Tiens j´ai envie de vous mettre en appetit...
Régalez-vous :
0615 heures, 13 février 2552 ( Calendrier militaire ) / Système Tarson , en bordure de l’espace contrôlé par le CNSU, planète Jinuo , Dans une base militaire , terrain d’entraînement.
- << Aller Vinzo bouges-toi un peu. Fais-moi ce foutu parcours d’obstacle le plus vite possible. Et toi Greg, qui t’as autorisé à t’arrêter ? Aller on se bouge tas de paresseux. Et vite ou c’est vous qui rangerez le hangar n°9. Et puis toi… >>
Une journée tout ce qu’il y a de plus normale dans le complexe militarisé de la planète Jinuo. Les militaires qui s’entraînent sur le terrain, le bruit des armes automatiques sur le champ de tir, les conneries des sergent, une odeur de surgelés qui sort de la cuisine,… Bref une journée comme les autres. Je n’aurais jamais pensé que cela nous tomberait dessus un jour, a nous qui étions paumés dans la galaxie, et pourtant j’étais loin d’imaginer les conséquences qui s’ensuivraient.
- << Vinzo, Axel, dîtes-moi ce que vous avez retenu de la conférence tenue par les gars du service d’études des forces ennemies. Alors quelle est le type de la source d’énergie qui alimente leurs armes à ces salauds ?
- Plasmique , répondit Axel.
- Bien, et sous quelle forme se trouve t’elle dans les fusils à plasma ?
- Sous la forme d’un noyau que l’on ne sait remplacer à l’heure actuelle, bafouillais-je.
Axel me lança à ce moment là un regard de défi et je lui répondit par la même chose. Nous étions adversaires depuis nôtre entrée dans l’armée, mais cela ne nous empêchait pas d’être de bon amis. Mais bon personne de nous deux ne pouvait faire le malin sur le champ de bataille puisque aucun de nous n’avait encore combattu ces foutus aliens.
- << Bon c’est pas trop mal. Maintenant allez me garer ces warthogs qui viennent d’arriver ce matin dans le sous-sol n°2. Et magnez-vous c’est bientôt l’heure de la bouffe. >>
Nous nous regardâmes avec de grands sourires et courûmes comme des dératés sur les véhicules en question, comme des gamins. Il fait dire qu’il avait 24 ans, j’en avait 23. Bien sûr cela peut intimider face à des gens d’une trentaine d’année en moyenne mais cela pouvait aussi attirer le conseil des vétérans.
Une grosse demi-heure plus tard, une sonnerie retentit, indiquant l’heure du repas, et nous nous précipitâmes vers la cantine de la caserne pour ne pas à faire la queue pendant une demi-heure. Après cela, je rejoignis le centre de la Navy pour apprendre deux trois truc comme j’étais en permission jusqu’à ce soir.
Ceci fait, j’étais libre de traîner et je m’aventurais dans les bois environnant.
- << C’est vraiment magnifique. Tout cette nature, avec la rivière qui coule, les animaux qui vaquent à leurs occupations, le ciel bleu et dégagé et cette odeur de…, de…, d’ordures à cause de la décharge qui s’est implantée à deux kilomètres du camp. Mais ils ne respectent dont rien, criais-je. >>
Dégoûté, je fis route inverse vers la caserne pour arriver avant que la nuit ne tombe, avant de me coucher et de m’endormir avec une impression indescriptible, peut-être de rancune envers l’espèce humaine, mais ce n’était pas la première fois.