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Liste des sujets

--- L'ultime combat de Harry Potter---

elo_16hp
elo_16hp
Niveau 10
10 août 2006 à 13:08:24

mais non mais voilà, elle a pas que sa fic dans la vie, direct on l´harcèle pour qu´elle poste dès le matin et tout, moi franchement ça me soulerait

même si je suis pressée, je vais pas l´harceler comme ça, oui ça flatte mais en même temps voilà...

j´ai abandonné la paro pour cause de problème perso, et autres facteurs...
mais qui sait, peut-être que je reviendrais aider Cobra

mais bon, je le dis quand même; vivement ce soir :fete:

FemTo-95
FemTo-95
Niveau 10
10 août 2006 à 14:02:30

oui vivement ce soir car j´ai envie de connaitre le plan et surtout la fin de cette merveilleuse fic :snif:

tati on t´aime :coeur: :snif2:

AlastorMaugrey
AlastorMaugrey
Niveau 5
10 août 2006 à 14:21:29

tati je te promet de toujour venir sur ce forum meme apré la fin de ta fic , tu est vraiment une personne extraordinaire et grâce à toi et à ta fic j´ai retrouver le plaisir de la lecture :coeur: je sait pas comment te remercier mais tkt pas je vais trouvé

je vais juste te dir un mot :merci:

:snif2: :snif: :content: :hap: :-) :)

( ps: tu peut m´envoyer un otographe :svp: )

olm444
olm444
Niveau 4
10 août 2006 à 15:12:45

non tati met la plus vite aller svp svp tati je veut po attendre long temp encore svp tati

FemTo-95
FemTo-95
Niveau 10
10 août 2006 à 15:17:09

tati mettra la suite une fois prete arrete de dire tout le temps sa olm si elle est pas perte ce soir on l´aura demain donc maintenant :sors: tu commence a soulé la :nah:

olm444
olm444
Niveau 4
10 août 2006 à 15:19:38

non je part aujourd huis vers 10:00 am pi je veus la suite parce que e naurait po d ordi pendant 4 jour

FemTo-95
FemTo-95
Niveau 10
10 août 2006 à 15:24:54

et ba a dans 4 jour car tati mettra sa suite ce soir. :bye:

olm444
olm444
Niveau 4
10 août 2006 à 15:30:32

Hahaha :sarcastic:

becks33
becks33
Niveau 7
10 août 2006 à 15:36:50

:rire: :rire:

elo_16hp
elo_16hp
Niveau 10
10 août 2006 à 16:02:52

ben c´est vrai
il a raison
puis c´est pas un petit chien qui est là pour te faire plaisir :sarcastic:

de toutes façons, elle met toujours les suites le soir

olm444
olm444
Niveau 4
10 août 2006 à 16:29:07

oui cest vrai mais jai tellement hate

FemTo-95
FemTo-95
Niveau 10
10 août 2006 à 17:11:10

et ba tu prends ton mal en patience et tu te calme :nah:

jimpoter
jimpoter
Niveau 10
10 août 2006 à 17:13:23

A la la je frémis d´impatience^^.

Courage tati on est tous avec toi ! :fete:

Je suis certain que tu arriveras à nous écrire une fin grandiose :ok: .

:ange:

tati11
tati11
Niveau 10
10 août 2006 à 17:16:20

Je vous jure que j´y mets tout mon coeur. C´est... pour bientôt :snif2:

olm444
olm444
Niveau 4
10 août 2006 à 17:19:56

haouuuuuuuuuuuuuuuuuuu sa sen vient sa sen vient :fete:

godric02
godric02
Niveau 10
10 août 2006 à 17:23:51

:bravo: pour la suite ke je vient de lie :bravo:

:cool:

olm444
olm444
Niveau 4
10 août 2006 à 17:44:11

:fete:

becks33
becks33
Niveau 7
10 août 2006 à 17:55:52

:snif2:

tati11
tati11
Niveau 10
10 août 2006 à 17:58:36

Je ne serai jamais pleinement satisfaite, je le crains. Aussi je vous délivre cette fameuse fin en espérant ne pas trop vous décevoir.

