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Duke Nukem : Critical Mass
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L'avis de pixelpirate
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Journaliste jeuxvideo.com
08 avril 2011 à 17:40:14
2/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (22)
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5.2/20
Test Duke Nukem : Critical Mass

Duke Nukem : Critical Mass : Trailer de lancement

66 681 vues

Duke Nukem : Critical Mass, ça sentait mauvais dès le départ. Initialement annoncée comme le premier volet d'une trilogie prévue sur DS et PSP, cette variante de Manhattan Project, plusieurs fois repoussée, ne sort finalement que sur la portable de Nintendo, amputée de la mention "Trilogy", signe qu'elle devrait finalement rester orpheline. Et au vu du désastre, ça vaut beaucoup mieux.

Duke Nukem : Critical Mass

Alors que l'attention des fans de Duke Nukem est focalisée sur la sortie de Forever le 10 juin prochain (cette phrase sera mise à jour dès le prochain report), Deep Silver profite de l'engouement autour du personnage pour faire du pied aux possesseurs de DS. "Eh, les jeunes, ça vous dirait de jouer à Duke Nukem sur votre portable préférée ? Y'a de la castagne et des babes, et comme Duke n'a plus de bubble-gum, il va botter des culs en disant tout plein de gros mots !". Manque de bol, Critical Mass, c'est juste une bouse intersidérale comme on n'en avait pas vu depuis longtemps. Comment ça, on casse trop vite le suspense ? Il y en a qui n'ont peut-être pas envie de se farcir les quatre prochains paragraphes pour mesurer l'ampleur du désastre. Bon, en même temps, on vous invite quand même à les lire, parce qu'on va sacrément rigoler !

Duke Nukem : Critical Mass
Qui est le plus moche : cet alien paraplégique ou le décor autour de lui ?
Duke Nukem a beau fumer de gros cigares, le scénario de Critical Mass tiendrait plutôt sur un fin papier à cigarettes. Un agent de la Force de Défense Terrestre a été envoyé dans le futur pour veiller à la sécurité de la planète, mais il n'est jamais revenu. On demande alors à Duke d'entreprendre le même voyage temporel, qui va confirmer les craintes de ses supérieurs : des aliens emmenés par un certain Morphix, envahiront prochainement la Terre. Duke ne comprend pas trop ce qu'ils veulent, mais ce n'est pas bien grave, tant qu'il peut les atomiser en plaçant certaines de ses répliques cultes. On apprécie d'ailleurs de retrouver son doubleur officiel, qui assure avec brio le fan service même si la censure a encore fait des siennes ("Je dois botter des culs" devient "j'ai des rotules à péter", ce qui est tout de même moins dans l'esprit). De toute façon, les compliments s'arrêtent là. Tout le reste est à jeter. Depuis la diffusion des premières captures, on savait que Critical Mass prendrait, comme Manhattan Project en son temps, la forme d'un jeu de plates-formes old school de type run & gun. Mais jamais on ne se serait douté que le voyage temporel de Duke l'amènerait à régresser jusqu'à la préhistoire vidéoludique (serait-ce un coup d'Emmett Brown ?). Dès les premières minutes de jeu, on a l'impression de prendre en main un mauvais titre des années 80. On retrouve certes le bestiaire typique de la série, tout un tas d'armes qui dépotent, la possibilité de libérer des babes et une palette de mouvements plutôt bien fournie (Duke peut s'accroupir, sauter, grimper, tirer et donner des coups de pied). Mais la maniabilité est rigide, les combats sont mous et l'action est archi-répétitive.

Duke Nukem : Critical Mass
Il faut jouer des gâchettes pour afficher les ennemis hors-champ.
Vos adversaires, qui bénéficient de la réactivité d'un Doc Gynéco qui se réveillerait au petit matin avec la gueule de bois, commencent toujours à vous tirer dessus alors qu'ils sont hors champ (s'il ne le font pas, c'est qu'ils sont de dos : la moitié des ennemis vous tournent le dos, à croire qu'ils ont envie que vous leur bottiez le cul pour en finir le plus vite possible !). C'est particulièrement agaçant car cela vous contraint à utiliser en permanence les touches de tranche, qui permettent de tourner la caméra de 45° ; autant dire que la représentation latérale n'a plus aucun intérêt ! Mais il y a pire : l'action se déroule parfois sur plusieurs plans, mais les ennemis sont incapables de passer de l'un à l'autre. On en vient presque à se demander si les développeurs n'auraient pas passé les 25 dernières années dans un caisson cryogénique ! Ajoutons à cela que les adversaires les plus coriaces peuvent se relever plusieurs fois pendant le combat. Ce serait une bonne idée si elle n'incitait pas à rusher les niveaux en passant outre la plupart des ennemis pendant qu'ils gisent au sol : plutôt que de récupérer des munitions sur les cadavres, autant en utiliser le moins possible ! Critical Mass permet aussi d'utiliser quelques power-up, dont l'invisibilité, censée offrir des possibilités d'infiltration. Sauf que Duke ne fait pas que devenir invisible ; il disparaît totalement de l'écran, vous empêchant de le contrôler de façon décente dans un jeu où les plates-formes sont légion ! De manière générale, la maniabilité n'est pas épargnée : le simple fait de sauter d'un balcon à l'autre ou de monter et de descendre d'une échelle (qui se voient parfois à peine) est souvent une véritable gageure.

