Alors c'est partit pour 2)
Irvin recula, méfiant.
« Et pourquoi l’homme qui a mis une prime sur ma tête désire me parler ? Simple question, sans méfiance aucune.
- Disons qu’il souhaite avoir certaine explication.
- Tiens donc ? C’est vrai que le fait qu’il ait voulue me tuer est tout expliqué.
- Et bien comme ça vous pourrez vous répondre mutuellement. Suivez-moi. »
Sur ce, l’homme quitta son coin d’ombre et partit dans une ruelle. Les deux autres le rattrapèrent et le suivirent.
Irvin profita de la marche pour observer le mystérieux inconnu. Caban, Stetson, il lui faisait pensait à ces méchant stéréotypés dans les vieux films d’espionnage. Ses rides laissaient à penser que son âge était avancé.
Sur le ton de la conversation, Irvin demanda :
- Vous travaillez depuis longtemps pour l’homme trouble ?
- Je ne travaille pas pour l’homme trouble, je travaille pour Cerberus, et l’idée qui se cache derrière.
- Vraiment ? Et quel est-elle ?
-Celle d’agir, de ne pas encombrer de protocole pour défendre ceux qui nous sont chère. Celle de ne pas rester les doigts dans le cul en léchant le cul au conseil pendant que des colonies humaines entières disparaissent.
-Attendez, des colonies humaines ? Disparus ?
-Mais de quel bled paumé vous sortez, vous ? Vous ne regardez jamais les infos ?
-Disons que j’ai quelques troubles de la mémoire.
-Enfin bref. Cerberus est la seule organisation disposé à aider les colons pour l’instant.
- Sauf que eux juste aider humain, intervint Villie qui n’avait dit mots jusque-là.
-Et alors ? Les galariens ont bien le GSI, les asaris les probatrices. »
Irvin ne pouvait qu’admirer la force et la détermination de cet homme.
« Dites-moi. Pourquoi les avez-vous rejoins ?
-J’avais une vie avant. Une famille, un boulot. Mais il a suffi d’un raid d’esclavagiste butarien pour tout me prendre. Depuis, j’œuvre à être utile pour l’humanité. Quitte à jouer les courtier pour un amnésique et sa vermine domestique. Sans vouloir vous vexer.
-Pourquoi moi serais ?
-Ce n’est pas à vous que je parlais. »
Villie émit un grognement.
Ils passèrent près d’un immeuble au trois quart en ruine et arrivèrent devant un bâtiment presque neuf.
« Nous sommes arrivés. La nouvelle base d’opération de Cerberus. »
En entrant, Irvin découvrit plus de technologie qu’il n’en avait vu depuis son réveil dans le vaisseau.
des ordinateurs, partout. Et au centre, un cercle bien dégagé, permettant sans doute de circuler. Plusieurs technicien travaillait sans même lever les yeux de leurs écrans.
« Avancer jusqu’au centre. »
Irvin s’avança. Le vortcha voulue faire de même, mais l’autre homme le repoussa de la main.
« Pas vous. »
Villie approcha dangereusement la main de son arme.
« C’est bon Villie. »
Laissant la main sur son arme, ce dernier se détendit un peu.
L’homme au caban s’avança à son tour.
Soudain, des lumières jaillirent tout autour d’Irvin, et le décor changea totalement. Il était passé des bureaux bourré d’ordinateurs à une salle d’observation d’où l’on pouvait voir en très gros plan une étoile en train de mourir. Et assis sur un siège, était posé un homme, la cinquantaine, chemise ouverte, cigarette dans une main et verre de whisky dans l’autre. Sans doute l’homme trouble.
Ses yeux était d’un bleu inhabituel.
« Je vous ai amené Ohara selon vous ordres, monsieur. »
L’homme se leva de son fauteuil, et sur un ton désinvolte :
-Merci Gardner. Je vous recontacte, j’aurais peut-être bientôt un poste pour vous. »
Le présumé Gardner sortit du cercle.
« Ainsi, vous nous quitter sans dire au revoir, Ohara ? Ah, mais ça, il est vrais que vous ne vous souvenez pas.
-Que savez-vous à mon sujet ?
-Pas grand-chose, mais je suppose que c’est déjà plus que vous.
-Dites-moi.
-Ne commençais pas à me donner des ordres. Vous avez signé un contrat, et vous êtes partis sans rien dire. A votre place, je la bouclerais. »
Irvin sentait que le ton montait. Ce n’était pas ainsi qu’il allait obtenir des réponses.
« Très bien, pardonnez mon impolitesse, ces derniers jours ont été plutôt… mouvementé.
-Excuses acceptés. Autant vous dire ce que je sais, ça vous est plus utile à vous qu’à moi.
Vous avez participés à un projet récent appelé Isis. Le but de ce projet était de tester des implants, portant principalement sur le combat, et en particulier sur la régénération des tissues. Vous vous êtes portés volontaire pour ce projet.
-Alors je travaillais pour vous ?
-Non. Je ne sais pas exactement quel était votre but, ni comment vous avez réussi à obtenir des informations sur ce projet, toujours est-il que vous nous avez contacté pour vous porter volontaire à ce programme.
-Mais, je n’ai omis aucun renseignement ?
-La seule chose que vous avez dite lorsqu’on vous a demandé pourquoi participer à ce programme, c’est « La vengeance ».
Irvin se toucha la tête.
« D’accord, mais pourquoi je me suis réveillé dans un vaisseau marchand sans aucun souvenir. ?
-Le projet Isis ne concernait pas seulement les capacités physiques mais aussi les capacité intellectuelle. Ce n’est malheureusement qu’après votre fuite que nos scientifiques ont découvert l’épine de ce projet. La perte de mémoire chez le sujet est inévitable. Votre coup à la tête n’a rien dû arranger. »
Irvin avala difficilement ces dernières paroles. Il s’était infligé ça à lui-même.
« Mais pourquoi est-ce que j’ai fuis ?
-Ca, vous seul pouvait le savoir. Enfin, avant. Sans doute votre vengeance à assouvir. »
L’homme trouble se redirigea vers son fauteuil.
« Attendez une seconde. Vous n’avez pas parlé d’un contrat ?
-Si, mais il est inutile de revenir là-dessus. Ce programme est un échec, du moins partiel. Je dois néanmoins vous remercier. Grâce à vous, nous allons pouvoir réaliser un projet bien plus ambitieux… Le projet Lazare. Disons pour faire simple que nous allons tenter de ramener quelqu’un à la vie.
-Et bien bonne chance, lança Irvin sur le point de partir.
-Attendez. Un homme comme vous, même amnésique, pourrais nous être utile dans le future. Que diriez-vous, une fois votre quête de vérité terminé, si je vous proposez un poste dans l’organisation ? »
1) Je ne bosse pas pour des terroristes
2) Peut-être. Je vais voir
3) Tant que ça paie bien