et voila la suite 
bonne lecture à vous !! !
Chapitre 26 : Révélations
- Non, ce n’est pas possible !
- Qu’y a-t-il ? me demanda un de mes camarades.
Il me fallu un certain moment dont je ne saurai dire la durée pour que je me rende compte que j’avais prononcé à haute voix ce que je voulais dire dans ma tête. Ce laps de temps passé, il m’en fallu encore un autre pour enregistrer ce que venais de dire mon camarade, puis, enfin remis de tout ça, je lui répondis enfin :
- Venez voir, c’est de la plus haute importance. Venez tous voir, et que quelqu’un amène une datacarte.
Les hommes se levèrent et se dirigèrent vers leur supérieur, à moitié intrigués, et à moitié inquiets de ce que le colonel pouvait leur dire.
Lorsqu’ils furent arrivés à ma hauteur, l’un d’eux – mon second -, mais tendit sa datacarte, que je pris, puis, la gardant dans ma main, je leur montrai l’écran. Après avoir fixé l’écran, ils me regardèrent d’un regard que je traduis par « c’est du Goa’uld ». C’est alors que je me souvins qu’aucun d’eux ne parlait cette langue. Pour simplifier les choses et éviter d’avoir à leur traduire tout le texte ; j’insérai la datacarte dans le lecteur de l’ordinateur, puis, je téléchargeai les fichiers. Ceci étant fait, je lançai la traduction en Terrien, ce qui pris pas moins de deux minutes. Ce temps passé, je projetai le texte sur le mur opposé au moyen d’une technologie implantée directement dans l’appareil. Mes hommes s’approchèrent pour mieux voir, et lurent le texte :
« Plan d’invasion Alpha 447, classé confidentiel.
Le plan suivant a été élaboré par son Ultime Majesté dans le seul et unique but de venger les nôtres, de ces traîtres de Tau’ris, ainsi que de ces Shol’vas.
Pour ce faire, il a envoyé engagé des espions à notre cause au sein même de la Tau’ri afin de l’aider dans sa quête.
Ces espions, eux, ont pour but de tenir informé sa Majesté des actes militaires et politique de nos ennemis. »
Ce texte, ou du moins, cette partie du texte, m’avait abattu, ainsi que, je le supposait, le reste de mon équipe. Ce signifiait que nous étions trahis. Et cela depuis peut-être des décennies !
Nous n’eûmes pas le courage de lire la suite, ni le temps d’ailleurs, car nous entendîmes une patrouille de Jaffas approcher. Dans un réflexe instinctif du fait de notre enseignement militaire, nous reprirent nos armes, et nous mîmes en position autour de la porte, prêts à ouvrir le feu si nécessaire.
Mais les pas commencèrent à s’éloigner, jusqu’à ne plus se faire entendre du tout. Après avoir regardé mon détecteur de signes de vie, j’assurai mes hommes d’un signe de tête que les Jaffas étaient repartis.
Une longue période d’attente s’engageai, mais les hommes eurent tout le temps pour lire le texte, mais c’est alors que par une manœuvre tout à fait aléatoire, un des militaire fit coulisser la porte à nouveau, de la même façon que lorsqu’elle s’était ouverte pour la première fois.
Profitant de l’occasion, nous nous glissâmes à l’extérieur, puis reprîmes notre avancée. Je regardai ma montre : cela faisait une demi-heure que nous avions été téléporté dans ce vaisseau, et nous n’étions qu’à la moitié de notre parcours. Le délai avait été fixé à une heure. Ajouté à cela un quart d’heure de délai supplémentaire pour achever la mission et se faire téléporter, on obtient un résultat qui risque d’être difficile à atteindre, mais qui reste encore faisable.
Au bout de quelque vingt-cinq minutes à avancer, nous arrivâmes enfin devant la salle du générateur de bouclier, une salle qui était gardée par une dizaine de gardes, ainsi que trois Jaffas spécialisés dans l’entretien du générateur.
D’un signe de la main, j’indiquai à mes hommes la procédure à suivre. L’un de mes hommes sortit de sa poche une capsule, tandis que nous autres nous préparâmes à éliminer les survivants. Cette capsule contenait en fait un poison tuant les symbiotes, une technologie déjà utilisée au temps de SG-1. Sur mon ordre, la capsule fut lancée, libérant le poison mortel inodore dans la salle. Les gardes Jaffas s’effondrèrent, comme endormis.
Avec une rapidité et une efficacité hors du commun, nous nous mîmes au travail. En deux minutes, tous les dispositifs étaient en place. Ce fut alors le moment pour nous de nous replier à bonne distance des explosifs, pour éviter qu’un d’eux ne se téléporte avec nous à bord du Ret’yu. Au bout d’une minute de marche, j’enclenchai enfin ma radio éteinte depuis presque une heure :
- Ici Alpha Un, j’appelle le Ret’yu, je répète : ici Alpha Un, j’appelle le Ret’yu, à vous.
- Ret’yu à Alpha Un, nous vous recevons, à vous, fit une voix non humaine dans ma radio.
- Mission accomplie, dispositifs parés, attendons d’être téléportés, répondis-je à l’officier.
- Bien reçu, entamons procédure de téléportation.
Pendant une dizaine de secondes, le silence radio fut maintenu. Au bout de ce temps, la voix parla de nouveau dans la radio :
- Ici Ret’yu, procédure de téléportation dans six, cinq, quatre, trois, deux, un, téléportation.
La téléportation utilisée était de type Asgard. Lorsque l’officier prononça le mot « téléportation », une lueur blanche éclatante nous entoura, puis, nous fit disparaître, pour nous faire réapparaître quelques secondes plus tard dans la salle de contrôle du Ret’yu. Tous les autres groupes étaient déjà arrivés, et n’attendaient plus que nous.
Ce fut le Général Ferdo qui prit la parole :
- Vous voila ! Nous allons pouvoir enclencher la procédure de mise à feu.
Puis, ce tournant vers un homme humain, il ajouta :
- Enclenchez la procédure.
Ce dernier acquiesça, puis exécuta les ordres.
Cette procédure allait faire sauter tous les dispositifs simultanément, afin d’empêcher l’ennemi de répliquer, ou de désactiver les engins.
Sur l’écran géant de la salle, les chiffres défilaient. Lorsque le zéro s’afficha enfin, une réaction en chaîne s’engagea dans le vaisseau mère ennemi.
Pour quelqu’un n’ayant pas connaissance de la situation, ces explosions auraient pu paraître magnifiques, semblables au feu d’artifice qui avait été tiré pour célébrer ce que tout le monde croyait être à l’époque la Victoire sur les Goa’ulds.
Pour quelqu’un sur le pont du Ret’yu ou des autres vaisseaux terriens, ou encore quelqu’un allié ou partisan de ce peuple, ces explosions étaient un signe de vie, de joie, des explosions qui mettaient hors d’état de nuire le plus puissant navire de la flotte ennemie.
Mais, pour quelqu’un dans le croiseur ennemi, ou un des partisans de ce camp, c’était une véritable catastrophe ! Des milliers d’heures à réunir une force de frappe suffisante pour cet assaut, des milliers d’heures d’entraînement, des milliers et des milliers de soldats perdus. Une véritable catastrophe ! Mais pendant que l’on fêtait cet évènement d’un côté, de l’autre, la colère était de plus en plus présente…