L'interview de Sérgio Conceição à Porto Canal est pas mal. Malheureusement bien trop courte, en une heure il ne peut évidemment pas raconter son travail d'un an, encore moins sa vision du football étant donné que c'est un truc qui prendrait des heures à être expliqué. Si l'aspect tactique prend déjà plusieurs heures, alors enchaîner sur la communication du club, les méthodes d'entraînement, les évolutions individuelles (il en évoque certaines), la répartition des tâches au sein de la structure, la psychologie, la préparation physique, la gestion de l'effectif, l'analyse des adversaires... c'est impossible.
Il explique quand même que le gros du travail de l'équipe technique a été de créer une atmosphère de détermination dans le vestiaire. C'est une osmose qu'on a ressenti de l'extérieur, par des gestes, des mots et des comportements. On avait l'équipe qui voulait le plus de ce titre. Et ça c'est pas facile du tout à mettre en place, injecter ce virus dans un effectif en manque de confiance c'est très difficile. Ceci dit, l'équipe technique a pris le problème par le bon bout. Ca a été théorisé par leur intelligence et leurs déductions à partir de ce qu'ils ont pu observer au sein du groupe, puis mis en pratique par le charisme et la crédibilité. Inculquer un esprit de groupe, ça, c'est la patte Sérgio Conceição. Mais encore une fois, c'est un truc qui prendrait trop de temps à expliquer, ça passe par gagner des matchs, donc engranger de la confiance, créer un engouement populaire autour de ces matchs gagnés, donc engranger encore de la confiance, cette confiance rend l'équipe plus forte, donc fait gagner des matchs, donc fait encore gagner en confiance... tout le travail d'une équipe technique il se résume à créer cet effet boule de neige.
Il lâche quand même quelques secrets sur ses méthodes de travail. Les montages vidéos de Siramana Dembélé qui sont envoyés aux joueurs avant les matchs pour qu'ils puissent travailler l'analyse de l'adversaire de chez eux. Quand on lui demande si les joueurs lisent la presse, comment le climat de crispation les impactait, il répond que sa stratégie a été justement d'utiliser tout ce bordel pour galvaniser les garçons. C'est bon à savoir. 