TRAQUE DU CHASSEUR
Le 20ème jour de Sombreciel, la plupart des combattants vont dans les magasins, où les armes sont à moitié-prix toute la journée. C´est malheureusement aussi l´occasion pour de jeunes inconscients d´acheter leur première arme et de provoquer des bagarres dans la rue.
C’est aussi la pire journée pour un vampire, car il doit rester cloîtré dans son antre durant toute la journée pour ne pas se faire apercevoir pars une foule massive qui se déchaine dans les rues de la ville.
J’entendis des pas hésitant venir vers moi, je me retournais et vis Arhin se dirigeant vers moi d’un air peu assuré, sa tête baissée ne pouvait être qu’un mauvais présage, il s’arrêta un instant et remua ses lèvres, comme si il répétait un texte :
-En fait, il faut que je te rende tes dagues, elles ont eut quelques problèmes.
Il releva sa tête, elle était couverte de suie, il me tendis plusieurs tiges de métal fondu, c’était incroyable de voir le changement entre de magnifiques dagues d’ébène et des barres de fer fondues, je lui jetais un regard meurtrier tendis qu’il m’observait avec des yeux de chien battu.
-Commet a tu…
-Je n’y peu rien, c’était un mage spécialisé en destruction.
Je lui jetais un des bouts de métal pendant qu’il s’enfuyait en courant, je devais profiter de la réduction qu’offraient les marchant d’arme.
La nuit venue, je buvais une bouteille de sang et m’apprêtais a sortir du sanctuaire, j’entendis deux personnes venir derrière moi, en me tournant, j’aperçut Vicente suivis d’Arhin qui avait toujours un air terrorisé, Vicente m’offrit un de ses sourires blafard et commença a parler d’une voie presque heureuse.
-Je vois que vous aussi vous vous rendez a l’extérieur, j’aurais un contrat a vous confier, mais attendons d’être dehors.
Nous avançâmes jusqu´à la sortie de la maison abandonnée et ouvrîmes la porte, Vicente passa son bras devant ses yeux pour éviter la lumière des lanternes, après l’avoir retiré, il cligna des yeux un instant puis inspira une bouchée d’air frais, il semblait ravis.
-Cela fait bien longtemps que je n’ais plus pus apercevoir la moindre lumière vive, j’ai l’impression de passer d’une vie a une autre.
Les phalènes qui tournoyaient autours des lanternes offraient un spectacle magnifique, de nombreux guerrier combattaient sous la lueur des lampes, entouré d’une foule de parieur, l’odeur était celle que l’on pouvait apprécier dans une fête comme dans une autre mais les clameurs des marchand d’armes rappelaient que le combat était a l’honneur, je voletais d’une échoppe a une autre sans faire attention au activités de mes deux compagnons, je finis pars trouver mon bonheur dans plusieurs merveilleuses dagues d’ébène, je les achetais a un prix raisonnable, en me retournant, je m’aperçut que mon frère était en plein combat contre un jeune nordique, le combat me semblait inégal, je me plaçait au côté de Vicente qui observait avec un sourire légèrement félin qui semblait exprimer sa satisfaction de voir une telle lutte, même si le fait qu’elle soit gagnée d’avance rendait la situation légèrement amère, il me donna un léger coup de coude pour attirer mon attention et fit un signe de tête vers un groupe d’homme colossaux qui observaient un combat qui se déroulait plus loin :
-Vous voyez le khajiit là-bas, c’est un Cathay-raht, c’est votre cible.
-Vous parlez de la montagne de muscle ?
-Oui effectivement, sa taille peut paraitre impressionnante mais pensez que ce n’est qu’un grand chat.
-Si c’est comme ça que vous considérez frère Mjaar-dar alors sa mauvaise humeur ne m’étonne pas le moins du monde.
-Notre frère est différent de cette brute épaisse et de plus, celui-ci est un cas parmi les khajiit.
Je tentais de continuer ma discussion avec Vicente mais j’entendis un bruit sourd non loin de moi ; c’étais le jeune nordique qui venait de jeter mon frère pars terre après que celui-ci lui ait lacéré le visage d’un coup de dague, le sang ruisselait de la blessure du nordique que mon frère avait mis en fureur, normalement les combats n’étaient pas a mort mais là le nordique était dans un tel état de rage qu’il ne prêtait plus la moindre attention au règles, il leva sa dague pour frapper son adversaire, je tendis le bras et rejetais mon frère vers l’arrière, la dague se planta juste a l’endroit où aurait du se trouver sa tête, bien sûr elle ne parvint qu’a s’enfoncer dans le sol, le nordique me lança un regard furieux, il décrocha sa dague du sol et tenta de me lacérer la gorge.
