Chapitre 5 : Les anges apparaissent !
Toujours ce même rêve…Ils étaient trois sur cette tour, cette tour immense semblant ne pas toucher le sol…Et Zelda qui tombait…
-Non !
Link s’était réveillé en sueur, épouvanté par cette vision : il avait oublié ce cauchemar qu’il faisait depuis des nuits. Il décida de sortir de la tente dans laquelle il avait passé le début de la nuit. Le vent faisait onduler ses cheveux, et la fraîcheur nocturne était vraiment très agréable. Il soupira puis regarda autour de lui : la nature dormait silencieusement. Oroshi ne semblait pas avoir entendu Link, car il n’avait pas bougé, contrairement à Zelda qui sortit de la tente à son tour :
-Link ? C’est toi qui as crié ?
-Je t’ai réveillée ? Je suis désolé, je…faisais un cauchemar.
Elle se rapprocha de lui.
-Tu veux en parler ? demanda-t-elle gentiment.
Il hésita. Devait-il lui avouer en quoi consistait son mauvais rêve ? Il ne préférait pas.
-C’est gentil à toi, mais…ce n’est pas la peine…répondit-il d’un ton morne.
En vérité, il essayait de se rassurer lui-même. Pourquoi faisait-il toujours ce même rêve ? Il commençait à avoir froid, grelottant sur place. Zelda s’en aperçut, puis entoura les épaules du jeune garçon de ses bras :
-Ca va mieux comme ça ?
Link sursauta. Il fut surpris, mais finit par sourire :
-Oui…merci.
-Essaye de dormir, tu as besoin de repos, répondit-elle en souriant.
-Tu as raison. Encore désolé de t’avoir réveillée.
-Ne t’en fais pas pour ça, de toute façon, j’aurais fini par me réveiller, je commençais moi aussi à avoir froid.
Ils finirent par s’endormir l’un à côté de l’autre, paisiblement. Cette-fois, Link ne fit plus aucun cauchemar.
Au petit matin, les deux adolescents se réveillèrent quasiment en même temps :
-Tu vas mieux ? S’enquit Zelda. (Pour ceux qui ne savent pas, s’enquir signifie « demander »)
-Grâce à toi, répondit Link en l’embrassant sur la joue.
-Je n’allais pas te laisser alors que tu te sentais mal.
Ils se levèrent puis constatèrent qu’Oroshi avait déjà rangé la tente et préparé un léger petit-déjeuner.
-C’est pas trop tôt, je vous signale que le soleil est déjà levé depuis environ une demi-heure, fit-il légèrement irrité.
Les adolescents ne répondirent rien, se contentant de soupirer. Ils mangèrent, puis repartirent en direction du village situé au col de la montagne où ils espéraient trouver un fragment de puissance, ou une indication par rapport à ceux-ci.
-Au fait, où se trouve l’épée dont tu nous as parlé hier, demanda Link en cours de route.
-Dans les cieux, répondit simplement Oroshi comme si c’était la chose la plus naturelle au monde.
Devant la mine ébahie des deux Hyliens, le gerudo s’empressa de reprendre :
-Il existe une cité volante à Aska, Exire. C’est là-bas que se trouve l’épée.
-Et tu pourrais nous téléporter là-bas ?
-Impossible, je n’y suis jamais allé, et mon déplacement instantané ne me permet que de me rendre aux endroits que j’ai déjà vus, expliqua Oroshi.
Ces paroles mirent fin à la discussion. Les compagnons arrivèrent en fin de matinée au village de Mount.
-Bien, je vais vous laisser ici, annonça soudainement l’homme aux cheveux noirs.
-Quoi ? C’est une blague, j’espère, commença Zelda.
-Pour avoir le plus de chance de trouver des fragments rapidement, il faut que nous nous séparions. Je vais partir seul de mon côté, je suis désolé de vous laisser comme ça, mais je n’ai pas le choix.
Il disparut, toujours dans ce tourbillon de lumière et de plumes, laissant les adolescents sur place.
-Et…je suppose qu’il trouve ça drôle de nous laisser comme ça, plantés comme deux idiots dans un monde qu’on ne connaît pas, continua la jeune fille.
-J’ai l’impression qu’il nous cache quelque chose, pensa Link. Au moins nous sommes dans un village, fit-il en consolant Zelda. Après tout, nous pourrons toujours demander des informations aux villageois.
-Tu as raison. Cherchons une auberge, je commence à avoir faim.
Oroshi était un peu plus loin, sur le sentier qui menait à l’océan. Il se sentait coupable, mais il n’avait pas eu le choix.
-Pardonnez-moi, pensa-t-il. Si j’étais resté avec vous, vous auriez couru beaucoup trop de risques.
Un homme était apparu derrière lui, sans le moindre bruit. Toutefois, le gerudo prit la parole :
-Jagan, fit-il simplement. Que me veux-tu ?
L’homme était de taille moyenne, avait des cheveux d’un blanc irréel et des crocs de vampire.
-Te tuer, peut-être ? rétorqua-t-il. Ou bien t’emmener de force ? Pourquoi as-tu quitté notre organisation ? Conquérir les mondes ne te plaît donc pas ?
