mon
j´ai vu je suis toute chamboulée. la fic va se poursuivre mais pour l´instant je me mets en veilleuse.
sa fésé lonten ke g t po venu sa me fé plésir de vs revoir é tati pren tt ton ten
Bravo tati !! !!
Ta suite est vraiment géniale
ET VIVE NOEL
!! !!!!!!!!!!!!!!!
Je m´ennuie du temps où c´était le début de ce topic
Je m´amusais, maintenant je sais pas pourquoi, mais quand je lis une de tes suites, je suis content oui mais il manque quelque chose. Peu importe .. Il neige dans vos pays? Nous il se passe quelque chose d´anormal. Il n´y a pas de neige, c´est sûrement le réchauffement de la planète. La fin du monde est pour bientôt
..
tati je crois ke je n´ai pas assez commenté sur ta fic alor je le :fais: depuis le début je suis ta fic et j´en suis un fervent fan ! ta fic est géniale, elle mériterai d´etre connue partou
merci tati pour ta fic qui nous remplit de bonheur a chaque fois que tu postes tes suites extraordinaires, tati, je VEUX avoir ton talent !! ! ![]()
tous
X_smog
c´est vrai que l´ambiance est moins "délirante" qu´au début mais ça ne va pas si mal.
Harryvolemor
tu as ton propre talent!! si, si! j´ai suivi toute ta fic et j´y ai constaté un progrès constant. Il y a de moins en moins de fautes de temps, ta narration est bien plantée, bref avec un poil d´attention ce serait parfait.
voici la suite, bonne lecture Chapitre 15 : Le retour du Basilic.
Les nerfs du directeur étaient soumis à rude épreuve. Tous les matins, la même angoisse au cœur, il dévorait la Gazette du Sorcier. Ensuite, à chaque pas dans les couloirs, il tendait l’oreille avec l’espoir de ne rien percevoir. Plusieurs fois il s’était rendu dans les toilettes désaffectées, jamais Mimi ne s’était manifestée. Serait-elle partie ?
Par mesure de prévention, Harry avait demandé à Neville de préparer l’Elixir à la mandragore. Il redoutait d’en avoir l’utilité avant peu, il ne se trompait hélas pas.
Incidemment, il croisa Nick Quasi-Sans-Tête, le fantôme de Gryffondor. Celui-ci, toujours emplumé et le col fraisé, traversait le corridor, l’air tellement… tracassé, que Harry l’interpella :
« Nick ! Arrêtez-vous, je vous prie. Cela fait longtemps que nous n’avons pas eu l’occasion de discuter. »
Le corps à moitié engagé dans le mur, la silhouette translucide hésita à se retourner. Finalement, Sir Nicholas recula et fit face au directeur.
« Monsieur Potter, c’est un plaisir ! » dit-il en s’inclinant.
Harry en douta car, au ton employé, le fantôme n’était pas heureux.
« Que se passe-t-il ? attaqua-t-il immédiatement. Pour un peu, vous me fuyiez.
- C’est que… Nous sommes assez inquiets. Je me rendais justement à une petite réunion au cachot afin d’en discuter avec les autres.
- Discuter de quoi ?
- Il semblerait que… l’un d’entre nous ait disparu.
- Je parie qu’il s’agit de Mimi Geignarde ! Je la cherche depuis des jours sans parvenir à l’apercevoir.
- En effet, nous non plus nous ne savons où elle est. C’est tellement extraordinaire de ne pas la croiser.
- Avez-vous visité les tuyauteries ?
- Non ! M’imaginez-vous en train de ramper dans la fange ?
- Le Baron sanglant, le moine gras…
- Nous hantons ces nobles lieux, pas ses égouts.
- D’accord ! Excusez-moi d’avoir pensé que peut-être vous auriez organisé une battue pour retracer la disparue. Un fantôme ne s’évapore pas sans crier gare, je suppose.
- Ce serait un manquement complet à notre éthique ! Si son temps sur terre est révolu, l’esprit se doit d’organiser une fête d’adieu auprès des autres. Vous souvenez-vous de mon 500ème anniversaire de mort ? Eh bien en cas de départ, c’est pareil : tous doivent être conviés.
- Or, ici, Mimi ne vous a fait part de rien de semblable, c’est cela ?
