Strasbourg - Paris S.G. : 1 - 1
Il n y a pas eu de miracle. Le PSG n´a pas réussi à s´imposer à Strasbourg. Pourtant, tout a été fait, par Guy Lacombe, pour parvenir à glaner les trois points. Le remplacement de Rodriguez par Mendy doit être pris comme tel : pour gagner, l´équipe de la capitale n´avait pas besoin de son feu-follet gaucher, auteur d´accélerations, une nouvelle fois décisives. Il avait besoin de Mendy son feu-follet ne sachant pas utiliser ses pieds.
Il est vrai que s´imposer chez l´avant-dernier du championnat, amputé de dix de ses joueurs, résultait de l´impossible. Le RCS, cette équipe irrésistible à domicile où il a fait tomber Metz, n´a pas eu trop de mal à contrecarrer les projets de jeu qui rendent jaloux la Seleçao.
Pour parler sérieusement, c´est évidemment une mauvaise affaire que réalise le PSG. Ce match en retard était l´occasion de revenir à la quatrième place, à proximité de Lille, son adversaire de dimanche. Les talentueux hommes en rouge, en ce mercredi soir, préfèrent garder leurs distances avec les équipes de tête.
Pauleta première
Il y avait pourtant de l´envie dans les discours d´avant-match. Force est de constater que dans les salles d´interview, on se débrouille mieux que sur la pelouse. Yepes disait ainsi qu´il fallait " améliorer les entames de match ". Il a été entendu par Armand, qui dès la 4e minute, offrait une passe à Nemeth : le slovaque mettait Alonzo à contribution. Yepes se mettait en application pour contredire ses belles paroles, en compagnie de Rozenhal : la remise de la tête de Farnerud, après un centre de Nemeth, laissait Amara Diané, seul à portée de fusil des cages, qu´il ne manqua pas (1-0, 13e).
Ce but ne changea pas grand chose au niveau de l´envie parisienne : il freina les ardeurs strasbourgeoises, ce qui donna l´impression que Paris revenait dans la partie. Et, il revenait au score, vingt minutes après l´ouverture du score : Farnerud commettait l´irréparable juste à l´extérieur de sa surface : comme depuis deux ans et demi, mais sans réussite, Pauleta prit le ballon mais expédia cette fois-ci le cuir au fond des filets de Puydebois (1-1, 31e). On peut se poser la question : que serait le PSG sans son attaquant portugais ? Auteur de son seizième but de la saison, le premier sur coup-franc, Pauleta devient Monsieur 50% des buts parisiens à l´extérieur (trois sur six) mais aussi des buts parisiens, voire plus (16 sur 31).
Avant la mi-temps, les deux équipes s´offraient, chacune, l´occasion de mener au score. C´est d´abord Bueno, qui fétait sa première titularisation (en fevrier !) , qui plaçait une tête sous la barre que Puydebois réussit à bloquer. Dans la foulée, Diané ridiculisait les défenseurs parisiens, un à un, s´offrait une course sans fin, évitait Alonzo mais mettait son ballon hors-cadre, de peu. Avec cette magnifique occasion, le match se terminait.
Le match, en effet, et non pas la mi-temps. Les quarante-cinq minutes suivantes était assez pauvres : Rodriguez répondait à Diané en s´offrant une action similaire, arrêtée irrégulièrement par Loué. Pauleta en a mis un, il aurait pu en mettre un deuxième, mais sa deuxième tentative passa à côté.
Dès lors, plus grand chose à signaler, si ce n´est, rappelons-le, ce maitre coup tactique de Lacombe mettant Mendy à la place de Rodriguez. Il y avait, pourtant, la place de gagner mais cette équipe parisienne est réellement limitée : elle ne joue que vingt minutes à domicile dans un rythme de folie, puis, elle s´éteint. Le but de Pauleta est déjà un miracle, puisque Paris n´avait pas marqué hors de ses bases, depuis la quinzième journée.
N´en demandons pas plus au PSG : cette cinquième place est usurpée.