Fin du chapitre 3
Gally: " ........1.............2"
Au fur et à mesure du décompte, je sentis l'extrémité de sa lame s'enfoncer millimètre par millimètre dans ma gorge. La logique aurait été de foutre le camp pour fuir cette malade mentale et de ne jamais se retourner. Mais au lieu de ça, je restai sur place. L'intensité de l'effroi que cette scène de meurtre m'avait transmise n' était pas à prendre à la légère. Mes capacités de raisonnement étant complètement bouffées par la peur, je fus incapable de me déplacer.
Et puis ce regard........ Ce ne sont pas les yeux d'un être humain normal, j'en avais des frissons....Je jetai un bref coup d'œil au deux cadavres encore frais gisant sur le sol. Inconsciemment, je m'apprêtai à subir le même sort....
Gally: "........3.............."
Un long silence régna dans la pièce. Puis, finalement, au lieu de m'abattre comme les deux autres, elle abaissa sa lame et me donna trois petites claques à ma joue tout en prononçant calmement:
Gally: T'inquiètes pas la fiotte, je plaisantais. Je n'ai rien contre toi."
Sifflotant un air joyeux, elle se mit à nettoyer le sang de son arme blanche avec les vêtements de ses deux victimes, comme si de rien n'était. Après l'avoir rangée derrière son dos, elle me fit signe de la main en guise de salut, puis elle partit sans dire un seul mot. Il valut mieux ne pas rester dans les parages, avec la chance dont je disposai, on pouvait me prendre pour l'assassin. M'assurant en toute furtivité que personne ne traîna dans le couloir, je sortis de la pièce le plus discrètement possible, puis j'entamai ma marche à grande vitesse pour rejoindre bob au dortoir. Je repensai à ce je vécus ces dernières heures, à ce que j'ai enduré. Mentalement, je me situai au bord du gouffre. Mais la torture était loin d'être terminée. Pour je ne sus quelle raison, une violente douleur accompagnée de sensation d'oppression et d'écrasement m' envahirent au niveau de la poitrine, se diffusant peu peu partout dans mon corps. Tombant à genoux ainsi que le front couvert de sueur, ma vue commença à se troubler sans parler des difficultés que j éprouvai à respirer. Ce fut même à la limite de l'étouffement. Et comme par hasard, il n'y avait personne dans les environs pour me porter secours. Combien de temps c'était il écoulé depuis le début du malaise? 5 minutes? 10 minutes? Aucune idée, mais je perdis continuellement conscience par instant...........