In the Woods... est un de ces groupes injustement oubliés. Originaire de Kristiansand (NO), il est fondé sur les cendres de Green Carnation (après le départ de Tchort pour Emperor) et sortira 3 albums, une compilation et un live d´adieu (2003), rien de plus.
Mais alors c´est pas du n´importe quoi ces 3 albums.
Heart of the Ages démarre avec un titre épique de 12 minutes avec une atmosphère cosmique et finira 45 minutes plus tard avec Pigeon/The Divinity of Wisdom. Si vous avez pensé que le Bergtatt de Ulver était exceptionnel (et il l´est), sachez que cette pièce l´extermine. Spirituel. Un premier album extrême, transperçant, bardé de black metal et d´ésotérique, déjà de psychédélisme, de passages atmosphériques, expressifs et mélancoliques qui définiront la suite de leur carrière.
Une carrière qui explose avec le critically acclaimed et véritablement progressif Omnio. 5 titres dont 26 minutes d´anthologie pour le dernier. On abandonne toute trace de black metal, on rajoute des violons, la divine Synne Diana Soprana, on creuse le lyrisme et voilà que naît une perle de metal symphonique. Splendide.
Mais je garde mon coup de coeur pour le troisième, Strange in Stereo. Format rock, compositions intelligentes et audacieuses, In the Woods... lâche un album metaphysique, hors de tout.
On finit le périple avec l´excellent recueil d´inédits, de reprises et de raretés: Three Times Seven on a Pilgrimage. Et avec le live de 2h30 à la production brute: Live at the Caledonian Hall.
Ian Transit est un des meilleurs chanteurs qui soit, Christer Cederberg est incontestablement mon guitariste préféré (Generally more worried than married, MY GOD!!), et puis de manière générale, disons que ITW c´est énorme.
Un groupe aux relents avant-gardistes qui s´est éteint bien trop tôt. Jetez vous dessus 