OMG c'est quoi ce forum de noob ?
J'y crois pas ! j'ai eu 11 ans y'a pas longtemps, et j'ai commencé à écrire des fan fics à 9 ans...
Avoir douze ans n'est pas une excuse.
C'est dingue comment vous faites peur... Je vous envoie une de mes petites rédacs : Je ne sentais plus rien. Je n’avais plus la force de réfléchir, plus la force de protester la force de survivre, seulement une envie d’en finir. Je ne prenais pas conscience de l’arme horrible qui était pointée sur moi, ni du pouvoir qu’elle exerçait sur ma volonté. Je n’avais plus le courage de bouger, seulement d’accepter mon destin, ce qui signifierait la fin de ma mission, la fin de mon monde, la fin de ma vie. Dans l’attente mortelle d’un signe du destin, je fermais les yeux, puis je tombais à genoux. Je n’avais plus envie de me battre. J’attendais sagement le déclic, le bruit de l’index qui allait presser la gâchette du pistolet qui était pointé sur mon front. J’imaginais la balle chauffée à blanc jaillir du canon, fendre l’air de la courte distance qui nous séparait en une fraction de seconde, le projectile de 13 mm traverser mon crâne, entre les deux yeux, puis atteindre le cerveau, l’éclater et ressortir par l’autre côté, suivie d’une gerbe de mon sang, mon sang protégé à l’intérieur de mon corps, mon corps que j’avais tout fait pour protége jusqu’à maintenant. Je ne sentirais rien, et puis je m’écroulerais sur le sol de béton qui ornait le toit de l’immeuble. Le tueur ferait demi-tour et rangerait son arme tachée de sang.
Mon sang.
Ma vie.
Mon destin.
Alors un seul mot me traversa l’esprit.
NON !
Ce mot résonna dans ma tête dans le court laps de temps qui me séparait à présent de ma mort, et me redonna la force de bouger, d’agir, pour me révolter contre le destin qui m’était imposé. J’entendis le déclic de la gâchette et j’ouvris les yeux dans un sursaut de survie. Je ne savais plus ce qui m’avait sauvé, ce qui m’avait ramené. J’étais en vie. Je suis en vie. J’ai roulé sur le côté et évité la balle, puis j’ai donné un coup de pied dans l’estomac de mon adversaire. Avec toute la haine du monde, je l’ai soulevé et lancé par-dessus la rambarde qui protégeait les gens d’une chute mortelle depuis le toit de l’immeuble.
Il avait le souffle coupé et ne poussa pas un cri, les yeux révulsés et la bouche ouverte dans un hurlement muet lorsqu'il tomba dans le vide trois cents mètres plus bas. J’ai couru vers le bord du toit en bousculant quelques-uns de mes adversaires trop abasourdis pour prononcer le moindre mot. Et puis j’ai sauté jusqu’au toit voisin. J’ai atterri puis j’ai continué de courir pour échapper à la mort derrière moi. L’un des gardes à levé son arme que j’ai identifié tout de suite comme étant un fusil-mitrailleur M4A1 muni d’une lunette de visée infrarouge, d’un chargeur de 30 balles et une précision hors du commun. Le crépitement de l’arme fut assourdissant. Autour de moi tout vola en éclats, des bouts de plâtre giclèrent du sol et des murs alors qu’une bouche d’aération a explosé à côté de moi. J’ai couru de toutes mes forces jusqu’au bout et je me suis élancé dans le vide. J’ai agité bras et jambes pour aller plus loin, et puis je suis tombé comme une pierre. Tout autour de moi était flou, je n’entendais plus que le vent qui sifflait à mes oreilles, et j’ai fermé les yeux…
J’ai atterri sur une grande bâche qui recouvrait un container contenant Dieu savait quoi. J’ai gardé un instant les yeux fermés, heureux d’être en vie alors que j’aurais dû mourir. Je me suis retourné et j’ai vu les gardes se pencher beaucoup plus haut, et ils m’apparurent de la taille d’une fourmi. J’étais hors de portée de leurs armes et ils le savaient. Je les ai vus se retourner et s’en aller.
Désolé, connards, ai-je pensé. Je ne meurs pas aujourd’hui.