Tout était prêt. Du moins c’est ce que Harry souhaitait. Dissimulé à la lisière de la forêt interdite, il croisait les doigts.
Mrs McGonagall était revenue de l’île de Dear la veille au soir après une journée d’absence. Décomposée, énervée, des mèches de cheveux s’échappant sous son chapeau de guingois, mais heureuse d’être intacte, elle avait tenu conférence dans le bureau directorial où, devant l’assemblée attentive, elle relata son périple :
« Il m’a reçue ! souffla-t-elle, émotionnée. J’avoue que je ne m’attendais pas à le trouver aussi… changé. Passons ! Miss Lovegood est vivante, je l’ai vue. Aucun risque de forfaiture : c’était Luna, et non une doublure. Il n’y a qu’elle pour discourir des Héliopathes dans un pareil moment. Il a accepté la rencontre au lieu fixé, sans autre condition que d’y recevoir en main propre les serre-livres et la coupe de Poufsouffle. Faut-il qu’il tienne à ces reliques pour décider cet échange. »
Les ordres s’étaient dispersés mieux qu’une poignée de poudre : Voldemort arrivait !
Suivant les termes du traité, il se présenterait à la vaste clairière débroussaillée au cœur de la forêt interdite. Le système anti-intrusion serait déverrouillé à midi pile ; dans quelques minutes d’après la montre que Harry ne quittait pas des yeux.
Avait-il tout prévu ? N’y avait-il point de faille dans son plan si minutieusement élaboré ? Le plus gros problème résidait dans un dédoublement possible. Il avait, de visu, constaté les effets de ce sortilège. Rogue, loyal, résolut la question : un simple « Revelo » annulerait la mystification.
Les Horcruxes déposés dans un petit filet au centre du terrain attendaient leur créateur. Luna devrait dépasser une limite avant que Voldemort puisse s’emparer de ses trésors. Ensuite…
Nerveuse, mais déterminée, Mrs McGonagall s’avança vers la clairière. Elle scruta le ciel, attentive à tout changement dans la pureté de l’azur.
Le temps qu’elle relève son chignon, il était là !
Avec l’éloignement, Harry ne parvint pas à discerner correctement les traits de son ennemi. Il paraissait impassible, serrant fermement le bras de Luna maintenue contre son flanc gauche. Inutile d’être devin pour lire les pensées des opposants. La directrice s’assurait sûrement d’avoir affaire à Voldemort en personne ; lui, il estimait la nature réelle des Horcruxes. Selon Rogue, son ancien maître était parfaitement capable, sans les toucher, de découvrir un éventuel trucage.
Glaciale, la voix du Seigneur des Ténèbres résonna :
« Ce sont les originaux. Je suppose que vous les avez… « ensorcelés » ?
- Évidemment ! Vous ne les aurez qu’une fois cette jeune fille en sécurité.
- Où est la limite ?
- Me prenez-vous pour une idiote, Tom ? Je ne vous le dirai pas.
- ME PRENDRIEZ-VOUS POUR UN IDIOT ? Je ne resterai pas une minute de plus si vous n’avouez pas. Désirez-vous avoir la mort de cette jeune personne sur la conscience, Minerva ? »
Le bois d’if s’imprima méchamment sur le front de Luna. La directrice s’alarma :
« NON ! Attendez… Lorsque Miss Lovegood et moi aurons traversé cette frontière, vous pourrez emporter vos… machins. »
Elle se retourna ; sa baguette dessina un trait blanc dans l’herbe rase à bonne distance de Voldemort dont la face plate s’orna d’un fin sourire.
Harry banda ses muscles ; l’instant crucial approchait.
D’une secousse brutale, Luna fut propulsée en avant. Elle tremblait tellement qu’elle faillit s’étaler.
« Venez, ma fille ! Ne traînons pas ! » l’exhorta Mrs McGonagall.
Titubant, Luna courut se jeter dans les bras tendus qui la recueillirent pour l’entraîner vivement à l’abri.
Dès la limite débordée, tout s’enclencherait.
Les yeux rivés sur les pieds des sorcières, Harry suspendit sa respiration.
Au moment même où le bas des robes coupa la ligne, une pétarade gigantesque détona. Voldemort sursauta. Son regard courroucé se braqua vers le ciel où une myriade de feuxfous Fuseboum colorait l’atmosphère dans d’admirables gerbes étincelantes.
Maintenant !
D’un coup de talon, Harry décolla. Au ras du sol, à la vitesse de l’Ultrasonic1 lancé à pleine puissance, il fonça sur les reliques.
« Accio Horcruxes ! »
Le filet contenant les serre-livres et la coupe s’envola, réceptionné de justesse comme Voldemort brandissait sa baguette dessus. Soufflée par le déplacement d’air dû au balai supersonique, la robe du Seigneur des Ténèbres voltigea en tout sens, laissant son propriétaire pantois face à la fusée humaine qui lui passa sous le nez en riant aux éclats.
D’une chandelle vertigineuse, Harry gagna de la hauteur. Il stabilisa son vol, dans un virage serré, afin de prouver à son adversaire qu’il ne rêvait pas.
Poing dressé, il agita les Horcruxes, criant joyeusement :
« Jamais vous ne les aurez ! Jamais ! »
Une cabriole lui permit d’éviter le tir expédié par un Voldemort dépité.
Alors que les pétards continuaient leur sarabande dans le ciel enflammé, un rugissement de rage surmonta le vacarme :
