@vector : il n'y a pas forcément quelque chose à "comprendre" dans la portée philosophique du film. Il se ressent d'abord. Après, les voix off sont les voix intérieures des personnages, et le fait qu'on ne saisisse pas toujours qui est qui est évidemment volontaire.
On peut adhérer à la vision pessimiste du personnage de Sean Penn, tout en essayant de comprendre son inverse avec celle de Witt.
Celui-ci est quasiment filmé comme le Christ pendant tout le film (même si Malick n'a pas fait son Gibson évidemment, c'est pas le genre de la maison ! ^^) : toujours un halo de lumière derrière lui, par exemple. Il suffit de voir la scène de dialogue entre lui et Penn dans les herbes (dans le deuxième tiers du film, quand il parle de l'oiseau), l'un a la lumière derrière lui, l'autre c'est sombre. C'est comme ça tout le temps, Witt est un pur, et comme le Christ il sait qu'il doit se sacrifier. Ce monde ne peut faire de place à la pureté, qui doit disparaitre volontairement (Witt) ou non (le village qui s'est transformé)...