Pourquoi vouloir comparer The Witcher 2 et Skyrim ? Ce sont a priori deux jeux différents, bien qu’encrés dans un univers de fantaisie médiévale.
Pour une raison bien simple : j’attendais Skyrim avec impatience, je n’attendais pas The Witcher 2 n’ayant pas joué au premier et n’ayant pas alors un ordinateur capable de le faire tourner (ni même quelconque autre jeu post-2000 : le dernier jeu que j’ai fait tourné à fond c’était Deus Ex… Le premier !).
Voilà chose faite, j’ai acquis un ASUS G73 (700$ en occasion sur Ebay et en état neuf, ça en ferait râler plus d’un), 1080p avec la carte graphique ATI. Pas de quoi faire tourner Skyrim, Battlefield 3 ou Witcher 2 à fond j’entends bien, mais de quoi tout faire tourner en high (hé oui avec le temps, l’option « ultra » est apparue).
Bref… Passons sur le 3615 Ma Vie et revenons en à nos moutons. J’ai donc Skyrim ; je joue à peu près 70 heures et me retarde dans mes études ; j’ai compris le système de jeu, en 10 heures je peux avoir une armure daedrique enchantée. Les quêtes se ressembles et l’histoire n’est pas des plus passionnante : être un enfant dragon sans l’être vraiment (puisqu’il s’agit d’une maîtrise de la voix) et pouvoir l’être tout en étant Orc ou Khajit n’est très immersif ; les personnages rencontrés n’ont pas grand charisme ; le jeu est grand de par sa taille, pas de part son scénario ou l’émotion engendrée.
Lassé de Skyrim, je donne sa chance à The Witcher 2 : quelle claque ! (oui il faut bien utiliser le vocabulaire du jeu vidéo dont le fameux « quelle claque ! »). L’histoire est à en pleurer (tirée d’un roman certes), la direction artistique est de génie, les personnages sont charismatiques, les décors dans un style réaliste, la recherche historique présente (je parle principalement de l’art de la guerre et de la question), les mises à mort à la fois jouissives et choquantes : j’ai devant mes yeux l’art du jeu vidéo, pas le simple divertissement que les éditeurs semblent vouloir en faire (je dis bien éditeur, pas développeurs).
Skyrim me paraît bien fade par rapport à The Witcher 2. Certes il contient une liberté de mouvement, de mouvement seulement je tiens à insister : c’est un monde ouvert, nous pouvons sauter et plonger. Ceci dit, l’histoire ne tient pas aux tripes, les combats restent mous malgré les efforts menés sur ce point, les personnages n’ont rien de charismatique, pas même notre propre personnage : un comble !
Le dernier jeu m’ayant pris au tripe à ce point est Baldur’s Gate 2 et son extension. Un jeu qui comme The Witcher 2, prenait le joueur par les sentiments d’une histoire bien construite, d’un design réaliste dans des règles de jeu fantaisistes (en l’occurrence D&D).
Vive The Witcher 2 et ses développeurs CDProjekt ! Vive les jeux où boire des potions se fait hors combat ! Vive les jeux qui, malgré le côté totalement surréaliste de la fantaisie, réussisse à traduire un monde qui nous paraît réel, par sa conception graphique mais aussi par son gameplay.
Ce jeu restera en ma mémoire comme deux autres jeux pour ne parler que de l’univers de fantaisie médiévale : Light Crusader (Megadrive) et Baldur’s gate 2 (PC).