« TU TE CROIS MALIN ? VOIS MA PUISSANCE ! CONNAIS TA SOUFFRANCE ! »
Bras écartés levés vers les airs, le Seigneur des Ténèbres renversa la nuque et hurla :
« VENEZ À MOI, MES FIDÈLES ! »
Le sourire éclatant de Harry se décomposa à mesure que la luminosité décrut. À croire qu’un orage était imminent tant de sombres nuages accouraient dans d’épaisses volutes noirâtres.
Le mot terrible, le nom qui le terrorisait le plus au monde s’insinua dans son esprit : Détraqueurs !
Ces formes honnies surgissaient de partout dans un macabre ballet.
Cent… deux cents ? Si le jeune homme fut décontenancé, la distance le séparant de ces êtres maléfiques le rassura quelque peu. Puis, les légions de Mangemorts se matérialisèrent. Certains, sous le couvert de l’invisibilité, étaient au sol, d’autres arrivaient montés sur balai. Comble de tout, Harry éberlué vit se profiler les affreux mufles des plusieurs dizaines de Troll des montagnes qu’accompagnaient d’infâmes harpies sanguinaires.
Le rire dément de Voldemort résonna encore :
« Alors, Potter ? Le monde des morts n’a pas voulu de toi, on dirait ! Pourtant, tu vas bientôt y retourner. Que dis-tu de mon armée ?
- Que dites-vous de la mienne ? » répliqua Harry, survolté.
Répondant à son cri, une nuée d’elfes transplana dans la clairière. Menée par Dobby et Kreattur, la troupe équipée de bric et de broc se positionna assez maladroitement en demi-cercle à proximité d’un Voldemort hilare.
« C’est tout ce que tu as réussi à ameuter pour s’opposer à moi ? Je pourrais en mourir de rire, c’est ça ton idée ?
- Ils ne sont pas seuls ! Jetez donc un œil sur votre gauche. »
Les fourrés proches bruirent anormalement. Des arcs apparurent portés par de fiers Centaures à la mine sévère.
« Peuh ! dénigra Voldemort avec mépris. Du menu fretin, que tout ça !
- Ah, oui ? Ceux-là aussi, sans doute ? »
Cette fois, ce fut la forêt entière qui sembla s’ouvrir dans des craquements d’arbres déracinés. Graup en tête, un groupe d’une vingtaine de Géants s’approcha.
« C’est bizarre, fanfaronna Harry, je vous trouve plus moche que d’habitude. C’est la peur qui vous fait cet effet-là ?
- Les Géants sont débiles, tout le monde sait cela ! Tu crois m’impressionner, mais… »
Quand cent individus, pâles et déguenillés, dirigés par Lupin sortirent des bois, l’humeur du Seigneur des Ténèbres s’altéra.
« Des loups-garous ? Pourquoi pas des Vampires, tant que tu y es ?
- Ils viendront ! Si le combat se poursuit jusqu’à la nuit, ils seront des nôtres ; de même que ceux-ci le sont déjà ! »
Les capes et sorts d’invisibilités tombèrent, l’armée humaine se révéla.
Professeurs, élèves, toutes Maisons confondues en étaient. Le ministre Scrimgeour en personne se distingua au milieu d’une multitude d’Aurors que flanquaient les membres de l’Ordre-du-Phénix alliés à de nombreux sorciers courageux.
Le Seigneur des Ténèbres ricana :
« En cinq minutes, je peux appeler des milliers d’autres partisans. Vous ne ferez pas le poids !
- Pas un ne viendra ! La brisure de la ligne n’a pas QUE déclenché un beau feu d’artifice, elle a AUSSI rétabli le système anti-intrusion que seuls les directeurs connaissent. Vous êtes fait ! Poudlard est sous cloche, et vous êtes… dedans. »
Harry salua Voldemort d’un geste très grossier du majeur, puis lança l’Ultrasonic1 en direction du château.
« TUEZ-LES TOUS ! » tonna la voix infâme.
Quelques éclairs imprécis fusèrent derrière le fuyard ne lui causant aucun dommage. Amer, Harry regrettait beaucoup d’abandonner ses amis à la lutte qui débutait sauvagement.
Peut-être aurait-il dû demeurer sur place un instant ? Outre le conflit le plus gigantesque engagé de mémoire de sorcier, il aurait assisté à une scène bien étrange : alors que les deux camps se fonçaient dessus avec ardeur, un jeune homme aux cheveux pâles courut à la rencontre du Seigneur des Ténèbres, se prosterna, mains jointes, implorant. Mais Harry n’avait qu’une hâte : achever ses préparatifs. Il n’avait disposé que de peu de jours pour s’organiser et redoutait d’avoir omis le grain de sable fatal à ses projets.
Alors que cris et explosions retentissaient dans la forêt, le jeune homme se posa près de l’entrée principale qu’il déverrouilla du sortilège particulier la rendant infranchissable à tout indésirable. Il referma de manière presque identique, surveillant minutieusement sa montre.
« Cinq minutes ! » estima-t-il.
Au pas de course il traversa le hall, et déboula dans la grande salle. D’un regard circulaire, il contempla les lieux aménagés selon ses ordres par les elfes domestiques. À présent, les meubles s’alignaient contre les murs ; un large espace vide se dégageait entre la porte et l’estrade. Fenêtres, murs, plafond disparaissaient sous d’épaisses tentures noires, plongeant les lieux dans une pénombre sinistre qu’égayait à peine la lueur de petits flambeaux.
