- J´étais épuisé. Je n´arrivait presque plus a conduire, et mes yeux ne suivaient plus les mouvements de la route. J´eu juste le temps de voir un panneau autoroutier marquant :
BRIGUEUX
SORTIE EST
40 KM
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J´atteignait enfin le bout de l´autoroute. J´appercut au loin plusieurs postes de péages, certains étaient obstrués par des files de poids lourds et de berlines familliales. Quelques reverbères lumineux, clignotaient, signe de defaillances. Au millieu de la route, une moto était renversé. C´etait une Honda dont les roues roulaient toutes seules sous le souffle du vent. Une sorte de moulin a vent contemporain. Les péages étaient tous obstrués par une barrière. Je passais donc sur la ligne médiane, jouxtant les deux voies de l´autoroute. Le chassis de la Ford grinça lorsque je passais sur la ligne médiane. La voiture était secoué par les mottes de terre et les buttes se dressant de la pelouse (qui commencait a pousser a force de ne pas etre tondu). Une fois les postes de péage depassés, je remontais sur la route, et je m´arettais sur une aire de repos, près des toilettes et d´un camion baché DAF. J´eteignait les phares et la radio, puis je coupais le contact de la voiture, et je baissait mon siège. Je commencait a m´endormir.
A présent, la Ford Escort paraissait etre un véhicule abandonné comme un autre au millieu de cette foule de voitures immobilisés. A présent, le paysage redevint fantome, seulemment perdu par le chant des grillons et par le souffle du vent.*