voila, je viens de le finir à l´instant.
je m´y suis mis à fond, j´ai donné tout ce que je pouvais pour ce chapitre ; et j´espère qu´il vous plaira .
bonne lecture!!!
Chapitre 27 : Entre devoir et sentiments
Et la bataille reprit de plus belle : les chasseurs se battaient avec encore plus d’ardeur, les tourelles pilonnaient sans relâche, mais la fatigue commençait à envahir le champs de bataille.
Mais telle n’était pas la préoccupation du Général Ferdo ; commandant en chef du Ret’yu. Le chef du commando Alpha – Alpha un – lui avait présenté la datacarte contenant l’enregistrement pris sur le croiseur amiral ennemi.
« Comment est-ce possible ? Depuis tout ce temps, et nous n’avons rien vu », avait-il dit alors qu’il venait de finir de lire.
- Mon Général, je pense que nous devrions envoyer cet enregistrement à la Base Centrale afin qu’il soit communiqué à l’Etat-major, suggéra Alpha un – Jeyraimy (Jérémy en Nouveau Terrien) de son vrai nom.
- Oui, c’était mon intention, répondit le Général.
Il se tourna vers un officier responsable des communications, et ordonna :
- Officier, ouvrez-moi un canal avec la Base Centrale, niveau de sécurité 6.
- A vos ordres, mon Général.
Ce qu’il fit. Lorsque la communication s’activa, le Chef du Conseil de la Terre apparu, et sa voix se fit entendre :
- Général, vous nous donnez des nouvelles ?
- En partie, répondit-il. Comme vous avez du le remarquer, nous avons détruit leur croiseur amiral, et deux croiseurs sont tombés en utilisant le plan dont je vous ai parlé tout à l’heure ; et bon nombre de chasseurs ont été détruits, alors que nos pertes sont minimes.
- Les nouvelles s’annoncent bonnes, Général.
- Mais ce n’est pas tout.
L’image spectrale du Chef du Conseil laissa paraître une expression quasi indescriptible, alliant surprise et crainte.
- Je vous écoute, dit-il simplement.
A côté du Chef du Conseil, trois silhouettes aussi spectrales que celle de l’homme déjà présent apparurent. Les hommes portaient l’uniforme du Haut Commandement Terrien, un conseil réunissant douze généraux et amiraux hors pair, prenant la plupart des décisions au sein de l’Etat-major.
- Amiral Becks, Général Gryt, Amiral Liyu, nomma Ferdo en se mettant au garde à vous.
Ce fut l’Amiral Becks, un homme d’une soixantaine d’années, mais qui n’en parait que cinquante, qui prit la parole :
- Repos, Général Ferdo.
Ce dernier pris une posture plus agréable, puis l’Amiral reprit :
- Alors, Général, quelles sont ces nouvelles dont vous alliez parler ?
- Voila : comme vous le savez, nous avons envoyé plusieurs équipes pour saboter les systèmes principaux du croiseur amiral ennemi selon le Plan Wraith. Une de nos équipes, l’équipe Alpha, s’est retrouvée par hasard prisonnière d’une salle alors qu’elle tentait d’échapper à une patrouille de Jaffas. Cette salle contenait divers objets, ainsi qu’un terminal d’ordinateur. Après une lecture du texte en mémoire, le chef d’escouade ici présent (il désigna Jeyraimy) a enregistré sur cette datacarte (qu’il montra également) l’intégralité du texte. D’après ce qu’il a pu en lire, il s’agit d’un plan d’invasion de la Terre. Il y était indiqué qu’un certain nombre d’espions à la solde des Goa’ulds étaient déjà passés à l’action sur Terre. Ce n’est pas aujourd’hui que la guerre a débuté, c’est il y a des décennies !
- Ne croyez-vous pas qu’il est un peu exagéré de parler d’une guerre, Général ? demanda l’Amiral Liyu.
- Sauf votre respect, Amiral, intervint le Chef du Conseil, le Général Ferdo a un très bon instinct. J’ai, par le passé, beaucoup fait équipe avec lui, et cet instinct nous a sauvé la vie plus d’une fois, ainsi qu’à des milliers d’hommes et de femmes.
- Dans ce cas, je crois qu’il faut être prêt à tout, dit le Général Gryt d’un air songeur. Nous devons aussi être préparés autant sur le plan moral que matériel. Et je crois que nous devrions nous apprêter – par pure précaution – à décréter la loi martiale et l’état de guerre.
- Je pense que nous devrions réunir le Conseil d’Etat-major ; ainsi que le Conseil de la Terre. Quand nous aurons fini de débattre et serons parvenus à un accord, il nous faudra présenter tout cela au Parlement ; afin qu’il tranche. Je suis quasiment sûr qu’il acceptera nos décisions, mais si tel serait le cas contraire, je crois que vous devrez décréter officiellement la loi martiale.
Ces dernières paroles avaient été adressées au Chef du Conseil ; lequel répondit :
- Je ferai mon devoir.
- C’est entendu, conclu l’Amiral Becks. Général Ferdo, transmettez-nous l’intégralité de cette datacarte sur la fréquence privée AA88-B ; niveau de sécurité 7.