Harry avança vers le fond de la pièce, se rappelant malgré lui son tout premier parcours sur ce parquet séculaire. Cette fois, point de Choixpeau magique pour l’accueillir. Dressé au deux tiers de la pièce, une sorte d’autel de pierre l’attendait ; il le contourna. De ses doigts fébriles, il dénoua le filet retenant les Horcruxes. Les serre-livres de Serdaigle coincèrent la coupe de Poufsouffle dans laquelle il plaça l’ampoule ayant contenu le sang de Godric Gryffondor. Une nième fois, il consulta anxieusement sa montre. Tout était correct, mais…
Soudain, il tressaillit. Quel était ce bruit ? Des voix ? Ici ? Maintenant ?
Le château aurait dû être vide, il l’avait stipulé !
Désemparé face à cet écueil, Harry cogita. Avait-on oublié l’ordre d’évacuation ? Qui donc approchait… Amis ou ennemis ? Par prudence, la cape d’invisibilité s’étala. Dissimulé, incrédule, le garçon vit se profiler… des Mangemorts !
« Impossible ! » cria son esprit enfiévré.
Que fabriquaient-ils là ? COMMENT étaient-ils dans le château ? La porte principale était piégée pour ne s’ouvrir que de l’intérieur ! D’ailleurs, quelqu’un en réclamait l’accès, la succession des coups formait une sorte de code inconnu. Les visiteurs inopinés répondirent à l’appel, se précipitant vers le nouvel arrivant.
« Maître, résonna une voix. Pourquoi… ?
- L’avez-vous vu ? grinça Voldemort se ruant dans le hall.
- Nous avons fouillé les pièces importantes, il n’y a personne.
- Recommencez ! Il n’a que quelques minutes d’avance sur moi.
- Il, Maître ? Qui… ?
- Ce damné Potter ! Il nous a leurrés au département des mystères : il est vivant. Je le veux, à mes pieds. La grande salle, vite ! »
Des pas se hâtèrent dans sa direction. Harry blêmit en voyant plusieurs silhouettes se bousculer à la porte ; un Mangemort pointa l’arrière :
« Maître, regardez, là-bas ! »
Tous pivotèrent, nul n’entra.
Manifestement, des alliés avaient suivi Voldemort. Aussitôt l’alerte donnée, des volées de sortilèges éclatèrent de part et d’autre. Toujours immobile, Harry loua sa bonne étoile pour ce secours très opportun. Il aperçut quelques affreux masques en repli et, heureux, constata l’irruption de plusieurs têtes connues : Lupin et Tonks accompagnés de ses amis habituels débarquaient à la rescousse.
Depuis sa position, Harry n’entrevoyait que des bribes d’échanges. Pouvait-il quitter son poste ? Prêter main forte à ses sauveurs ? Tous ses plans valsaient à l’eau avec cet imprévu. Vingt contre sept, c’était trop inégal. Il rejeta la cape de son père, la posa sur les Horcruxes assemblés, et se catapulta dans la mêlée.
« NON ! hurla Lupin qui, le voyant surgir, se plaça devant lui, protecteur.
- STUPEFIX ! beugla le garçon sourd à toute intervention. »
Le Mangemort visé s’écroula.
« Laissez-moi me battre, gesticula Harry gêné par son ancien professeur.
- Tu as mieux à faire ailleurs ! » répliqua Lunard tout en expédiant une volée de sortilèges aux assaillants.
La situation était loin d’être propice au combat. Le hall, presque dépouillé d’ornements, n’offrait que peu d’abris aux deux camps. Aussi Voldemort poussa-t-il ses hommes vers la porte de gauche, celle qui menait aux classes du rez-de-chaussée. De là, les Mangemorts occupèrent une zone privilégiée. Pour les débusquer, il faudrait s’exposer dangereusement. D’un autre côté, le repli des ennemis permit au groupe de Harry de souffler un peu.
« Comment se fait-il que vous soyez là ? demanda le garçon. Je pensais…
- Rogue nous a prévenu que des nuisibles rodaient dans le château. Nous ne pouvions te laisser face à eux, dit Hermione.
- Et dehors ? Où en est la bataille ?
- Ça va, sourit Tonks. Les nôtres se battent mieux que des lions. L’union des Maisons fait merveille, nous avons l’avantage. »
Embusquée de part et d’autre de l’ouverture, la petite troupe tentait d’abattre le plus d’ennemis possible. Si les sortilèges associés causaient plus de dégâts qu’isolés, le repaire des Mangemorts paraissait imprenable.
« Ça ne devait pas se passer comme ça ! Ils sont trop nombreux, Remus que faisons-nous ? Ils pourraient rester là indéfiniment.»
Ron et Hermione clignèrent de l’œil, en encouragement ; Luna, secondée par Neville, lui insuffla la marche à suivre ; Ginny, d’un signe de tête, approuva.
« On s’en tient au plan, murmura –t-elle.
- Vas-y ! intima Hermione.
- On se débrouillera. », affirma Ron qui se baissa pour échapper à un éclair violet.
La grande salle !
Elle était dans leur dos, à présent. Ils y revinrent à reculons.
Pour forcer Voldemort à se découvrir, il n’y avait qu’un unique moyen.
D’un ton provocant, Harry apostropha son mortel ennemi :
« Eh ! Si tu me cherches, tu me trouveras là-dedans ! »
Les alliés dégagèrent rapidement le terrain et, avant que Voldemort ne surgisse de son antre, Harry réussit à se propulser dans la grande salle. Il la traversa à toutes jambes alors que des échos d’un nouvel engagement éclataient derrière lui. Un pilier le dissimula ; la forme honnie se découpa dans l’encadrement. Au claquement sourd qui retentit, Harry comprit : ils étaient seuls.

