" Francis Llacer libéré" ( L´equipe.fr)
Le joueur du Paris-SG ( L1) Francis Llacer, son épouse et deux responsables du club, placés en garde à vue mardi dans les locaux de la police judiciaire de Versailles, ont été remis en liberté mercredi en fin d´après-midi.
Ils n´ont pas été présentés au juge d´instruction en charge de l´affaire.
Le joueur et son épouse, Pierre Frelot, directeur administratif et financier du club, et Marie-Laure Pizzuto, directrice du personnel, ont été entendus dans le cadre d´une information judiciaire ouverte au début du mois pour " faux et usage de faux".
Lors de sa garde à vue, le joueur devait être confronté avec les deux dirigeants du club parisien de Ligue 1, les enquêteurs tentant d´établir l´origine du faux document, les deux parties s´accusant mutuellement.
Leur placement en garde à vue était intervenu mardi soir après une perquisition dans les locaux parisiens du club.
Le document incriminé est une «mainlevée partielle», qualifiée par les enquêteurs de " faux grossier", qui avait été produit au tribunal d´instance de Saint-Germain-en-Laye. Ce document établissait qu´un accord amiable était intervenu entre Llacer et des créanciers à qui il devait 270.000 euros. Le salaire de Francis Llacer faisait jusqu´alors l´objet d´une saisie partielle.
Le 13 février, le tribunal d´instance de Saint-Germain-en-Laye avait déclaré le PSG " personnellement responsable" des dettes contractées par Francis Llacer, défenseur de l´équipe, et transmis au procureur de la République de Versailles le document présumé faux aux fins de poursuites.
Selon l´avocat de Francis Llacer, Me Sylvain Maier, " ce n´est pas l´affaire Llacer, mais l´affaire PSG". Il a indiqué qu´une autre affaire de faux présumé touchait le club, un ancien salarié, Guy Adam, ayant déposé une plainte accusant " le club d´avoir produit de fausses attestations au tribunal des prud´hommes ayant conduit à son licenciement".
De son côté, le président du PSG Francis Graille s´est dit «heureux qu´il y ait une confrontation» et a affirmé qu´il " continuait à faire confiance au personnel du club".