Aller, on envoie la suite ^^
Bon, j'ai trouvé un moyen de résoudre mon problème de mise en page (le dialogue avec son "alinéa" fait à la main)
Ya un petit peu d'action, j'commence toujours mes fic lentement
Bonne lecture 
Chapitre 1 : De pierre
« -Encore levé de bon matin à ce que je vois. Tu as dormi j’espère, Vergil ?
-Un peu, répondit-il d’un ton monocorde. Tiens, tu as mis ta tenue de chasse, continua le fils de Sparda en se retournant.
-Oui, je ne serais pas là aujourd’hui normalement. J’ai besoin d’aller en ville.
-Et tu y resteras toute la journée ? Etonnant. D’ordinaire tu n’aimes pas traîner. »
Devant son silence, j’ai bien compris qu’il y avait autre chose.
Elle était une petite ombre dans sa tenue de chasse. Tous ses vêtements noirs lui collaient à la peau et seule sa ceinture rouge dont une partie pendait le long de sa jambe droite apportait un peu de couleur à l’ensemble. Par ailleurs, le nœud de la-dite ceinture avait la forme d’un bouton floral. Le physique de la demoiselle n’était pas vraiment gâtée par la nature. Elle était assez grande, vers le mètre soixante-dix, et longiligne bien malgré elle. Non pas que sa modeste poitrine ne la défavorise, mais elle avait l’air trop maigre par endroit. Je savais qu’elle cachait une tare sous la longue manche de son bras droit. Un bras pyroclastique, veiné de frêles rivières de lave et pointu à tout ce qui ressemblait à une extrémité. Nul doute que cette étrangeté était une arme destructrice mais qu’elle était dure à porter au quotidien. Ses cheveux étaient ramenés en queue de cheval, ce qui rendait son visage sévère. Elle m’a fait un dernier signe et est descendue en rappel sous mes yeux attentifs, pour ensuite s’élancer sur les galets dans une course féline et effrénée. Jusqu’à n’être qu’un point noir à mon regard.
(Rosa : J’avais reçu un appel de Trich aujourd’hui. Dante n’avait pas reparu depuis cinq jours. Son amie avait bien supposé qu’il était parti sur un chasse complexe qui lui prendrait plus de temps que prévu, mais quelque chose la tracassait. Je la comprenais. Je n’ai pas décidé de partir à sa recherche, nous nous étions quitté sur une mauvaise note après la défaite du Sauveur et je lui en voulais :
___ « -Bien, je crois que cette fois c’est fini.
-Je le crois aussi, avait-elle dit. Des projets pour la suite ?
-Pas vraiment. Mais je ferais des projets seul. On ne se reverra sans doute jamais. Et c’est pas plus mal, avait murmuré le chasseur de démon.
-Je t’ai entendu, t’es vraiment pas un chic type des fois, Dante. »
Et comme il me l’avait promis, plus de nouvelles. Dante pouvait être très agréable comme réellement agaçant. Bien sûr, si j’avais su plus tôt que Vergil était son frère, j’aurais sans doute eu plus d’à priori. Certes, Vergil n’avait pas été facile à amadouer, si je puis dire ainsi, mais je tirais de lui les mêmes leçons que je tirais de son frère il y a quelques temps. Mais passons.
Aujourd’hui, je partais pour une chapelle abandonnée dans la campagne voisine. Ce n’était pas vraiment loin, donc je pouvais me permettre de partir à pied. J’étais toujours à l’affût d’affaires surnaturelles et il paraissait qu’une créature démoniaque aurait élu domicile dans la bâtisse. Les témoignages divergeaient. Certains avaient vu un long serpent, d’autres une sorte de petit dragon, ou encore une salamandre géante. Mais tous s’accordaient à dire qu’il possédait un regard doré et effrayant. Après trois heures de marche bien tassée, j’arrivais en vue du lieu. Une chapelle à l’abandon, couverte de lierre et de ronces. En approchant, j’ai remarqué la croix brisée et la grande porte de bois vermoulu. Le sol de pierre et les murs étaient fissurés de toute part. J’observais les alentours déserts. Les statues de cette petite église étaient vraiment étranges. Des hommes principalement, dans des positions assez inhabituelles. Beaucoup avait l’air de hurler, de se cacher les yeux, certaines tenaient leur jambe ou leur tête entre leurs mains de pierre. Seule une, au fond du bâtiment, a vraiment retenu mon attention. Un homme au regard bas, caché par ses mèches qui semblait être devenues de plomb. Il tenait un revolver dans chacune de ses mains : l’un noir, l’autre blanc. Comment avait-on pu mettre un pistolet dans une main si close, si serrée ? Les détails étaient présents jusqu’aux coutures des mitaines, les pliures les plus infimes de la veste du personnage. Je me suis penchée pour découvrir le visage de cet inconnu. Il portait un petit sourire au coin de la bouche, comme s’il tirait son chapeau à quelqu’un, avec toutefois une pointe de regret. Les yeux étaient clos, qui renforçait ce petit côté de renoncement. J’ai fait deux pas en arrière.)