- Nous nous sentons frustrés ! Partir sans un mot, c’est offensant au possible.
- Je… Je compatis. Euh… Parmi vos… collègues, n’en serait-il pas un que la visite des canalisations ne dérangerait pas ? Si cela se trouve, Mimi est simplement… coincée quelque part.
- Vous divaguez ! Nous traversons absolument tous les obstacles matériels. »
Harry n’y alla pas de main morte, tant pis pour la susceptibilité du fantôme :
« Vous rappelez-vous vos mésaventures avec le Basilic ? »
Si un fantôme pouvait pâlir, Sir Nicholas de Mimsy-Porpington le prouva en devenant presque invisible.
« Comment oublier cette atrocité ? Cela s’est passé très vite, mais j’y songe encore fréquemment.
- Ce que je vais vous dire doit rester secret, Nick. Le promettez-vous ?
- Je… Oui ! Naturellement. Nous sommes à votre service, Monsieur le directeur.
- Je crains qu’un nouveau Basilic ne rode parmi nous ! »
Le spectre s’en évapora presque de surprise. Il ôta son chapeau avec lequel il s’éventa copieusement :
« Un monstre ! Encore ! Ce serait terrible. Vous pensez que Mimi…
- Aurait pu subir le sort qui vous a frappé en 1992.
- Je dois en référer à mes amis ! Vous ne pouvez m’en empêcher.
- D’accord, mais que cette rumeur ne s’ébruite pas, de grâce.
- Veuillez m’excuser, je cours rejoindre les miens. Nous vous tiendrons au courant. »
Un dernier coup de couvre-chef qu’il rajusta sur ses cheveux gris, Nick Quasi-Sans-Tête, se coula dans la muraille.
Harry ne regrettait pas d’avoir averti le fantôme. De quel meilleur agent pourrait-il disposer afin d’éclaircir le mystère du Basilic ? Il fallait juste attendre les retombées.
Elles ne tardèrent pas. Le jour même, alors qu’il bâillait d’ennui devant les sempiternels inventaires, Sir Nicholas entra dans le bureau, sans s’annoncer.
« Nous l’avons localisée, déclara-t-il sans ambages. Mimi Geignarde a été pétrifiée dans le conduit reliant le second au troisième étage. Que devons-nous faire ? »
Le sang de Harry se retira de ses veines. Ainsi c’était vrai : un Basilic se promenait dans Poudlard ! Il se fit préciser l’emplacement du corps. Le récupérer s’avéra ardu mais, grâce aux elfes, ils y parvinrent. Ce fut un étrange cortège que d’escorter discrètement un fantôme figé jusqu’à l’infirmerie. Luna ne se décomposa pas devant la gageure imposée, celle de réveiller un spectre. Elle tiqua juste un peu, énumérant une liste de remèdes de sa conception :
« Du suc de Joncheruine mêlé d’essence de corne de Ronflak aurait le même effet que la mandragore. Ces ingrédients sont trop rares, hélas. Neville m’a fourni suffisamment d’Elixir pour ranimer tout le collège. Nous appliquerons donc les moyens empiriques. »
On la laissa œuvrer tandis qu’un conseil général se tint d’urgence entre professeurs.
Les exclamations scandalisées fusèrent sitôt la nouvelle révélée. Le débat s’éleva sur les mesures à prendre.
« Nous devons fermer l’école, décréta fermement Slughorn.
- Tout à fait, renchérit Sinistra.
- Il est inadmissible de risquer la vie des élèves, je vote pour, s’empressa Baddream.
- Un instant ! réclama Harry. Vous êtes tous trop énervés pour émettre un jugement impartial. J’aurais réagi de même si je n’avais pas pris le temps de la réflexion. Or, depuis la Noël, je suspectais la présence de ce montre, et…
- C’est seulement maintenant que vous nous en informez ? rugit Vector. Qu’attendiez-vous ? Un cadavre ? »
L’émoi était à son comble, tous parlaient en même temps, Neville haussa le ton :
« Laissez le directeur s’expliquer. S’il n’a rien dit, il avait probablement ses raisons.
- En effet ! Pouvais-je lancer ce bruit sur de simples présomptions ? Je finissais par croire que j’avais rêvé. De plus, il ne se produisait aucun phénomène qui attestait l’ex…
- Aucun ? s’insurgea Trelawney. Cette pauvre Mimi est pétrifiée depuis des jours et vous dites qu’il ne s’est rien passé ?
