La Gazzeta dello Sport
Interview de Michele Acquarone
"Pas plus difficile"
Michele Acquarone, qui a remplacé cette année Angelo Zomegman, nous détaille son parcours.
La Gazzeta: Quel est la différence principale avec le Giro de l'an dernier ?
Michele Acquarone: Cette année, le Giro comporte plus de contre-la-montre plats. Ils sont également placés différements. Nous avons un prologue de 8 kilomètres, un CLM/Equipes de 23 kilomètres lors de la cinquième étape etape et un dernier de 50 kilomètres avant les trois dernières étapes. Sinon, beaucoup de montagne, un peu d'étapes plates et très peu de vallons et sprints en côte.
La Gazzeta: Quel est votre favori ?
M.A.: Mon favori est Adil Nasri. Ugo Schurig n'aime pas les longues étapes, et le nombre d'étapes longues de plus de 200 kilomètres sont nombreuses. En tout cas je pense que ça se jouera entre ces 2 là. Derrière Amonzo, Buldozère, Boavida peuvent créer la surprise.
La Gazzeta: Ce Giro risque-t-il de nous réserver des surprises ?
M.A.: On voit que vous n'avez pas regardé la présentation du parcours. Le nombre de grands noms comme le Zoncolan ou le Plan de Corones sont nombreux. Chaque étape des deux dernières semaines sera riche en rebondissement. Je pense qu'un gros grimpeur peut récupèrer ce qu'il perd dans les contre-la-montres peut être récûpéré dès l'étape suivante.
La Gazzeta: Quel étape va faire le plus mal aux pattes ?
M.A.: Il y en a plein. Celle du Monte Abetone, et le Monte Cimone non goudronné avant l'Abetone, celle du Monte Zoncolan qui avait fait d'ènormes dégâts l'année dernière, celle du Passo Giau, celle du Plan de Corones, celle du Mortirolo et du Stelvio, celle de 265 kilomètres avec le Passo San Marco par un versant très difficile, et l'avant dernière étape avec comme juge de paix le Colle Delle Finestre, qui avait était fou l'année dernière et qui risque d'être mieux cette année avec des ascensions comme l'Iseran avant le juge de paix.
La Gazzeta: Quel est le coureur qui peut créer la surprise ?
M.A.: Je pense que même en travaillant pour Ugo Schurig, Bastien Woirand peut faire un top 5. Il est assez solide partout et je le sens très en forme.
La Gazzeta: Ne craignez vous pas que ce parcours difficile offre le maillot de sprinteur et de grimpeur au vainqueur et ne pas offrir de bagarre de second plan ?
M.A.: Le maillot de sprinteur reviendra au meilleur du Giro, c'est tout. Mais le maillot de grimpeur sera sand doute un obstiné comme Charteau ou Virenque. Les étapes contiennent toujours des petites difficultés. Il n y aura aucune course de côte, enfin je l'espère.
La Gazzeta: Vous aviez déclaré que le parcours serait moins difficile qu'au temps d'Angelo Zomegman, vous en servez un plus difficile quel est la raison de ce changement d'avis ?
M.A.: Je vous apprend qu'il est aussi difficile et pas plus. Nous avons fait un parcours à la limite de l'impossible mais spectaculaire et possible. 6 arrivées en altitude contre 7 ou 8 l'année dernière. Mais cette année, le Giro est plus près des spectateurs et veut les offrir les meilleurs terrains pour de grandes bagarres. Il n y a aucune étape reine comme celle de Luz-Ardizen sur le Tour de France. Juste beaucoup d'étapes mythiques. Les spectateurs voulaient le Monte Zoncolan, ils l'ont. Zomegnan voulait le Mortirolo, il l'a. Pires voulait le Finestre, il l'a. Les sprinteurs voulaient une première semaine tranquille, ils l'ont. Tous voulaient un endroit mythique, ils ont le Poggio. Tous voulaient de l'originalité, ils ont le Passo San Marco. Cette année, sur le Tour et le Giro, le mot est le même. Spectacle. Intensité.
La Gazzeta: Merci beaucoup Michele !
M.A.: De rien et bon Giro !
Traduit de l'italien.