Après les fameux Bûcheron, Tunnels ou Ambulance Simulator 2011, il est grand temps de parler de l'un de leurs confrères, s'intéressant cette fois-ci aux aéroports ! Si enfant, la gestion d'un aéroport vous fascinait, lisez donc les lignes qui suivent afin de savoir pourquoi Aéroport Simulator 2011 vous est largement déconseillé !

Aéroport Simulator 2011 a au moins un mérite : à première vue, la gestion y semble poussée, et le joueur pense qu'il devra s'y investir sans compter pour tenter d'organiser l'aéroport qu'on lui confie. Car vous endosserez le rôle du directeur d'un aéroport en difficulté, qui devra tout d'abord redresser lui-même la barre en tenant toutes les casquettes à la fois, et en se chargeant donc de toutes les tâches relatives aux avions arrivant sur cette fameuse plate-forme. Dès le début, on vous lâche sans vous donner de trop amples explications, vous comprenez simplement qu'il faudra exécuter une à une les actions apparaissant dans une fenêtre en haut à droite de l'écran. Après quelques tâtonnements et deux ou trois vociférations, on comprend enfin le principe (qui nous est plus ou moins rappelé dans le menu Aide) : il s'agira de cliquer sur chaque tâche (toutes chronométrées) puis sur piloter, pour passer de la vue générale de votre travail au pilotage du véhicule concerné par l'activité en question. A chaque fois, une énorme flèche jaune vous indique où vous rendre et vous garer. Ceci fait, l'action est automatiquement lancée, et vous n'aurez plus qu'à en effectuer une autre, ou à attendre... car oui, des temps morts font souvent leur apparition, surtout au début du jeu. Plus tard, lorsque vous aurez plusieurs avions à gérer, stationnés aux 8 portes disponibles, les pauses se feront un peu plus rares. Mais le titre restera toujours aussi peu exaltant, votre job se résumant à de la conduite de véhicules se déplaçant plus lentement qu'un escargot.


- Graphismes7/20
Si Aéroport Simulator 2011 tend à relever le niveau, par rapport à la plupart des autres softs du genre, on ne pourra quand même pas passer outre son aspect technique totalement dépassé, surtout au niveau de la gestion des collisions !
- Jouabilité2/20
Ne paniquez pas lorsque vous verrez l'interface austère et le tableau de la mort à soixante-dix entrées. Finalement, le concept est plus que basique, il suffira de piloter des véhicules d'un point A à un point B, avant d'avoir assez d'argent pour faire faire ces travaux fastidieux par des employés. Du coup, vous passerez votre temps à regarder, en sélectionnant les tâches à effectuer les unes après les autres. Autant dire que vous vous ennuierez très rapidement.
- Durée de vie5/20
Comment noter ce critère alors que cinq minutes de jeu auront suffi pour sentir poindre l'ennui ? Disons simplement que si vous en avez le courage, vous pourrez passer quelques heures à améliorer (trois fois) chaque véhicule, avant que la partie se termine...
- Bande son6/20
L'unique musique ponctuant vos allers-retours ne vous donnera pas non plus la patate, puisqu'elle ressemble à s'y méprendre à une musique d’ascenseur. Mention spéciale au bruit de la pluie qui perdure même lorsque les gouttes ont cessé de tomber.
- Scénario/
Au final, Aéroport Simulator 2011 ne fait pas mieux que ses compagnons d'infortune, en proposant un gameplay réduit à sa plus simple expression. Même les amateurs d'avions, d'aéroports et de véhicules en tout genre n'y trouveront pas leur compte, les actions étant bien trop répétitives pour passionner les foules.