Extrait : Chroniques de Rikton par Galeon_07.
Tout était calme dans le Longuedrain en ce matin de printemps. Il n´y avait personne dans ces plaines sauf un groupe de sept hommes montant de beaux destriers. Ces sept cavaliers voyageaient dans une armure légère. Bizarrement, ils allaient vers le nord, en direction des plaines de Terre-Brune, grande étendue rouge brunâtre que l´on pouvait voir au loin. Cet endroit singulier semblait être leur destination. En toute somme, ils allaient se jeter dans la gueule du loup. Ou plutôt du Kurg devrait-on dire.
Pendant ce temps, au palais du Roi de Rikton, à Doléas :
- Sire ! Un message vient d´arriver de Ludris ! Messires Galeon, Marzélim, Frian, Nodwenn, Jed, Luciano et Aliendal y sont passés. Ils nous envoient une dépêche.
- Faites moi voir ceci, Fullding, dit le Roi.
Il prit le message. Sur ce dernier était inscrit :
"Nous sommes bien arrivés à Ludris, Sire. Nous partons vers les plaines de Terre-Brune en passant par le Longuedrain. Puis nous redescendrons au sud." Et c´était signé Galeon.
Le souverain prit la parole :
- Il faut espérer qu´ils ne subiront pas d´attaques de bandits, surtout Tork Oeil Rouge, ni de Kurgs.
- Alors espérons...dit simplement Fullding.
Pause déjeuner Jed et Luciano, amis depuis leur plus tendre enfance, se chamaillaient en rigolant, bien qu´ils furent adultes. Galeon les regardait tout en astiquant son épée, un sourire sur le visage. Frian dormait à l´ombre des arbres tandis que, non loin de là, Marzelim et Aliendal, les deux plus savants, discutaient du conte de Marzélim de la veille. Nodwenn, pris depuis peu d´une véritable passion pour Aliendal, les écoutait en silence.
Quelques minutes plus tard, ils reprirent leur route vers le nord. Ils entrèrent dans un petit bois. L´air était lourd et c´était l´heure la plus chaude de la journée. Le sourire de tout-à-l´heure avait disparu du visage de Galeon. Tout était silencieux sous les arbres. Un silence presque oppressant...
Soudain, des arcs se pointèrent vers les sept chevaliers, plusieurs hommes sortirent des fourrés, une dague à leur main, puis un dernier en sortit.
Cet homme était grand et costaud mais son visage semblait usé car lui même devait être vieux. Il pouvait imposer le respect d´une expression cruelle s´il n´y avait cette cicatrice sur son oeil droit qui le rendait rouge et boursouflé. Cet homme faisait peur à voir. Cet homme était dangereux. Cet homme était le bandit le plus recherché de Rikton, derrière les kidnappeurs du prince. Cet homme s´était déjà echappé des prisons de Doléas.