« -Il a aussi des statues à son effigie lui, maintenant ? dit-elle, un peu agacée.
-Jalouse ? demanda une voix rauque.
-Pas le moins du monde. Juste un peu agacée, dit-elle en prenant les revolvers à sa ceinture. Je n’aime pas les sacs en peau de reptile, mais je t’avouerais qu’il est tentant de te crever les yeux. »
(Rosa : Pensait-il réellement me coincer avec un coup de mâchoire ? Rien que le crissement des écailles m’avait averti. J’ai jeté un vif coup d’œil pour savoir à quoi j’avais affaire. C’était un serpent couleur kaki, suffisamment grand pour gober un humain adulte. Il n’était pas bien épais, et semblait assez jeune pour un ophidien de son espèce. Les basilics ne sont pas vraiment des créatures démoniaques mais les rumeurs allant bon train, autant en profiter. J’ai balayé la salle du regard. Le terrain, bien qu’accidenté, ne présentait pas de difficultés majeures. Devoir affronter une chose pareille « sans » mes yeux allait relever du grand défi.)
« -Ta ceinture. Noue-la sur tes yeux si tu ne veux rien craindre. Et n’oublie pas que je suis là, dit télépathiquement Mira.
-Je sais, et je ne t’oublie pas, sois-en sûre, murmura la chasseuse de démon en poursuivant son examen de la salle. »
(Rosa : Puis le combat débuta pour de bon. Je ne cacherais pas mes yeux. Particulièrement lentes, j’esquivais les attaques de mon adversaire avec de simples roulades malgré le fait que je sois de dos. Je tirais en cadence sur les écailles visqueuses du monstre, tout en usant quelques fois de ma lame pour ouvrir une plaie. Commençant à se mouvoir plus rapidement après quelques saignées consécutives, le rythme s’intensifiait, de son côté comme du mien. Mes pieds glissaient sur la pierre dure du sol après la tombée d’un étrange brouillard. Le lézard en profita bien entendu pour se cacher derrière un épais nuage de brume. Je ne vis pas sa queue arriver par mon flan et je me suis trouvée écrasée par son poids. Cet incident m’a rappelé qu’Haldryn était dans mon dos, et surtout qu’Haldryn était en métal. Il y avait de quoi se casser quelque chose. Par sûreté et pour ne pas aggraver mon cas, j’ai clos mes yeux. En cherchant vainement à me dépêtrer de cette situation, j’ai senti qu’il y avait une plaie ouverte juste au-dessus de ma main droite, là où je tenais Dragoon. Juste une petite molette à enclencher… La flamme manquait d’air, impossible à allumer.)
« -Bon, les grillades se sera pour plus tard… »
(Rosa : Je sentais le regard lourd du serpent se poser sur moi. Dans un élan d’audace, j’ouvrais mes yeux et je le fixais ses iris dorés. A ma grande surprise, rien ne se passa. Par contre, il secrétait un liquide grisâtre et plâtreux. Il leva une infime portion de sa queue, ce qui me suffit à allumer mon lance-flammes miniature et à l’enfoncer dans la plaie de mon assaillant. La brûlure, bien que courte, fut suffisamment vive pour voir mes efforts aboutir. Le monstre partit se terrer dans une immense faille à l’extérieur du bâtiment en hurlant.)
« -Ne me regarde pas comme ça au fond, c’est pas glorieux comme victoire, mais c’est déjà mieux que de finir en pierre ! Par contre, je suis bien visqueuse, je me demande quel genre de maladie grave cette créature transporte, murmura-t-elle cyniquement. Bon, je préviendrais Trich que tu es là. A la prochaine, Casanova ! »
- Ya des gens qu'ont tout lu?
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