Voilà, après avoir fini ce jeu fatidique, le jeu m´ayant vraiment plu, j´ai voulu écrire quelque chose reprenant le personnage de Link...
Je ne sais pas si cela mérite le titre de fiction, j´espère juste que ceux qui le liront ne perdront pas trop leur temps ! Je suis ouvert à toutes critiques, surtout les négatives car plus constructives
Tant qu´elles sont intelligentes, mais je suis certain qu´il n´y aura pas de problème allez ^^
Bonne lecture !
Chapitre 1 : L´Aube à la Chute
Si Hyrule rayonnait plus que jamais, il était évident que ce temps béni par les déesses était le soulagement d´une fin jadis imminente, juste un soulagement. Le calme après la tempête. Hyrule avait été sur un fil de basculer d´un moment à l´autre aux ténèbres et de voir plonger ses habitants dans une mort certaine, une mort qu´ils ignoreraient en plus, ombres qu´ils auraient été. Une fin calculée par Ganondorf, l´incarnation de la destruction. Or, à tout mal naissant jaillissait un héros pour le contrecarrer, et Link était venu pour combattre Ganondorf, champion des déesses. Leur combat avait été terrible, rivalisant chacun d´ingéniosité, mais Link fut le plus habile, le plus agile, et triompha du Gerudo en lui plantant l´épée dans le corps, dépourvue du regrets et animés d´une grande haine. Ce dernier rejoignit la mort implacable. Or, la victoire n´était pas complète, car de cette aventure le vainqueur gardait des souvenirs le faisant souffrir, et surtout, surtout, une profonde nostalgie envers quelque chose qui n´existait pas...
Le soir étalait son voile de nuit sur Hyrules, les oiseaux piaillaient, et Link était parti noyer le noir qu´il broyait.
La plaine était parcouru d´un long scintillement solaire. Le rayonnement du soleil allait à son déclin sur les herbes basses, il se faisait rouge en allant sur le crépuscule. Le crépuscule... Tout cela ravivait des souvenirs encore frais, des images vives défilaient encore en lui. Le vent embrassait, allongeait doucement les cheveux du jeune homme en vert, et dressait ses cheveux blonds aux épis pareils. Link. Link, le héros du temps. Link, le champion des déesses. Le héros... Ou pas ?
Il était la stature tendue, raide, devant un ciel éteint, au bord d´un fossé épais semblable, à son sens, à son esprit déchiré d´une fissure profonde. Isolé dans un vol imaginaire mélancolique, il se sentait un canard dans une mare de cygne ; là n´était pas sa place. Autre part, dans un autre âge...
C´est alors que, le visage nostalgique, s´adressant au gouffre dont le fond était indistinguable, il murmura ;
" Si je me sens en mal d´un pays sans égal, je suis vraiment en injustice de porter tels préjudices... "
Il s´arrêta, et poussa un long soupir préraphaélite. Et reprit d´un ton voulant convaincre :
" Puisqu´Hyrule est soleil sur les lèvres vermeilles de tout enfants, aux anges, aux cieux ; je ne peux aspirer à mieux... Suis je mauvais, en faute, doutait t´il, que de tant croire en autre ? Ou serais ce d´anciens temps, revenant par la voie du sang ? Je doute, et c´est terrible, s´exclama t´il, que de pencher vers l´impossible ; ces pensées me rendent irascible, le mal m´a pris pour cible ! "
Tenaillé par le doute que provoquait cet appel à un ailleur inconnu, il n´entendit pas les pas feutrés s´approcher de lui doucement. Il ne s´en aperçut que lorsqu´il ressentit la douleur à son épaule droite, une griffure lancinate. Il se retourna aussitôt. C´était le loup d´or, son maître d´autrefois. Que faisait t´il là ? Aucune idée, cependant Link tira vite Excalibur, et fit face. Ils se tournèrent autour, sans se quitter des yeux, prêt à bondir, à parer et à contrattaquer au moindre signe... Link était à l´affût du moindre geste de son adversaire, tout en étant formidablement étonné du fait que son adversaire le combatte en forme de loup. Ils tournaient en silence. Le loup plongea alors en avant à une grande vitesse, sans prévenir, mais le héros du temps brandit à temps son bouclier, le repoussa et balaya le sol d´un tourbillon en réponse. Une formidable erreur, car le loup, profitant de l´élan de son adversaire, s´élança vif comme l´éclair, puissant comme le tonnere.
Le loup lui sauta à la gorge, le griffa à la joue, et, profitant de l´étourdissement du héros, le projeta dans le fossé. Tendant la main vers le loup, il chuta, chuta, et bien qu´il fut dans une posture pour le moins inconvenante, il se rêva en ange déchu s´abandonnant aux ténèbres avec magnificience. Quelle image était ce ! Et son épée semblait irradier de lumière, c´était magnifique ! Cependant, il tombait, et son manque apparent d´ailes le ramena à la réalité, déçu.