Le chapitre est là! 
Les lumières sont éteintes, vous êtes seuls chez vous?
Bonne lecture!
24 décembre 2005 :
22h 47
Tout est sombre autour de moi. Le rire et les cloches se sont subitement arrêtés, tout comme l’image sur la télé. Le seul son que j’entends, c’est celui des dents d’Alex.
-Ce qu’on a vu sur la télé… C’est qu’une image… Pas vrai ? lance-t-il, pour se rassurer.
-Sais pas…
-Tu comptes faire quoi ?
Alex n’entendra jamais ma réponse : pile à ce moment précis, la poignée de la porte tourne, alors qu’elle est toujours verrouillée. L’homme de l’autre côté essaye d’entrer pour nous tuer. Une simple porte nous sépare de la mort.
Cherchant mon cousin dans ce noir total, je finis par le trouver, et nous nous planquons derrière le canapé, sans le moindre bruit.
J’ai bien une vague idée de plan, mais je sais pas vraiment si ça va marcher…
L’homme continue à faire tourner la poignée de la porte, sans succès apparemment.
Avec effroi, j’entends alors le son d’une lame s’introduire dans la serrure.
« Son poignard… »
J’ai peur, pour la première fois de ma vie je crois bien.
Enfin, la porte s’ouvre, dans un grincement sonore. Je suis surpris, même si je m’y attendais.
L’homme qui apparaît alors dans l’encadrement de la porte fait accélérer mon cœur si vite… J’espère qu’il va pas exploser sous le coup de la frayeur..
La personne est plutôt grande, apparemment. Un capuchon recouvrant son crane, son visage est caché par un masque blanc, sur lequel est dessiné un visage qui sourit cruellement.
Baissant lentement les yeux, j’apercçois une longue main blanchâtre, qui tient un poignard à la lame ensanglantée.
Un rire glauque, sinistre, suivi d’un coup de tonnerre, au loin.
L’homme masqué avance un pied, puis l’autre… A chacun de ses pas, j’ai envie d’hurler, de m’échapper de ce cauchemar.
A présent je n’arrive plus à écouter le son des pas, mon cœur bat tellement vite…
Lorsque j’estime qu’il est à peu près à notre hauteur, je prends mon courage en main.
Tant qu’à mourir, autant mourir dignement !
Après avoir hurlé « maintenant ! », signe que le moment d’exécution du plan est arrivé, j’enjambe le canapé, et je me précipite hors du salon.
L’inconnu n’a pas refermé la porte, je m’y engouffre donc.
D’un vif coup de pied, je la referme, enfermant ainsi l’inconnu.
-La classe ce plan, hein Alex ? Alex ? Alex…
Alors, je comprends :
Je suis trop con, j’ai oublié de lui exposer mon plan… Pas étonnant qu’il ne soit pas avec moi…
Mais alors..
« Il est resté avec le fou ! »
J’ouvre alors la porte et, à présent habitué au noir, je les distingue tous deux : l’homme en noir est agenouillé devant Alex, livide est blanc comme un linge.
Je cours, je crie...
-Arrêtez !
L’inconnu décrit un arc de cercle avec son bras droit pour m’écarter… La lame de son poignard travers le long de ma joue..
-Alex ! Viens !
Le pauvre ne se le fait as dire deux fois… A son tour, il enjambe le canapé, et nous voilà tous deux dans le couloir, le cœur battant à tout rompre…
-Où… Où est-ce qu’on va ? suffoque-t-il.
En entendant le son des cloches morbides à l’étage, je ne réfléchis pas trop longtemps :
-A la cave !
On s’engouffre donc là-dedans, verrouillant la port de l’intérieur, calant une porte contre la poignée. Attrapant une lampe de poche au passage, j’éclaire l’escalier sombre qui descend au sous-sol.
La cave est séparée en 3 parties : la plus grande où est garée notre voiture, une autre où sont placées diverse étagères conservant du vin ou de la nourriture, et enfin une dernière partie, plus petite que les autres, un coin « buanderie ».
Dans cette pièce, il y a simplement un sèche linge ainsi qu’une machine à laver.
C’est ce denier endroit que nous choisissons, Alex et moi, pour faire le point.
L’homme en noir lui a planté son poignard dans l’avant-bras gauche pendant la lutte… Ca saigne, mais heureusement, c’est pas profond, d’après ce que je peux en juger…
Moi, c’est une longue et fine coupure qui traverse ma joue droite.
-Bon alors… On est seuls avec un tueur fou dans une maison où il y’a plus aucune lumière…
C’est à ce moment qu’un cri aigu, inhumain, strident, retentit quelques mètres derrière la porte…