tati11
tati11
Niveau 10
10 août 2006 à 17:59:28

« C’est ici que tu te caches, Potter ? Je le savais ! Un de tes « chers amis » m’a gentiment renseigné, il m’a même prêté un balai afin que je te rejoigne plus vite dans cet endroit où nous nous affronterons une… dernière fois. »
Le jeune homme ne répondit pas immédiatement ; sous le couvert du Kamel Leon il se rapprocha en douceur de la table monolithe :
« Je… Je ne comprends pas, je pensais que…
- Tu pensais ? Cela t’arrive-t-il, petit Potter ? Je me doutais de ton piètre stratagème : m’enfermer ! J’ai pris mes précautions. Moi, le Seigneur des Ténèbres piégé par un ridicule Sang-Mêlé ? Un rêve à la mesure de ta dérision.
- Sang-Mêlé vous-même ! répliqua Harry toujours invisible. Voilà tout le drame de votre existence : vous n’êtes pas Sang-Pur. »
Si l’insulte porta, le garçon n’en vit rien ; il se déplaça à nouveau. Venant de l’extérieur, il perçut des bruits rassurants de bagarre : ses amis résistaient.
« Alors ! Quand te décideras-tu à agir en homme, Potter ? Tu refuses le duel ? Nous l’avions si bien commencé le jour de ma résurrection. Essayons, toutefois, d’éviter à nos sortilèges de se rencontrer. Je n’ai aucune envie de revoir la tête de mes victimes. »
Machinalement, Harry contempla sa baguette, la sœur de celle de Voldemort. Toutes deux contenaient une plume de la queue de Fumseck, si elles s’affrontaient en même temps…
Froid et déterminé, Harry quitta son refuge.
À une dizaine de mètres l’un de l’autre, séparés par l’autel sur lequel les Horcruxes camouflés attendaient leur heure, ils se mesurèrent du regard.
Un bref signe s’échangea, chacun releva sa baguette derrière l’épaule :
« Expell…
- Endolor… »
Zéro partout.
« Hum ! Tu es décidément devenu plus véloce. Tant mieux, ce n’en sera que plus croustillant.
- Stupef…
- Protego ! s’esclaffa Voldemort, très sûr de lui. Par contre, tu ne t’es pas amélioré en sortilèges ! Je l’avais remarqué au ministère.
- Je n’ai pas besoin de…
- ENDOLORIS ! »
Sous le feu violent qui le dévora, Harry roula au sol. Il se sentit stupide : au lieu de parler, il aurait dû attaquer.
« J’aime jouer avec toi, petit Potter. Mais les meilleures choses ont une fin ! »
La branche d’if se pointa, le garçon bascula de côté, agrippant un pli de la cape d’invisibilité au passage. D’un coup, l’autel aux Horcruxes s’exposa, suspendant le sortilège fatal.
« Que c’est gentil ! Tu me les as rassemblés, je n’ai plus qu’à me servir.
- Je vais vous les assaisonner ! » rugit Harry relevé.
Son poing gauche déversa prestement le flacon en verre noir qu’il serrait :
« Qu’est-ce …
- QUE CES ÂMES IMPURES RETOURNENT À LEUR CRÉATEUR ! »
Un « CRAC » sonore pulvérisa les reliques. À l’instant, trois volutes de fumées obscures s’échappèrent ; tels d’abjects reptiles, elles s’unirent en une spirale infecte et mouvante. Brusquement, le tourbillon fonça sur un Voldemort sidéré. Enveloppé entièrement d’un noir linceul, son corps disparut brièvement puis, le pénétrant par tous les pores et orifices, les fragments libérés se fondirent en leur légitime possesseur. Dos cambré, yeux révulsés, le Maître des Ténèbres récupéra ses morceaux d’âme.
Tout cessa.
Haletant, Harry guetta les réactions de son ennemi.
Voldemort s’ébroua, comme sonné d’un direct au menton. Il baissa la nuque, et contempla lentement ses mains qu’il caressa, perplexe. Au lieu de longues phalanges décharnées aux ongles jaunâtres s’étiraient des doigts blafards mais… normaux.
« Qu’est-ce que tu m’as fait, Potter ? gronda une voix étrange aux accents graves.
- Presque rien ! Juste… ceci ! »
Pointant sa baguette, Harry fit tomber un pan de la tenture du mur.
