Ca fait des heures que tu l´attends,
T´as mal aux os, t´as mal au dos,
Tu transpires c´est pas parce qu´y fait chaud,
Et tu trembles c´est pas, parce que t´as froid,
Et tu l´attends, le salaud,
Il prend son temps il sait qu´il aura son argent,
Tu f´rais n´importe quoi,
Pour avoir ton p´tit quépa.
Oh oh !
Tu voudrais, la sentir déjà,
Au creux de ton bras oh !
La femme, de ceux qui n´en ont pas.
Tu l´vois venir de loin,
C´est ton soleil qui revient,
Avec sa sale petite gueule d´enculé qu´t´es sûr,
Que c´mec là, y va t´arnaquer !
Mais déjà tu flippes comme un chien,
De peur qu´il te dises qu´il n´a rien,
Et quand il tends sa merde avec mépris tu va même, jusqu´à lui dire :
" Oh ! Merci"
Oh oh !
Tu voudrais, la sentir déjà,
Au creux de ton bras,
Oh ! La femme, de ceux qui n´en ont pas.
Tu cours dans une sanisette,
Et là pour toi c´est la fête,
Et là avec l´eau d´la cuvette tu prépares, ta p´tite dinette
Oh ! Et quand enfin, tu plantes ton pieu,
Dans ton bras devenu noueux,
Et que le rouge se mêle au blanc c´est,
La fin, du tourment !
Tu la sens, maint´nant, au creux de ton bras,
Oh ! La femme, de ceux qui n´en ont pas !
Et tu piques du Zen dans la rue,
Et déjà tu t´souviens même plus,
Qui t´était avant du temps où t´avais des couilles où t´était fier,
Du temps où t´avais même,
T´avais même des rêves !
Et tu piques du Zen dans la rue,
J´ai comme envie d´te botter l´cul,
Mais j´ai bien trop peur de t´casser en deux tellement,
T´as l´air, d´un p´tit vieux !
Avec là, au creux de ton braaaaaaaaaaas oh oh !
La femme, de ceux qui n´en ont pas !
Elle est vieille ta femme,
Elle est trop vieille pour toi
