"Sauf que 90% ne savent pas est son père, et que parmi les 10% qui savent, 5% ne connaissent pas la notoriété de son père et ce qu'il a fait. Le mec est has been depuis 20 ans."
Hérésie
, Bowie est un monument de la musique rock, précurseur notamment du glam rock et de la new wave, et n'importe quel quidam lambda connaît son nom.
Pour en revenir au film, je lui décerne le prix de la fin la plus débile de l'année et qui finit de gâcher ce qui aurait pu être un léger film de science fiction sympathique. Un postulat de départ sympa, des péripéties dans le train bien sympathiques, et j'ai noté quelques jolis passages entre gyllenhal et farmiga. J'ai apprécié que le film évite de s'embourber dans des explications scientifiques foireuses ("cherche pas à comprendre ... méca quantique & équations paraboliques", voilà qui est bouclé), c'aurait forcément été casse-gueule de se lancer sur le sujet.
Il aurait été bien plus intelligent d'arrêter le film au moment ou il se fait débrancher, et que tout se fige dans le train. La fin, bien qu'un peu guimauve, n'aurait pas démonté toute la cohérence du film.
Après une première partie très agréable à suivre, le film se désagrège progressivement, vire dans un manichéisme puant (bouh le méchant scientifique obsédé par la gloriole ...) et finit dans une absurdité sans nom, et ce d'autant plus que l'histoire d'amour, on y croit pas une seule seconde, tant la potiche Monaghan n'exprime rien du tout.
4/10, avec la désagréable impression d'avoir vu un petit nombre de bonnes idées recouvertes d'un gros tas de merde.