- Rien passé de grave ! Oui, c’est regrettable pour ce fantôme mais je préfère que ce soit arrivé à Mimi plutôt qu’à un élève. D’ailleurs, le fait qu’il n’y ait eu qu’une seule attaque, sur un spectre de surcroît, tente à prouver que ce Basilic n’est pas très… fort !
- Que vous faut-il ? Des morts ?
- Bien sûr que non, professeur Flitwick. J’abonderais dans le sens du directeur…
- Le contraire serait étonnant, siffla Baddream.
- S’il n’y a eu qu’une seule victime, peut-être que le monstre n’est pas aussi… énorme que le précédent, poursuivit Hermione nullement gênée par le commentaire.
- Un bébé ! affirma Harry. Je mettrais ma main au feu que ce serpent n’est encore qu’un bébé. Peut-être a-t-il échappé au contrôle de son maître ? Ou alors sa sortie n’était qu’un test.
- Pour prouver quoi ?
- Sa force… ou nos faiblesses. Si nous paniquons et désertons pour une unique victime… j’ai l’impression que nous jouerions le jeu de celui qui agit en douce. »
Un silence de stupeur régna. Sourcils froncés Slughorn intervint :
« Autrement dit vous nous demandez de…
- Ne pas quitter Poudlard. Nous n’évacuerons le collège qu’en cas de nécessité.
- Si vous vous trompez, votre tête ne pèsera pas lourd dans la balance du ministère !
- Je prends le risque, professeur Moldubec. Je suis persuadé être dans le vrai. Soyez vigilants, ce sera ma seule recommandation. Bonsoir. »
Les commentaires allèrent bon train durant l’évacuation de la salle de classe. Resté seul avec Hermione, Harry soupira :
« Cette solution te paraît-elle juste ?
- Très raisonnable, en tout cas.
- Le Basilic n’est certainement pas ici depuis aussi longtemps que l’autre. Il est donc sans doute plus petit et moins puissant. Évidemment, nous n’attendrons pas qu’il le devienne pour agir.
- Comment comptes-tu t’y prendre, tu ne parles plus Fourchelang et…
- J’ai commandé une dizaine de coqs réputés pour être des chanteurs d’exceptions ! Avec leur vacarme, le Basilic ne se montrera pas en journée.
- Si on les tue…
- Ils seront surveillés ! Gobe-Planche a déjà reçu des instructions. Si on les élimine, cela signifiera l’imminence d’une autre attaque. Nous serons prévenus. »
Un très léger craquement se produisit, Hermione se redressa, alarmée :
« Harry, rassure-moi, la pièce est bien sous « impassabilité et assurdiato » !
- Assurdia… quoi ?
- Oh, non ! gémit-elle. J’aurais dû y penser. Ne te reproche rien, c’est de ma faute. J’ai complètement négligé d’interdire les intrusions.
- Tu crois que quelqu’un a entendu nos conversations ? »
Un lent hochement de tête navré lui répondit.
Non loin de là, telle une ficelle rosée, un long filament rebroussait chemin. Récupérant son bout d’oreille à rallonge, Adrien Weasley sourit largement à ses copains attentifs à ses côtés :
« Je vous ai tout raconté au fur et à mesure, qu’en dites-vous ? Ça valait le coup d’espionner, non ?
- Un Basilic ! s’épouvanta Lou-Anne. Je connais l’histoire de Poudlard à ce sujet. C’est affreux.
- J’ai lu aussi un compte-rendu de ce qui s’est passé ici, il y a 20 ans, dit son cousin. Vous vous rendez compte ? Voilà une opportunité à ne pas manquer. Il y aura des points à la clé si nous parvenons à…
- Tu n’y songes pas sérieusement, couina la fillette. C’est trop dangereux : un seul regard tue, ses crochets sont emplis de poison mortel !
- Adrien a raison, s’enflamma John Lupin. Si nous détruisons le monstre, nous serons les héros de l’école.
- Nous sommes les seuls, avec les profs, à être au courant. Tu ne nous dénonceras pas, hein, Lou ? »
La gamine plissa le nez avec une mimique mitigée. Elle détestait cette idée mais ne vendrait pas la mèche.
