C'est assez vrai, mais tu relèves un point essentiel : "souvent pour améliorer son sort."
Si on peut agir "mal" pour améliorer son sort, alors le système n'est pas correct. L'idée serait vraiment d'avoir un système tel que cela ne servira strictement à rien d'agir mal. De ce côté, la méritocratie que tu décris peut être pas mal, il faudrait essayer.
Par contre, je suis totalement opposé à mettre en place l'anarchie d'un seul coup. Le changement se fait petit à petit, mais il faut garder ça comme but ultime.
Le changement, je le vois comme suit, ce qui me place dans une optique anarcho-communiste :
Premièrement, on a une révolution prolétaire. Le prolétariat prend le pouvoir par la force, sans forcément faire de génocides et/ou massacres. La révolution m'a l'air la seule méthode viable, au vu de ce qui est arrivé à Omar Torrijos et Jaime Aguilera, c.f. plus haut. Une fois la révolution effectué, on met en place une "dictature du prolétariat", où le prolétariat a le pouvoir politique. Là, on a une situation paradoxale : les plus riches vivent mieux, mais n'ont aucun pouvoir, tandis que les moins riches ont du pouvoir. Pour palier à cette situation se mettra automatiquement en place un partage des ressources. Tous les hommes se retrouvent économiquement égaux. Ceci fera, à terme, disparaître toute notion de classe sociale, il faut compter plusieurs générations et une éducation qui amène à ça, propagande si vous voulez. Une fois les classes sociales disparues, l'État relâche petit à petit son emprise, le plus discrètement possible, jusqu'à disparaître sans que personne ne le remarque. Et là, on a l'anarchie.
Je pense que c'est faisable. Il faudrait essayer, mais si jamais l'essai est mené sur un pays, les autres viendront immédiatement à la "rescousse", et ça ne marchera pas.
Il y a quelque chose qui me fait sérieusement penser que ça peut marcher, c'est le village de Marinelda, en Espagne.
http://en.wikipedia.org/wiki/Marinaleda