Fasciné, Lord Voldemort se mira dans le tain dévoilé. Il toucha prudemment son nez bien droit, promena un index indécis le long de ses pommettes marquées, apprécia un profil enfin digne de ce nom. La face hideuse et plate était avantageusement remplacée par des contours presque naturels.
« Mon visage…
- C’est celui que tu aurais dû conserver, Tom ! »
Se braquant violemment vers l’intervenant, Jedusor affronta le portrait que Harry venait de découvrir, celui de Dumbledore.
« Vous ! cracha Voldemort, fielleux. Même mort, il faut que vous vous en mêliez.
- Pour racheter une âme, que ne ferais-je pas ? N’es-tu point satisfait de ton nouvel aspect ?
- Certes, sourit sournoisement le Seigneur des Ténèbres. C’est incroyable, inénarrable, je dois remercier Potter pour ce… cadeau ! Mon corps quasi identique à l’ancien… j’avoue que je ne m’attendais pas à ça !
- À ça non plus, je suppose ? » railla Harry dont la baguette balaya le pourtour de la salle. Tous les tissus opaques churent, révélant…
« HONTE À TOI ! tonna l’effigie de Salazar Serpentard. Tu bafoues tes ancêtres par tes actes innommables.
- HONTE À TOI ! l’apostropha le portrait de Marvolo Gaunt. Tu es indigne d’être mon petit-fils. »
Une à une, diverses photographies s’alignèrent, accusatrices, toisant sévèrement leur bourreau : Les Potter, Cédric Diggory, Frank Brice, Bertha Jorkins, et tant d’autres, le jaugèrent impitoyablement.
« Es-tu fier de ce que tu as fait ? demanda Dumbledore. Je suis persuadé du contraire. »
Planté face au tableau du directeur, Voldemort parut décontenancé.
Surgissant en douce du plancher, le spectre de Rogue s’approcha de Harry :
« Qu’est-ce que vous fabriquez, Potter ? murmura-t-il. C’est maintenant ou jamais.
- Je… je ne peux pas ! bredouilla le jeune homme dont la baguette tremblait dans le poing crispé. Je croyais… je n’y arrive pas. »
D’un haussement d’épaules méprisant, le fantôme s’évanouit.
Harry était pétrifié. Vainement, son cerveau essayait de formuler le sortilège mortel. Si abattre un monstre ne le gênait pas, tuer un homme était autre chose. Or, là, à quelques mètres de lui, se tenait un être, certes détestable, mais… humain malgré tout.
Dumbledore comprit-il les scrupules du garçon ? Sciemment, il détourna l’attention de Voldemort afin que Harry puisse achever sa destinée. Sans écouter les paroles échangées entre l’ancien directeur et son élève, le jeune homme admit la cruauté de sa tâche. Il ne pouvait pas se défiler, trop de vies dépendaient de ses actes. Il avait promis ; il se raffermit.
« VOUS VOUS TROMPEZ ! » hurla Voldemort. Je suis au sommet de ma puissance. Je vous ai détruit Dumbledore, tout comme je vais anéantir le dernier obstacle sur ma route. »
À la vitesse d’un éclair, l’Avada Kedavra jaillit vers Harry qui ne dut son salut qu’à un roulé-boulé magistral.
« Qu’espérais-tu, Potter ? Que redevenu humain je m’amenderais ? Je me moque de mon apparence, je te l’ai dit. Je recréerai des Horcruxes, et tu auras l’honneur d’être à l’origine… du prochain. »
Un nouvel éclair fusa, Harry déménagea in extremis.
« Cesse ce jeu ! N’en as-tu pas assez de fuir ? Si tu avais dû me tuer, ce serait fait. Tu n’as pas les tripes nécessaires pour commettre un meurtre, exactement comme ton copain Drago qui m’a si bien informé.
- Il l’a fait… parce que je lui avais demandé ! dit Harry en bondissant de côté. Il fallait vous attirer, seul ! Vous ne sortirez pas d’ici.
- Je partirai quand je le voudrai. À ton avis, comment ai-je su que tu cherchais les Horcruxes ? Comment mes hommes sont-ils entrés ? T’es-tu jamais interrogé là-dessus ? »
Un pâle Stupéfix rata sa cible.
« Tu me déçois, Potter. Ignores-tu que tu fréquentes un traître ? »
Abasourdi, Harry analysa ces dires tout en restant prudemment planqué derrière un pilier.
« Drago n’est pas…
- Non ! Pas lui. Plus près de toi. »