Duke Nukem : Critical Mass
La répétitivité est à son paroxysme lors des phases de shoot.
De temps en temps, Critical Mass tente de dynamiser l'action, répétitive et lassante, en intégrant des phases de jeu alternatives, dont le fun et l'intérêt sont hélas inversement proportionnels à la complexité des contrôles impliqués. Qu'il s'agisse de tirs de couverture (qui permettent de se coller à un mur pour arroser un ennemi à l'arrière-plan), de séquences de snipe (qui offrent la possibilité de retenir sa respiration !) ou de combats en vue subjective contre des boss (qui contraignent à viser et à changer d'arme avec le stylet tout en se déplaçant avec la croix directionnelle et en tirant avec les gâchettes), toutes souffrent d'une jouabilité très imprécise et inutilement alambiquée. Mais le must, ce sont quand même ces fameux niveaux en jetpack qui prennent la forme d'un shoot'em up vertical. Si elles ont le mérite d'exploiter le dual screen de la DS, ces séquences finissent d'enfoncer le jeu dans les tréfonds de l'absurdité. Duke peut pivoter sur lui-même, passer d'un écran à l'autre et même s'acquitter de petits QTE pour se débarrasser des adversaires trop collants. Mais cela n'a aucun intérêt puisqu'il est bien plus efficace de rester en bas de l'écran et d'arroser les ennemis, qui affluent tous par le haut dans le cadre de petites séquences scriptées d'une quinzaine de secondes qui se répètent en boucle inlassablement. Au bout de 2 minutes, vous commencez à regarder votre montre. Au bout de 4, vous vous dites que vous avez dû manquer quelque chose. Au bout de 6, vous songez à un bug. Au bout de 8, vous commencez à vous interroger sur la santé mentale des développeurs. Rassurez-vous : au terme de 10 minutes de shoot, le boss de fin de niveau daignera enfin se montrer.

Duke Nukem : Critical Mass
Non, vous ne rêvez pas : le fusil de Duke est bien "collé" sur son bras.
La réalisation n'échappe pas au fiasco. La 3D est taillée à la serpe, les textures sont dégueulasses, les arrière-plans sont ignobles... Mais c'est encore l'animation des personnages qui paie le plus lourd tribut ; on n'avait plus vu ça depuis le C64 ou l'Amstrad CPC ! La décomposition des mouvements est pitoyable (il faut voir Duke lever son bras pour tirer), les armes ne sont parfois pas orientées dans la direction dans laquelle vous faites feu, les ennemis vaincus tombent à la renverse comme des piquets et on ne sait jamais s'ils sont vraiment morts tant les modèles 3D sont ratés. Ajoutons à cela les nombreux problèmes de collisions, ainsi que les soucis de perspective et les rapports de taille ubuesques lorsque l'action se déroule sur deux plans. Le jeu n'est pas non plus sauvé par ses bruitages, désastreux, ni par sa musique qui étire les mêmes thèmes jusqu'à l'écœurement. Que reste-t-il donc à Duke Nukem : Critical Mass ? Si vous jetez un oeil du côté de ses extras, vous ne risquez guère d'être convaincu par la possibilité de débloquer quelques photos de babes, tant celles-ci sont sages et pixelisées, ni même par celle de partager votre peine, car il faut que votre infortunée victime possède aussi sa propre carte de jeu (vous n'oseriez tout de même pas lui infliger ça ?). Bref, si vous avez envie de retrouver Duke sur votre DS, insérez-y une cartouche de Duke Nukem Advance et faites-vous plaisir. Et si vous tenez absolument à jouer à un Duke Nukem typé plates-formes, téléchargez le premier épisode sur PC, qui n'a pas à rougir de la comparaison. Mais ne jouez pas à Critical Mass, qui aurait d'ailleurs mieux fait de s'appeler Critical Miss Ou Critical Mess.

Les notes
  • Graphismes 3 /20

    La DS n'aura jamais brillé en matière de 3D, mais avec ses décors immondes et illisibles, sa modélisation exécrable et ses animations ridicules, Duke Nukem Critical Mass fait fort.

  • Jouabilité 1 /20

    Bienvenue en 1983. N'oubliez pas de rembobiner votre cassette et de rentrer vos lignes de commande.

  • Durée de vie 6 /20

    Si vous êtes assez fou pour vouloir vous infliger l'ensemble du jeu, comptez sur une demi-douzaine d'heures de pénitence.

  • Bande son 8 /20

    Bon d'accord, on a droit à la voix officielle de Duke Nukem, mais les bruitages sont mauvais et les thèmes musicaux bien trop répétitifs.

  • Scénario /

A-BO-MI-NA-BLE. Seule la présence de la voix officielle de Duke Nukem sauve Critical Mass de la sanction suprême.

Note de la rédaction

2
5.2

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