Comment piéger ce monstre ? Voilà le sujet qui occupa le trio pendant la soirée passée à discuter dans un recoin discret de la salle commune.
« On devra l’appâter, affirma Adrien.
- Avec quoi ?
- Des rats, chère cousine. Nous allons en capturer puis nous les lâcherons en masse dans les conduits. Ça doit bouffer beaucoup pour grandir un bestiau pareil, non ?
- D’après le dirlo, c’est un jeune. S’il est vraiment en croissance, ça devrait marcher, releva Lupin.
- Et après ? Vous le tuez comment ?
- Comme Harry Potter : avec l’épée de Gryffondor.
- Elle est dans son bureau, donc intouchable, résuma la fillette heureuse de réfuter les arguments des conspirateurs.
- C’est là que tu interviens, mon Lou ! Il t’a à la bonne, à toi d’en profiter.
- Je ne suis pas une voleuse ! C’est très grave ce que tu me demandes, là.
- Ce n’est pas un vol, juste un emprunt.
- Les portraits vont me voir. Je serai tout de suite désignée coupable.
- Oui, c’est probable et ennuyeux. Dommage que nous n’ayons pas de cape d’invisibilité. Attends… Oui ! J’ai une autre idée, je suis sûr que ça collera ! » se réjouit Adrien.
Patiemment, il révisa son plan aux oreilles attentives de ses copains.
Pas évident de dissimuler ses agissements dans ce château. Vu sa taille, on pourrait croire que tout un chacun se livrerait à des actes secrets en totale quiétude. Que nenni ! D’abord Rusard, flanqué de sa nouvelle miss Teigne bis, patrouillait régulièrement. Ensuite : les fantômes ! On n’était jamais assuré de ne pas tomber sur l’un d’eux au pire moment. Cela sans compter la fréquentation des lieux par une foule d’étudiants qui survenaient toujours quand il ne fallait pas. C’est donc avec d’énormes difficultés que le plan s’élabora. Adrien, John et Lou-Anne en confectionnèrent des cages ! Chapardant bois, clous et grillages, ils firent de la cabane hurlante leur quartier général. Là, à l’abri des intrusions, des dizaines de pièges se montèrent à grand renforts de coups de marteaux. Aux repas, chaque rognure de fromage était soigneusement subtilisée. Ils en entassèrent tellement que Lou-Anne s’étonna de ne voir personne flairer le parfum infect qu’elle était persuadée véhiculer avec elle.
« Te bile pas, lui disait Adrien. La cabane pue, pas nous ! »
Néanmoins, le petit nez de la gamine frétillait sans cesse. Elle détestait ces dissimulations, craignait d’être surprise à tout bout de champ, sursautait au moindre bruit anormal.
« Cesse de stresser ainsi, tu vas nous faire repérer. » la houspilla John.
Dans le fond, elle n’était pas loin de le souhaiter ; au moins, elle pourrait respirer librement au propre comme au figuré, et ne plus trembler à chaque instant.
Les cages amorcées de croûtes moisies furent disposées aux endroits stratégiques. Couloirs des cachots, sous-sols des cuisines, toilettes inusitées reçurent leur lot de pièges. Les prises furent très bonnes dès le premier jour d’installation. Adrien, qu’aucune bestiole ne répugnait, se chargea de regrouper les captures dans un sac qu’il transporta, de nuit, à la cabane où un plus grand grillage les retiendrait en attendant leur libération.
« Si nous maintenons ce rythme, nous aurons une centaine de rats d’ici la fin de la semaine ! se félicita le jeune Weasley.
- Ça va puer encore plus, gémit Lou-Anne. Les relents de nourriture ajoutés aux déjections de ces animaux, beurk ! On va choper la peste !
- Une petite semaine, ça passera vite ! » assura John.
À cent lieues d’imaginer ce qui se tramait entre les murs de son collège, le directeur restait très attentif aux signes d’une éventuelle présence ennemie.
Ce calme plat lui mettait les nerfs en pelote car cela ne présageait rien de bon. Ranimée, Mimi Geignarde avait beaucoup pleuré. Elle s’était plainte du peu de considération à son encontre pour l’avoir laissée si longtemps dans cet état avant de se soucier d’elle. Après avoir vidé son sac de récriminations, elle se calma et parvint à narrer ses mésaventures qui, on s’en doute, ne firent que confirmer ce que tous craignaient.
