en jet-pack, l'espace c'est son élément, je suis sûr qu'il a aucune envie de rentrer sur Terre (surtout que c'est sa dernière mission officielle).
Peut-être que dans d'autres films ça fonctionne pas, mais là c'est parfait je trouve.
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Je suis entièrement d'accord aussi. Mais j'ai envie de dire: et alors ? Ce n'est pas ça que je critique dans mon avis si tu remarques bien, mais le fait que sa mort ne fonctionne pas, elle est risible, elle est déjà vue, elle tout sauf triste.
Il faut pas avoir fait bac + 12 pour comprendre ce que Cuaron à voulu nous faire passer comme émotions avec cette scène, la musique ultra triste, le gros ralenti dégueu, l’héroïne qui crie "NOOOOON NE LACHE PAS !!!", il veut qu'on soit triste, ben moi j'ai ri, ça n'a pas fonctionné. Et c'est comme ça tout le long du film, je me suis dit à chaque moment fort: "Ah ! Là Cuaron veut que je ressente ceci !" "Ah ! Là il veut que je ressente cela !", car il y a des indicateurs gros comme des baleines. Mais jamais je n'ai ressenti ces émotions fortes, jamais je n'ai été triste, apeuré, jamais je n'ai ressenti ces frissons d’excitation quand l’héroïne reprend pied, jamais je n'ai eu envie d'abandonner comme elle.
D'ailleurs c'est un comble car je pense que c'est surement le film le plus immersif formellement de l'histoire du cinéma, jamais on avait eu de tels plan séquences, jamais de scènes en vues subjectives aussi bien maîtrisées, il faut le dire, et malgré ça tu n'es pas impliqué dans les émotions du personnage, dans le personnage. Alors que putain, dans Children of men encore une fois mais moi j'étais pris aux tripes, j'avais ces frissons, cette tristesse, cette peur, et bordel de cul jamais on te foutais ces scènes subjectives, cette virtuosité à t'impliquer par la réalisation que possède Gravity.
Du coup je me dis que c'est un putain de gâchis, car si Cuaron avait réussi à coupler cet incroyable travail d'immersion formelle avec l'immersion fondamentale, celle qui te fait attacher aux personnages, aux événements, ben là ça aurait juste fou. Et j'attendais ça moi.