le point positif pour diawara c´est qu´il veut absolument venir a bordeaux
02/08/07 à 18h54: Diawara "très confiant"
Souleymane Diawara devrait très bientôt être Bordelais, le joueur très confiant, et qui espère être à Bordeaux dès demain, attend maintenant impatiemment un accord définitif entre les deux clubs :
Souleymane Diawara, serez-vous Bordelais la saison prochaine ?
En tout cas, le plus dur est fait. Nous avons trouvé un bon terrain d’entente avec Bordeaux. Je suis très content que cela ait pu se faire rapidement. Maintenant, il ne reste plus qu’aux deux parties, Charlton et Bordeaux, à se mettre d’accord pour que je sois dès demain (vendredi) en Gironde. Samedi au plus tard. Je suis très confiant car j’ai eu le coach. J’espère juste que ça va se finaliser rapidement. Je serai alors vraiment très, très content.
Depuis quand Bordeaux s’intéresse-t-il à vous ?
Cela remonte à deux, trois semaines je crois. Ils ont pris contact avec mon agent, mais il y a vraiment eu du concret la semaine dernière, au moment où j’ai eu le coach (Ndlr : Laurent Blanc) au téléphone. J’ai aussi parlé à son adjoint, Jean-Louis Gasset, ainsi qu’au président. Ils m’ont exposé leur projet et j’ai adhéré tout de suite car c’est un truc vraiment excitant. Bordeaux est une grosse écurie sur le plan français, et même européen maintenant, donc c’est un honneur pour moi qu’une équipe comme Bordeaux s’intéresse à moi. Quand le coach m’a exposé son projet, je n’ai donc pas hésité une seconde et j’ai foncé.
Vous attendiez-vous, après cette année à Charlton, à ce qu’un club comme Bordeaux vous fasse les yeux doux ?
Non, c’est clair. Je ne pensais pas du tout à ça. Je me disais bien qu’une équipe de L1 allait se présenter, mais Bordeaux, je n’aurais jamais imaginé. Maintenant que c’est le cas, j’espère que ça va se faire le plus rapidement possible.
Vous comprenez que les gens se demandent ce que vous êtes parti faire à Charlton ?
Oui, bien sûr. Maintenant, il faut faire des erreurs pour apprendre. Certes, je voulais goûter à un autre championnat, surtout le championnat anglais, mais je n’aurais pas dû me précipiter dans mon choix pour venir à Charlton. Ç’a été une année difficile car il y a eu en plus trois changements de coach dans la saison. Le coach qui me voulait (Iain Dowie) s’est fait licencier. Quand ça se passe comme ça, ce n’est pas évident pour le joueur, surtout quand il est étranger et que le coach est anglais.
Est-ce un regret ?
Non, je ne dirais pas ça non plus car je ne regrette pas d’être venu ici. Ça s’est présenté, j’ai pris et voilà. Ce qui est fait et fait, tant pis. Parfois, il y a des discours qui sont vraiment séduisants et quand vous parlez avec quelqu’un qui vous veut absolument et montre beaucoup de détermination, ce n’est pas facile de dire non. Après, ça ne s’est pas passé comme je le voulais, ce n’est pas grave, ça me servira de leçon. C’est ma faute, j’assume, il n’y a aucun problème.
Sportivement, vous êtes-vous tout de même éclaté ?
Les premiers mois, ç’a été un peu galère. J’ai eu du mal à démarrer car le jeu anglais est différent de celui que j’avais connu en France. Mais une fois que j’ai commencé à vraiment comprendre le jeu, je me suis bien éclaté. Les six derniers mois, je me suis vraiment éclaté.
Qu’est-ce qui vous a posé problème durant les six premiers mois ?
Je jouais « à la française ». Je prenais le ballon, je le conservais, je prenais mon temps. Alors qu’eux, non, ils dégagent direct devant et cherchent l’attaquant. Le jeu à l’anglaise d’une équipe moyenne quoi. Aujourd’hui, je joue plus vite. Le premier coach, celui qui me voulait, a essayé de faire en sorte que je m’adapte vite, mais ce n’est jamais facile. Même Didier Drogba, quand il est venu, a eu besoin d’un temps d’adaptation. Shevchenko, Ballack pareil. Regardez aujourd’hui comment Drogba se ballade. Il n’a rien lâché. Il savait que ce n’était pas du tout le même championnat qu’en France.
Seriez-vous resté à Charlton si le club s’était maintenu ?
Je ne sais pas. Vraiment. Mais quand une équipe comme Bordeaux se manifeste, que vous soyez en première division ou pas, vous y réfléchissez quand même. En plus, le challenge de retrouver l’Europe, tout ça, c’est très excitant.