-Et toi, pourquoi ne comprends-tu jamais rien ?
Le vampire commençait à s’énerver. Il ne comprenait pas les paroles d’Oroshi :
-Qu’est-ce que tu veux dire par là ?
-Hahaha, ne me dis pas que tu n’es toujours pas au courant des vrais plans de Kuchi ? Ah, pardonne-moi. Je ne vois pas pourquoi il révélerait son but à un idiot tel que toi.
L’ange noir bouillonnait de rage. Il se jeta sur Oroshi, lame à la main :
-Tais-toi ! cria-t-il.
Tentative inutile. Le gerudo bloqua l’épée avec une seule main.
-Tu es faible…répliqua ce dernier. Tu penses toujours qu’assouvir les mondes est le but de Kuchi, mais tu te trompes. C’est uniquement ton but. C’est pour une cause bien différente qu’il chercher à acquérir du « pouvoir ».
-Pourquoi devrais-je croire un traître comme toi ? Je ne t’écouterais pas, tu cherches simplement à me tromper !
Oroshi envoya Jagan s’écraser contre un rocher :
-Si je ne te tue pas maintenant, c’est uniquement pour voir si tu peux changer.
L’homme aux cheveux blancs se releva péniblement, puis fit apparaître des ailes noires dans son dos :
-A notre prochaine rencontre…Je ne te ferais pas de cadeau, siffla-t-il entre ses dents.
Puis, il disparut dans un tourbillon de plumes noires…
Le soir tombait, et ni Link ni Zelda n’avaient pu récupérer une information quelconque à propos des fragments. Ils avaient pourtant cherché partout, sans oublier la moindre maison. Ils commençaient à perdre espoir, lorsqu’ils remarquèrent un temple un à l’extrémité du village :
-Tu crois qu’on devrait y aller ? demanda Zelda à Link.
-De toute façon, on n’a plus rien à perdre, répondit ce dernier d’un ton las.
-On dirait plutôt un dojo…
La princesse avait raison, des combattants moines étaient formés dans ce temple pour protéger le village en cas d’attaque. Les adolescents rentrèrent dans le temple, puis celui qui semblait être le moine supérieur s’adressa à eux :
-Bonjour à vous, étrangers. Je suppose qui si vous venez en ces lieux, c’est pour quelque chose d’important.
-En effet, répondit Zelda. Nous cherchons des informations sur les fragments de puissance. Savez-vous quelque chose sur eux ?
-Nous en détenons un en notre possession, fit le moine suspicieux.
-C’est vrai ? S’écria Link. Pouvez-vous nous le donner ?
-Attendez, rétorqua le moine. Je veux d’abord savoir pourquoi le voulez-vous tant !
Il ne laissa même pas le temps au jeune garçon de répondre quelque chose. Il posa sa main sur le front de l’adolescent, puis ferma les yeux. Link sursauta eut une étrange impression. Le moine finit par retirer sa main :
-Je vois. Dans ces conditions, je me dois de vous le céder. Veuillez me suivre jusqu’à la sal…
Il n’eut pas le temps d’achever sa phrase. La partie du toit sous laquelle ils se trouvaient commença à céder. Le moine s’écarta directement, imité par Link. Mais Zelda, manquant de réflexes, n’eut pas le temps de bouger. Link fit un prodigieux bond, puis l’écarta de la zone juste à temps, le plafond venait de s’effondrer. Un homme avec des ailes de démon atterrit sur le sol du dojo sans le moindre bruit, une main posée par terre.
-Hun hun hun, merci pour ces précieuses informations. Ainsi l’un des fragments se trouve dans ce temple…
Il remarqua le triangle sur le dos de la main de Link :
-L’élu de la Triforce ? Oroshi l’a donc finalement amené.
Link et Zelda n’avaient encore rien pronomcé, ils se contentaient d’observer l’ange. Celui-ci était grand, avait de longs cheveux gris et portait un manteau noir.
-Je tiens donc à me présenter, reprit celui-ci. Je m’appelle Saïk, membre de l’organisation des anges noirs. Excusez-moi, mais à présent je dois vous éliminer.
Le garçon blond dégaina son épée. Il fit face à son ennemi :
-Essaies toujours, le nargua-t-il. Monsieur le moine, cachez-vous, cet adversaire n’est pas quelqu’un qu’il faut prendre à la légère…
Le moine s’éxcuta.
-Tu essaies de fanfaronner ? Tu n’as pas conscience de l’étendue de mes pouvoirs, continua Saïk.
-Arggggh ! C’est lui qui à fait ce trou dans le plafond ! fit une voix sortie de nulle part.
Les 3 interlocuteurs se retournèrent puis virent un jeune moine pointer l’ange du doigt :
-Toi ! Je ne te le pardonnerai jamais ! Tu vas connaître la puissance de Gary !
-Hun hun hun…Vous avez raison, allez-y à trois, sinon vous ne pourrez jamais me vaincre, fit-il en riant.
Un long sabre apparut soudainement dans sa main droite.
-Allez, approchez…
Laissez des comm´s et participez au sondage pliz ! 