Longperrier
Le lycée Charles-de-Gaulle au bord de la grève générale
LA FAÇADE blanche et moderniste du lycée Charles-de-Gaulle à Longperrier cache un ras-le-bol général. Les surveillants ont ouvert le bal des protestations hier en se mettant en grève pendant toute la journée. Les enseignants et le personnel technique devraient suivre demain puisqu´ils ont maintenu leur préavis de grève.
Quant aux élèves, ils ont fait circuler un tract appelant à se mobiliser demain et à sécher tous les cours vendredi. Tous dénoncent les dysfonctionnements de la cantine, du centre de documentation et réclament davantage de personnels techniques, de surveillants et de moyens matériels. « On a plein de problèmes dans le lycée, lâche une élève de terminale littéraire. Il y a des trous énormes dans les plafonds. On fait une heure de queue à la cantine le midi. Et on déjeune dans des assiettes en plastique, faute de personnel pour laver la vaisselle. En plus, l´accès au centre de documentation est très restreint. »
Une forte poussée démographique
A l´origine de cette crise, la présence de 1 470 élèves dans un établissement conçu pour en accueillir 1 000 environ. Huit classes en préfabriqué ont été installées par la région aux rentrées 2004 et 2005 pour assurer les cours. Mais la cantine, fréquentée quotidiennement par 1 400 élèves, n´est pas extensible à l´infini. « Le secteur fait face à une poussée démographique inégalée, explique Elizabeth Gourevitch, vice-présidente à la région en charge des lycées, qui a participé une réunion sur ce sujet avec le rectorat et les élus Elocaux le 15 novembre. Les équipements ne peuvent pas suivre. » Le lycée comptait moins de 500 élèves à son ouverture il y a dix-sept ans. Outre cette surpopulation, le lycée Charles-de-Gaulle a fait face à une série d´incidents depuis la rentrée. Le 30 septembre, l´un des préfabriqués, mal ajusté par rapport à l´escalier, s´est mis à trembler et a été évacué provisoirement. Un feu d´origine criminelle a été déclenché dans une poubelle le 12 novembre dernier, conduisant à la suppression de la plupart des poubelles dans le lycée. Enfin, sur la trentaine de personnels Atoss chargée notamment d´assurer la restauration, cinq sont absents. Du côté de la direction, on assure lutter sur tous les fronts. « Nous venons de recruter un nouveau surveillant et un second est sur le point d´arriver, répond le proviseur, Christian Alaphilippe. Nous avons allégé leur charge de travail ainsi que leur contribution au centre de documentation. Pour ce qui est des enseignants, nous leur avons fait des propositions lors d´une assemblée générale ce matin (hier) pour éviter la grève. Toutefois, si elle avait lieu, nous ferons tout pour assurer le déjeuner car beaucoup d´élèves viennent de loin. »
Bon c´est pas grave c´est ça le texte 