« J’étais sagement assise dans ma canalisation, à rêver de la mort, lorsqu’un bruit, une sorte de glissement, m’a alertée. C’était juste à un coude du tuyau, j’ai vu un immonde reflet dans l’eau stagnante, puis plus rien. »
On l’inonda de questions :
« Il était grand ou petit ?
- Comment étaient ses yeux ?
- Il a attaqué de suite ou c’est un hasard ? »
La pauvre Mimi en fut toute retournée car elle était incapable de donner le moindre détail tant elle avait eu peur. On en resta là.
Par mesure de sécurité supplémentaire, Harry délégua des elfes à la surveillance des principales grilles d’égout dont les plus grandes furent plombées. Il ne fallait pas que le monstre puisse sortir de son antre et y entrer à sa guise ; la porte des toilettes des filles menant à la chambre des secrets fut murée. Si ces dispositions étaient rassurantes, étaient-elles suffisantes ? C’était le plus gros point noir car personne ne connaissait exactement l’étendue réelle du réseau de conduits souterrains. Néanmoins Harry estima avoir paré au mieux à une éventuelle attaque et se détendit. Il ignorait qu’à Pré-au-Lard un trio s’affairait dans d’étranges préparatifs.
« Vas-y, ouvre la trappe ! commanda Adrien.
- Pas encore ! Tant que nous n’avons pas l’épée ce serait fou d’y aller, répliqua Lou-Anne fermement.
- Elle arrive, ne t’inquiète pas ! Notre allié travaille pour nous, dépêche-toi, John ! »
En soupirant, Lupin débloqua le loquet qui fermait le bas de la grande cage et releva un pan de grillage. Aussitôt, les rats énervés se précipitèrent dans l’ouverture devant laquelle Adrien maintenait un sac de toile. Lorsque ce dernier fut empli à moitié, le jeune Weasley ordonna l’arrêt du flot de bestioles ; John abaissa la trappe au risque de couper un animal en deux.
« Ils sont pressés de retrouver leur liberté, rit Adrien en ficelant solidement son colis.
Ils réitérèrent la manœuvre autant de fois que nécessaire jusqu’à ce que tous les rats aient changé de domicile. À présent, six gros paquets remuaient furieusement sur le plancher de la cabane. Les couinements des bêtes créait un sérieux problème que résolut Lou-Anne en sortant sa baguette :
« Bloclang ! » dit-elle.
Aussitôt le calme revint seulement troublé par le bruit sourd des soubresauts des animaux muets.
Chacun des membres du trio s’empara de deux sacs qu’ils traînèrent dans le boyau les ramenant vers Poudlard.
« Je sors le premier, je vous ferai savoir si la voie est libre. »
Sous un faible rayon de lune, une tête léonine émergea entre les racines du saule cogneur calmé. Adrien se faufila de bosquets en buissons jusqu’aux abords du château. Il demeura un instant figé, guettant une activité dans les lieux obscurs. La fenêtre du bureau du directeur brillait encore.
« Pourvu qu’il ne regarde pas dehors, ni de trop près dedans, songea le garçon angoissé. »
Alors qu’Adrien franchissait l’espace dénudé le séparant d’une porte latérale, Harry s’assoupissait doucement sur ses parchemins. Un bruit violent venant du côté de la porte le fit sursauter. Il s’ébroua et courut ouvrir. Ne distinguant rien d’anormal, il descendit le colimaçon. Arrivé en bas, force fut de remonter, il avait dû rêver. Il pénétra dans le bureau, s’assit et se remit au travail. S’il avait été moins fatigué peut-être aurait-il remarqué un emplacement vide dans son dos. Personne ne l’avertit, les portraits dormaient.
Un à un, avec des ruses de sioux, les conspirateurs se regroupèrent au premier sous-sol, non loin des cuisines désertes à cette heure tardive.
« Nous n’avons plus qu’à l’attendre, souffla Adrien.
- Qui ? Tu ne nous as jamais dit comment tu allais t’emparer de l’épée.