- A vos ordres, acquiesça Ferdo se remettant au garde à vous.
Puis, alors que l’hologramme commençait à faiblir, il ajouta :
- Puisse le destin nous être favorable.
Et ce fut tout. Le Général resta encore quelques temps, environ cinq minutes à songer, songer, et songer. Jeyraimy, qui avait assisté à la discussion, fut le premier à rompre le silence :
- Croyez-vous que cette mesure d’urgence soit vraiment nécessaire ?
Ferdo se tourna lentement vers l’homme, puis répondit :
- Je n’en sais rien. Je n’en sais rien.
- Et qu’est-ce que votre instinct vous dit ?
- Il me dit que beaucoup de sacrifices devront être faits.
Le soldat resta muet, ses yeux regardant le Général comme un fils regarderait son père.
Jeyraimy n’était pas âgé : il n’avait que vingt-et-un ans. Mais déjà tout petit, il savait manier les armes, et était un combattant hors pair. Dès son plus jeune âge, il voulait entrer dans l’Armée ; une cause à ses yeux des plus justes. Il aimait les causes justes, il défendait les causes justes, quelque soient les sacrifices. Il avait l’esprit noble, et l’âme pure. Mais malgré sa grande maturité, ce n’était qu’un gamin. Un gamin entouré de vétérans, qui eux-mêmes avaient été ce gamin. Depuis son entrée dans l’Armée à ses dix-sept ans, Jeyraimy avait été soutenu par Ferdo ; et ce dernier lui avait montré une grande affection. Le Général était comme un père pour lui, il l’avait aidé, soutenu, comme personne n’aurait pu le faire. Ferdo avait était le père mort à la guerre que Jeyraimy avait eu ; tué au combat. Le chagrin et la tristesse eurent raison de sa mère : elle décéda quelques semaines après. Ce fut aussi une cause pour laquelle il s’était engagé ; ainsi, il accomplirait son rêve, honorerait ses parents, tout en étant proche de Ferdo. Mais jusqu’à présent, les deux hommes avaient gardés des rapports plutôt professionnels. Il n’est pas faux que Ferdo invitait quelques fois Jeyraimy, à la cantine, par exemple, ou pendant d‘autres occasions, comme pendant les permissions ; où s’installait alors une atmosphère conviviale, et où les deux hommes se parlaient comme deux amis de longue date. Mais durant le service, ils avaient toujours gardé une relation des plus professionnelles. Mais aujourd’hui, tout était différent. Ferdo plongea son regard dans celui de Jeyraimy pendant quelques paires de secondes qui parurent interminables. Puis, le Général parla :
- Tu as peur ?
« Tu ». Il l’avait tutoyé ; pendant le service, en pleine crise. Aujourd’hui, ce n’était pas l’homme qui était comme son père qui venait de prononcer ses mots. Ce n’était pas le Général Ferdo qui avait parlé à son subordonné ; ni un homme parlant à son protégé. Non, aucun de ces hommes ne venait de faire sortir le moindre son de sa bouche : c’était l’ami qui avait parlé à l’ami. Les yeux de Jeyraimy brillaient ; les larmes étaient prêtes à en sortir. Ferdo s’approcha de lui, et le soldat baissa la tête. Par honte ? La honte d’avoir déçu l’homme qui avait toujours été là, qui avait toujours tout fait ? C’était un sentiment inexplicable ; indescriptible.
Le Général prit Jeyraimy dans ses bras. Celui-ci ne résista pas. Etonné, mais réconforté. Ferdo lui glissa à l’oreille :
- Tu n’as pas à avoir peur, Jeyrai (diminutif de Jeyraimy).
- Je sais que je vous ai déçu. Je suis un militaire, je ne dois pas me montrer faible.
- La peur n’est pas une faiblesse. Nous avons beau être des militaires, nous sommes des humains avant tout. Quand tu comprendras ça, tu n’auras plus honte de tes sentiments.
Il leva les yeux pour croiser ceux qu Général. Cette fois aussi, ils brillaient ; mais pas pour les mêmes raisons : ils brillaient à cause de l’admiration qu’il avait pour cet homme, ce Général, ce père.
- Maintenant, nous avons une mission ; tu te sens prêt ?
Il recula d’un pas décidé, manquant de déséquilibrer Ferdo qui retira ses bras juste à temps pour ne pas tomber. Puis, il dit en se mettant au garde à vous :
- Je suis prêt, mon Général.
- Repos, Lieutenant Kater – de son nom de famille. Après la mission que vous avez accomplie, vous devez être fatigué. Allez prendre du repos avec vos hommes.
- A vos ordres, mon Général.
Durant ce dernier échange de paroles, ce n’était plus des amis que se parlaient, mais encore une fois, le Général et son subordonné. L’homme alla rejoindre ses camarades, puis les entraîna vers le couloir ; prenant la dernière place. Alors qu’il allait disparaître de la vue de Ferdo, il se retourna, et, le temps d’un sourire et d’un hochement de tête, ils redevinrent des amis ; puis, le Lieutenant disparu ; et le Général repris sa tache.