Salut. 
Blade I et II étaient des « chefs-d'œuvres » ; c'est en tout cas avec ce sentiment que mon visionnage de ce troisième volet s'est terminé ! Pour l'anecdote, c'est le scénariste des deux précédents films - David S. Goyer - qui est passé derrière la caméra, en plus de continuer son boulot d'antan. Au vu du résultat observé, on peut estimer sans se tromper que l'idée n'était pas celle du siècle, ce dernier se rapprochant formellement d'une catastrophe industrielle sur bien des aspects.
C'est à savoir (ou pas) : Le tournage a été marqué par de nombreuses tensions de Wesley Snipes envers l'équipe technique et les acteurs. Ainsi, il ne parlait quasiment jamais à David S. Goyer et voulait qu'on l'appelle « Blade » en permanence. L'acteur Patton Oswalt a révélé plus tard que Snipes avait même failli étrangler le réalisateur, sans oublier d'ommettre qu'il fumait des joints toute la journée...
Étant quelqu'un de positif, je vais commencer - et du coup finir - par l'atout du bousin. Pour faire simple, le seul point à sauver de ce long-métrage est sans nul doute Jessica Biel. En plus de bénéficier des meilleurs passages, sa crédibilité dans les scènes d'action est indéniable, volant carrément la vedette à un Wesley Snipes totalement effacé - ce qui peut s'expliquer avec ses prétendus déboires lors du tournage. De surcroît, la jeune femme s'est forgée un corps de rêve pour son rôle, avec des épaules puissantes et des triceps/biceps développés. Par ailleurs, elle aurait fait une parfaite Lara Croft à cette période.
Du reste ; j'ai eu la confirmation que Ryan Reynolds était déjà insupportable en 2004, enchaînant ses habituelles blagues vaseuses dans une médiocrité pas piquée des hannetons. Et que dire de l'antagoniste interprété par Dominic Pucelle, hormis qu'il est l'antinomie du mot charisme et qu'il était finalement très bien derrière les barreaux avant que son frère vienne le libérer. Ses acolytes sont tellement inintéressants qu'il serait qu'inutilité dans dire un mot.
: Purcell, nom d'un petit bonhomme !
Si la franchise n'a jamais brillé par ses scénarios, celui-ci est tout bonnement lamentable, bien aidé par des dialogues qui frôlent littéralement la correctionnelle. D'autant plus qu'avec de tels personnages, il est compliqué de s'impliquer, la lassitude s'installant inéluctablement. Entre les plaisanteries ridicules, les discussions insipides et les moments qui essaient - essaient seulement - de délivrer des émotions ; sacrebleu ! Pourtant de prime abord, l'idée d'utiliser Dracula comme menace ultime pour Blade n'était pas totalement stupide, mais ses apparitions et expressions sont tellement malaisantes que nous avons l'affreuse sensation de regarder un film d'Ed Wood.
Sans être répréhensible d'une peine de prison, la réalisation n'a aucun charme et se contente d'enchaîner les effets « kitsch ». Puis flûte, tous les hommages tentés sont complètement loupés, comme cette séquence de 10 minutes qui est censée foutre les jetons, mais qui au bout du compte se voit être emmerdante à souhait !
Un héros absent, un film inintéressant, chiant, mal écrit/joué ; Blade III se révèle être le navet attendu par mes soins - voire pire ! Je sauve de la réclusion à perpétuité la belle Jessica ainsi que le climax qui ressort un tant soit peu de cette orgie vomitive. Malheureux de terminer de la sorte, les deux premiers opus étaient pourtant sympathiques. 