- Ma chère Lou, ton cousin aime ménager ses petits effets. Tu vas comprendre. »
Deux minutes après, la porte de la cuisine s’ouvrait sur un elfe âgé, vêtu d’une taie d’oreiller douteuse. Ses énormes yeux glauques roulaient dans leur orbite reflétant une profonde anxiété. De ses doigts fins et noueux, il invita le trio à pénétrer son lieu de travail.
« Vous l’avez ? s’enquit immédiatement Adrien.
- Balhour tient toujours ses promesses ! Le jeune Monsieur en fera-t-il autant ?
- Une caisse complète de bièraubeurre est posée à l’endroit convenu. Vous pouvez aller vérifier.
- Balhour croit le jeune Monsieur. Voici l’objet ! »
D’un geste, l’elfe retira la nappe qui couvrait…
« L’épée de Gryffondor ! s’ébahit Lou-Anne. Comment…
- Seuls les elfes transplanent dans Poudlard. J’ai demandé à Balhour de créer une diversion afin d’éloigner le directeur le temps de lui prendre l’épée.
- Génial, siffla John admiratif. Je n’aurais jamais pensé à ça.
- Passons à la phase deux. Avez-vous trouvé une grille qui…
- Suivez-moi ! » dit Balhour.
Adrien s’empara de la relique de Godric Gryffondor puis, tirant les sacs, les enfants emboîtèrent le pas à l’elfe qui les mena au fond de la salle.
« Cette conduite est assez large pour le jeune Monsieur. Balhour a fait sauter la soudure.
- Soyez-en remercié, vous avez mérité votre prime. Vous pouvez nous laisser. »
D’un Crac, l’elfe s’évapora.
« Circonvenir un domestique ! Adrien Weasley, vous me faites honte !
- Oh, la barbe, Lou ! On dirait Mamy Molly !
- Comment as-tu osé lui faire confiance ?
- Je vous raconterai ça en bas. Je passe le premier. »
L’un derrière l’autre, se passant les sacs, ils descendirent dans la large canalisation qui desservait les cuisines. John referma la grille, ils allumèrent leur baguette.
« On est chargé comme des mules ! On n’y arrivera pas. » se plaignit la fillette.
Son cousin, pratique, résolut le problème en attachant les paquets deux par deux. Une seule main suffisait à les tracter, l’autre supportait les bois transformés en luminaire.
Un long et pénible parcours s’effectua sous terre. Le trio pataugeait dans une gadoue assez infâme qu’heureusement la faible clarté des baguettes n’identifiait pas. Vu leur petite taille, ils tenaient aisément debout ce qui facilitait leur déplacement. Adrien, sans dire ses raisons, avait directement obliqué sur sa droite, les conduisant dans un long conduit rectiligne. Afin de meubler le silence, le garçon avoua par quels méandres son plan s’était concrétisé.
« Mes oncles, Fred et George, m’ont appris pas mal de petits secrets sur Poudlard, notamment la manière de se rendre aux cuisines en faisant rigoler la poire. Les elfes sont, en principe, tout dévoués au directeur mais certains, comme Balhour, sont susceptibles d’être… achetés par plus offrant. En repérer un qui soit influençable ne me prit guère de temps. Son penchant pour la bouteille m’indiqua ce vieil elfe décrépit. Je n’ai pas eu grand mal à le convaincre de marcher dans la combine, une simple caisse de bièraubeurre a suffi à le suborner. Il a lui-même exploré une partie de ces conduites et m’en a un peu expliqué l’orientation. Il était prêt à réaliser mes moindres désirs.
- Voler l’épée…
- L’emprunter, Lou ! Nous la replacerons dès qu’elle aura servi. »
Voilà bien le hic ! Où et comment utiliser cette arme ? Pestant d’être entraînée dans cette aventure, la gamine continua bravement.
Parvenus à un croisement de boyaux, le chef de file opta pour une pause.
« L’endroit semble convenir. Il y a de l’espace en cas de replis obligé, cette surélévation d’éboulis me permettra de dominer la situation. Vous sentez-vous d’attaque ? »
Si John opina vivement, Lou-Anne ne hocha que faiblement la tête.
Très sûr de lui, Adrien imposa ses directives :
« Lou, annule le sortilège de mutisme. Les cris des bestiaux vont attirer notre proie mieux que les fans d’un concert des Bizarr’Sisters. »
D’un coup de baguette, la gamine rendit leur voix aux rats terrorisés. Le chambard déclenché fit grimacer le trio qui se positionna en bon ordre.