Je lui offrit un magnifique coup de poing en réponse à ses avances, il s’écroula sur le sol, Vicente parut pousser un rire caché pars une main qui recommençait a prendre une texture blanche et vampirique, il me lança un dernier sourire et s’enfonça dans l’entrebâillement de la porte de la maison abandonnée.
Je parti m’assoir sur un banc, les clameurs de la fête s’élevaient vers le ciel et durant plus d’une heure, je regardais la lune, entourée d’étoiles, je me perdis dans mes pensée, jusqu’au moment ou je vis un flocon de neige se détacher du ciel, d’autre suivirent, en quelques secondes il se mit a neiger abondement, il était temps d’exécuter mon contrat, je suivis discrètement le khajiit jusqu´à l’auberge du pont de cheydinhal, il entra et demanda une chambre, je préférais rester a l’extérieur, même si l’air glacial engourdissait mes membres, il était temps de mettre mon agilité en pratique, je montais sur une pierre couverte pars l’ombre d’un arbre et m’accrochais a une branche, en quelques instant j’étais assis dessus, je me levais précautionneusement et commençais a avancer sur la branche, j’avançais comme un funambule vers les rempart de la ville, arrivé a l’extrémité de la branche, je bondit sur le mur, une pierre se brisa sous mon poids et me fit glisser dans le vide.
J’eus juste le temps de m’agripper a un morceau de la roche, je sentis ma poitrine claquer contre la pierre froide, j’eus le souffle coupé durant quelques secondes et quand l’air s’infiltra a nouveau dans mes poumons, ma respiration était haletante, je grimpais sur le rempart avec des gestes saccadé et m’appuyais contre un muret pour reprendre mon souffle, maintenant, je ne pouvais plus faire confiance qu’a mon acrobatie, cela aurait été plus simple de me transformer en chauve-souris et de rentrer discrètement dans sa chambre mais ou serait le plaisir d’un travail bien accomplit.
Je bondissais sur une tour et observait les prises que je pourrais prendre dans la roche au cas où je tomberais, après une brève inspection des murs, je sautais sur le toit de l’auberge, je faisait accidentellement tomber quelques tuiles en me penchant sur le rebord de la toiture et me laissais pendre dans le vide, j’eus de légères difficultés a ouvrir la fenêtre mais le résulta était bien la, j’entrais sans faire le moindre bruit et me penchais avec ma dague d’ébène sur sa gorge, avant que je n’ais eus le temps de lui trancher la gorge, il bondit de son lit d’un geste souple et évita sans la moindre difficulté le tranchant que se penchait sur sa gorge, il n’eut aucun problème a me soulever du sol et a me tenir a bout de bras, il devait faire environ une cinquantaine de centimètres de plus que moi, ses yeux jaunes rageurs étincelaient dans l’obscurité, il resserra sa prise autour de ma gorge, je sentis ses longues griffes pénétrer ma chair, je détestais cette position, elle me rappelait de trop mauvais souvenirs, il rapprocha ses dents pointues de ma gorge, je fermais les yeux, ce ne serait surement pas un très beau spectacle de se faire broyer la tête a coup de dents.
Il poussa un hurlement de douleur, je rouvris les yeux ; une flèche s’était plantée dans son épaule, il me jeta pars la fenêtre, je me retrouvais allongé sur le sol, la gorge sanglante, mon frère se pencha sur moi et m’aida a me relever, j’entendis un rugissement et vis le khajiit passer pars la fenêtre, j’eus tout juste le temps de me pousser sur la droite pour qu’il ne m’écrase pas sous son poids, je jetais ma dague d’ébène vers sa tête mais il se détourna et reçu toute la puissance de choc dans l’épaule, une fontaine de sang jaillit de son bras bientôt suivit d’un puissant hurlement, il plaqua sa main sur la blessure et sortit de la ville en courant, le sang fumait dans la neige fraichement tombée, laissant une preuve implacable qu’une bataille s’était déroulée ici, les gardes n’allaient pas tarder a arriver, nous nous lançâmes sur les traces du khajiit, suivant les sentier tortueux du bassin de Nibenay, après plusieurs jours de traque, nous arrivâmes a la frontière d’Elsweyr. Son terrain de chasse.