Si Voldemort tentait de déstabiliser Harry, c’était gagné. Perdu, le jeune homme s’efforça au calme.
« Ce serait idiot de mourir sans savoir ! Pour ta gouverne, ton cher copain Weasley est une mine de renseignements très intéressants.
- QUOI ? »
Un coup sur le crâne ne l’aurait pas mieux assommé. Complètement désorienté, Harry relâcha sa garde. Un Endoloris le foudroya ; Voldemort le désarma en riant :
« Tel est pris qui croyait prendre selon un adage de tes imbéciles Moldus. Cette fois, je crains que nul ne te sauve la mise. Écoute, tes amis essaient d’entrer ; ils n’y arriveront pas : la porte est hermétiquement scellée.
- Ron… Ron n’est pas un traître, c’est faux !
- Même acculé, tu le défends. Il est vrai que c’est involontairement qu’il m’a transmis des indications sur tes recherches et sur la sorcière borgne.
- Ste Mangouste ? C’est ça ?
- Exact. Pauvre Perjurus ! Ce psychomage n’a jamais compris pourquoi on l’assassinait. Ses archives, si captivantes, recelaient les confidences du meilleur ami de Harry Potter ; je ne pouvais rater ça. J’en ai appris des choses ! Sois tranquille, je m’occuperai particulièrement de la petite Ginny quand nous aurons fini ce pourquoi nous sommes là. »
Cette réplique accompagnée d’un rire sadique brûla Harry mieux qu’un Doloris. D’une bouffée de rage, il essaya de se relever, mais le chat aimait jouer avec sa souris. Plaqué au sol, le bois d’if touchant presque son front, le jeune homme lut la sentence de mort dans les yeux aux reflets rougeâtres.
« J’aurais préféré t’affronter en homme. Tu as eu ta chance ; tu l’as gâchée. Adieu, Potter. »
Un ultime regard haineux s’échangea, les lèvres de Voldemort s’ouvrirent :
« Avada Kedav… »
Un projectile bien ajusté frappa la baguette, l’éclair mortel dévia. D’un réflexe, Harry accrocha le poignet de Voldemort à qui il expédia une talonnade dans les rotules. Déséquilibré, son adversaire chancela, permettant à Harry de s’éloigner en boulant sur lui-même.
« Tu te bats comme un de ces chiens de Moldus ! hurla Voldemort. Qui est ici ? Qui ose intervenir ? »
En réponse, un autre objet faillit lui percuter le crâne puis une voix claironna :
« Seuls les elfes transplanent à Poudlard. Dobby aime Monsieur Potter ! Personne ne fera de mal à Harry Potter.
- Sauve-toi, Dobby ! »
Du dessous de la table où il avait roulé, Harry ne voyait que les pieds de Voldemort. Manifestement, il cherchait à coincer la créature magique qui le harcelait. Brave Dobby, quels risques insensés prenait-il pour… rien.
Une baguette ! N’importe laquelle mais il lui en fallait une pour au moins se défendre dignement. Son père, du propre aveu de son assassin, était mort debout. Il ne déshonorerait pas sa mémoire.
« Dobby, ne t’expose pas inutilement, je t’en prie. »
Crac ! Le nez pointu de l’elfe frôla le sien.
« Pas de souci, Harry Potter. Dobby sait ce qu’il fait. »
Crac ! Il était parti, mais Voldemort revenait sur lui.
« Sors ! Ton elfe ridicule ne changera rien. »
Convaincu de sa fin prochaine Harry, piteux, s’extirpa de sa cachette.
« NOOOOooooon ! » hurla Dobby qui, se matérialisant entre les belligérants, sauta à la gorge de Voldemort.
Une chiquenaude l’expédia violemment valser contre un mur.
« Nous voici face à face. Vois, tous t’ont abandonné. »
Harry n’eut pas besoin de contempler les murs où photographies et portraits avaient déserté leur cadre pour s’assurer de sa solitude.
Il posa un regard attendri sur le corps ratatiné de l’elfe domestique avant de redresser l’échine et toiser durement son bourreau :
« Je suis prêt, souffla-t-il.
- Que nos chemins ici se séparent ! » trancha Voldemort.
La branche d’if poli se pointa… Un chant magnifique retentit. Ensemble, les adversaires levèrent les yeux vers l’oiseau fabuleux au plumage or et feu.