« Courage, exhorta Adrien. Il ne pourra pas résister. Ouvrez vos oreilles, le premier qui le repère aura droit à… toute ma considération. »
Ils se mirent à l’affût. Les cœurs battaient, la sueur dégoulinait et… rien ne se passait.
« C’est foutu, soupira John, dépité. Je dors debout. Si l’on rentrait ?
- Oh oui ! s’anima Lou-Anne qui n’attendait que ça. J’ai des fourmis dans les pieds, je ne tiens plus. S’il te plaît, Adrien, nous…
- Taisez-vous ! J’ai cru entendre quelque chose. »
Brutalement rappelé à la terrible réalité, les aventuriers cessèrent tout mouvement. La fillette, pavillons grands ouverts, retint sa respiration. Son cousin avait perçu un bruit ? Lequel ? Où ?
Tournant les yeux en tout sens, elle tenta d’affiner ses sens. Se pourrait-il que… OUI ! Ce glissement, une sorte de frôlement ténu s’approchait, droit dans leur direction. En une fraction de seconde, tout se déclencha. Une gueule énorme surgit d’un des croisements, s’abattant férocement sur le tas de sacs qu’elle défonça d’un coup de crochets meurtriers. Plusieurs victimes furent gobées instantanément, les autres s’éparpillèrent dans une épouvantable débandade. Figé d’horreur, Adrien agrippa le pommeau de l’épée légendaire à deux mains. Il devait fermer les yeux ! Rencontrer le regard du monstre signerait son arrêt de mort. Comment viser en étant aveugle ? En un éclair, il prit conscience de l’absurdité de sa tentative. S’il ratait son coup, le monstre, lui, ne le raterait pas. Paupières crispées, il hurla :
« Fuyez ! Surtout ne le regardez pas ! »
Des sons infects montaient à l’assaut de ses tympans. Le serpent se repaissait du repas offert innocemment. Craquements d’os broyés, succions abjectes, parcouru de frissons le jeune Weasley n’en menait pas large. Il sentit quantité de bestioles lui grimper dessus, il ne broncha pas.
« Qu’il s’en aille ! pria-t-il intérieurement. Qu’il s’éloigne afin que nous puissions… »
Les couinements décrurent, il y eu un grand raclement puis tout se calma. Haletant, Adrien souleva une paupière timide :
« John ? Lou ? Vous allez bien ?
- OK pour moi, souffla l’autre garçon. Un bébé ? Encore heureux ! L’adulte nous aurait dévoré en moins de deux. T’as vu ? Il faisait au moins six mètres.
- Lou ? LOU-ANNE ! s’épouvanta son cousin. Où es-tu ? LOU ! »
Nul bruit ne répondit à son appel.
superbe la suite, quel suspence, j´adore !! !
comme tu me l´a autorisé, je vais poster le lien de ma fic, allez voir s´il vous plait !!
https://www.jeuxvideo.com/forums/1-10569-438068-1-0-1-0-0.htm
arrgggghh!!!! Tati!! tu n´as pas le drOit de nous faire sa (si mais jsuis pas d´accOrd)je suis venue voir la suite packe j´éétais tellement impatiente que j´ai pas pu attendre lol
ça recoomence!
Ginny à la place de lou anne, capturé par le monstre?
superbe suite tati!
![]()
superbe suite même si je trouve pas ça très gentil d´arreter la suite ici c´est pas juste
:ouin:
c´est parce que vous en aurez une autre vendredi ![]()
Pourais-tu prevoir tes autres suites de la fic à par vendredi
Ps:Ta fic est
super!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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Tati!!! c´est trop bien.....
Vivement vendredi pour la suite
Tatiii comment peux-tu nous faire ça... Lol... J´ai hâte d´être vendredi...
Superbissimo!!! Cette suite est magnifique, geniale, pleine de ce suspense qui me fait courir un frisson de pur plaisir le long du dos! Je me fais d´ores et déjà toute une fête pour ce qui va suivre!
heu juste une petite critique le sortilège de mutisme n´est pas "bloclang" c´est"silencio"
La suiteeeee plzzzz!!!!!
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géniale!!!!!!!!!!!!!!!!!!!