Eh bien, revu aujourd'hui, encore une fois pas dans les conditions tout à fait idéales ^^
Après l'amphi en Angleterre où pas mal de gens râlaient ou roupillaient au fur et à mesure, là c'était à 8 dans une chambre d'étudiant, mais sur une télé HD heureusement.
Passons sur ma vie, le film reste toujours aussi génial, chaque plan est un régal pour les yeux, la musique me soulève le coeur (dans le bon sens du terme) lorsque la navette arrive à la station, et la fin...
La seule partie qui me dérange maintenant est celle des singes, qui fait vraiment kitsch comparée au reste, mais c'est le début donc une fois passée quel régal! Cette lenteur engourdissante, ces effets géniaux comme la respiration pour seul bruit, les retournements de situation, l'atmosphère glaciale et deshumanisée, HAL...
Kubrick pouvait-il mieux utiliser toutes les possibilités offertes par l'ordinateur de bord ? Je ne crois sincèrement pas.
L'évolution d'HAL est tout à fait remarquable, partant de l'ordinateur le plus parfait jamais inventé à une entité dangereuse à partir du moment où il est possible qu'il ait commis une erreur. Les hommes ne sont-ils pas trop hâtifs à le juger ?
Le passage qui bouleverse la suite du film, où HAL lit sur les lèvres, est juste saisissant, et Kubrick nous assène une entracte, pour bien souligner l'importance du rebondissement. A la suite de ceci, HAL commet les 4 meurtres les plus cliniques du cinéma, surtout les 3 astronautes dans leurs "cercueils", desquels rien ne s'altère sauf une série de courbes clignotantes, mais j'ai encore eu le coeur serré sur ce passage.
La scène fabuleuse de la désactivation d'HAL est certainement la plus émouvante du film, où l'on se dit à la fois qu'il essaie de tromper Dave pour ne pas "mourir" et qu'il a l'air tout à fait sincère et désolé.
Enfin une de mes scènes préférée du film, le voyage vers Jupiter et l'au delà, avec son trop expérimental de 10 minutes tout à fait hallucinant, impossible d'en décrocher les yeux, on plonge littéralement dans l'écran, tout en ne cessant de se dire que réaliser ça en 68 était non seulement couillu mais juste incroyable.
Enfin, on arrive à la conclusion, et bien que j'ai lu pas mal de choses la dernière fois que je l'ai vu, ça donne l'impression de tout redécouvrir, de s'être trompé, et on ne peut s'empêcher de retomber en pleine réflexion sur ce qui est certainement une des meilleure fin existante (et quelle musique
).
Ceci clôt cette nouvelle critique, assez inhabituelle pour moi puisque j'ai donc vu une deuxième fois un film que j'ai découvert il y a 3 mois, ce que je fais de façon extrêmement rare. En tout cas je déplore que sur les 8, les seuls à avoir vraiment aimé étaient moi et un autre qui l'avions tous deux déjà vu, c'est toujours dommage de voir que les gens se font chier comme pas permis devant un film pareil.