« Fumseck, s’émut Harry.
- Satanée bestiole, crève ! »
Le Phoenix évita le tir, ses serres se relâchèrent ; une lame argentée, resplendissante avec sa poignée incrustée d’un gros rubis, se planta pile devant Harry.
L’épée de Gryffondor : l’encouragement suprême signé Dumbledore.
D’un geste prompt, le garçon saisit l’objet à deux mains, et en menaça son vis-à-vis.
Un curieux ballet s’exécuta. Chaque sort lancé se vit détourné par le fil fabuleux. Moulinant tel un escrimeur averti, Harry esquiva, para, contra toute attaque. Dumbledore, attentif, avait réintégré sa place ; les autres effigies suivaient la joute avec anxiété.
« Elle est lourde cette épée ; tu te fatigueras avant moi, railla Voldemort. »
Il avait raison, Harry sentait le poids de l’arme peser de plus en plus dans ses mains. Ses mouvements ralentissaient à mesure que ses bras se raidissaient ; il ne tiendrait plus longtemps.
Traîtreusement, Voldemort visa un banc derrière le garçon. Il décolla et faucha les jambes de Harry qui s’étala en perdant sa lame. Sans attendre un coup fatal, le garçon courut à quatre pattes trouver refuge près du corps inanimé de Dobby qu’il tira à l’abri.
S’essuyant le front d’un revers de manche, Harry tenta de ranimer l’elfe courageux. Ses frictions aux joues blêmes n’eurent aucun effet. Dobby vivait, mais… Tiens ? Qu’est-ce que… Dans le poing de la créature, éberlué, Harry découvrit ce qu’il espérait : une baguette. Mieux : sa propre baguette. Ce brave Dobby avait dû la subtiliser à Voldemort quand il s’était pendu à lui. Réjoui un instant par cette découverte, son moral retomba à nouveau face à l’évidence : il était incapable de prononcer un sortilège impardonnable. Désespéré, il chercha un autre moyen. Dans sa poche, il lui sembla que… Oui ! Le miroir à double sens l’appelait. Fébrilement, il le dégagea, regardant avidement le visage inquiet de ses parents.
« Je… je suis désolé ! s’étrangla Harry. Je ne saurai pas le tuer.
- Agis au mieux, mon fils, murmura Lily en pleurs.
- Nous t’aimons. », dit James, ému.
Le jeune homme hocha la tête, soupira profondément, et se releva. Très droit, il affronta son destin :
« Je ne me cacherai plus. Faites ce que vous avez à faire.
- Eh bien, qu’il en soit ainsi ! »
Sans trembler, Harry observa son dernier horizon. Dans son cadre, Dumbledore lui souriait encore ; le chant de Fumseck résonna une seconde fois. L’épée… Si…
Le bois d’if pointa le front zébré d’une cicatrice, l’onde mortelle jaillit.
L’instinct de conservation joua, Harry releva la main gauche qui serrait toujours le miroir à double sens. L’éclair vert y rebondit, renvoyé à son expéditeur qu’un écart de côté prémunit. Au même instant, Harry brandit sa baguette :
« WADDIWASI ! » hurla-t-il à plein poumon.
L’épée de Gryffondor vola à la vitesse d’une balle de fusil. En sifflant, elle parcourut la courte distance qui la séparait de sa cible et, avec un bruit écoeurant, transperça la poitrine offerte. Sous l’impact, Voldemort recula, projeté contre un mur où il s’empala, juste au niveau du portrait de son aïeul.
Mains crispées sur l’arme qui déchirait ses chairs à la base du sternum, le Seigneur des Ténèbres osa ricaner :
« Mal visé, Potter ! Tu as raté le cœur ; j’en ai si peu. »
Une toux atroce le secoua, inondant sa robe d’un flot de sang.
« Tu crois avoir gagné ? Laisse-moi te prouver le contraire ! »
La douleur soudaine prit Harry de court ; il s’écroula. Chauffée à blanc, sa cicatrice semblait s’ouvrir jusqu’au cerveau qu’un feu épouvantable consumait. Tout tournoya. Dans un brouillard rougeâtre, il distingua à peine les spasmes de son ennemi dont le corps parut brusquement s’embraser. Un écho ? Des paroles ? Ses sens le trahissaient. Que ses paupières étaient lourdes ! Il les ferma, terrassé.