Laurent Fournier, l´entraîneur du Paris-SG, estime qu´il «va en savoir un peu plus» sur son équipe après le match qui opposera, au Parc des Princes, ses joueurs à Monaco dimanche dans le cadre de la 14e journée de L1, reconnaissant que «le manque de rigueur» dont fait parfois preuve le PSG l´«embête».
«Dans quel état d´esprit abordez-vous la rencontre face à Monaco ?
On attend ce match avec une grosse détermination pour essayer d´oublier Auxerre et rebondir. En début de saison, on avait annoncé qu´on allait essayer de se positionner derrière Lyon et Monaco, ce match arrive à point nommé, on va en savoir un peu plus sur nous. J´attends de mes joueurs qu´ils aillent de l´avant comme ce fut le cas face à Troyes (4-1 en Coupe de la Ligue), et qu´ils fassent preuve de simplicité et de mouvement dans le jeu. A la maison, on doit être conquérants, sans pour autant oublier la rigueur défensive dans les duels, les coups de pied arrêtés et le marquage. C´est ce qui nous a valu une défaite à Auxerre (2-0).
Vous semblez particulièrement marqué par ce revers...
Par la manière surtout. Aujourd´hui, pour obtenir des résultats, le talent ne suffit plus, il faut également avoir un état d´esprit de compétiteur. Parfois, le manque de rigueur dont on fait preuve m´embête. On n´arrive pas à être concentrés et rigoureux pendant 95 minutes et ça, c´est avant tout dans la tête. Si on a envie d´être plus fort que l´adversaire, on peut le faire. C´est là qu´on voit la différence entre un bon joueur et un très bon joueur. Il y a des moments où il faut savoir ce qu´on veut: soit on joue petit bras, soit on y va pour être en concurrence avec les gros comme Bordeaux, Monaco ou Lille, derrière Lyon.
Pensez-vous vous être trompés dans le recrutement ?
Pas du tout. La qualité des nouveaux joueurs est indéniable. Mais c´est toujours plus difficile d´évoluer à Paris plutôt que dans un autre club où on peut passer de temps en temps à travers. Ici, il faut toujours être à 200% et régulier dans ses performances. On ne peut se permettre aucun relâchement. On est attendu au tournant chaque week-end. Ce serait dommage de gâcher notre bon début de saison en tombant dans une certaine facilité. Jusqu´ici, tout va bien, on est encore quatrièmes du classement à un point de Bordeaux (2e), mais il faut élever notre jeu. Et conserver ce mental de compétiteur, indispensable si on veut changer de statut.»