Le jeu vidéo a toujours noué des liens plus ou moins étroits avec le cinéma. Que ce soit au travers d'adaptations du 7ème vers le 10ème art et vice versa, ou encore l'emprunt de techniques comme le motion scan, les deux médias se sont toujours trouvés pour se relancer ou évoluer. Le réalisateur américain Steven Spielberg en est une parfaite illustration, en annonçant vouloir adapter le célèbre Halo sur grand écran, ou lorsqu'il crée lui-même un jeu en tant que concepteur : Boom Blox. Cependant, l'exemple le plus probant reste la série de jeux d'aventure et de point & click éditée et développée par la géniale compagnie de Georges Lucas : LucasArts. Maniac Mansion, Sam and Max : Hit The Road, Monkey Island ou encore Full Throttle, voilà des noms qui font vibrer certaines parties de notre encéphale. Celui qui nous intéresse aujourd'hui est bien moins connu même s'il se démarque pourtant au sein même des productions loufoques de LucasArts. ce jeu n'est autre que Loom, un ovni parmi tant d'autres.

Sorti en 1990 sur PC, Loom n'a pas à rougir de ses fantastiques descendants que la plupart des joueurs connaissent. C'est vrai que sur plusieurs points il n'atteint pas la magnificence de Day of The Tentacle, peut-être le plus beau jeu que nous ait offert LucasArts. Pourtant, en quelques heures, il réussit à nous envoûter et nous emmener loin des sentiers battus du jeu vidéo. Sorti de nulle part, l'histoire de Loom n'est pas plus compliquée qu'inhabituelle, puisque vous incarnez un tisserand du nom de Bobbin Threadbare, à l'aube de ses 17ans et accessoirement rejeton de Cygna. Endormi sous un arbre au tout début de son aventure, Bobbin se réveille sous les paroles inquiètes de la Fée Messagère, loin du tumulte insoupçonnable de ses futures péripéties. Vient ensuite le moment de gambader jusqu'au village, où vous surprenez la conversation des Anciens (les chefs du village) dans une des tentes. Elevé par Dame Hetchel, Bobbin assiste à la condamnation de celle-ci par les Anciens, sous prétexte qu'elle en avait trop dit à son protégé. L'un des chefs brandit alors une quenouille et quelques notes de musique se font entendre. Le sort qu'il vient de lancer à Dame Hetchel la transforme en Cygne.



- Graphismes14/20
Loom est un jeu magnifique, d'une part parce qu'il fait vivre une véritable aventure avec très peu d'éléments et d'autre part parce-que les lieux visités ne sont pas tous identiques. Il faut dire que l’envoûtement général de l’œuvre amplifie la qualité visuelle du titre.
- Jouabilité15/20
L'idée de baser son gameplay sur la musique est tout simplement ingénieuse puisque ce domaine constitue inévitablement le point fort de Loom. Les interactions avec les objets sont de mises et les quelques rencontres dans le jeu se veulent agréables. De plus, malgré une difficulté bien faible, les énigmes sont toutes sympathiques à éclaircir, et jeter des sorts pour s'en sortir est un vrai plaisir.
- Durée de vie10/20
D'accord, Loom se plante sur un point, sa durée de vie. C'est tout de même anecdotique, il est évident que vivre une aventure enchanteresse sur quelques heures de jeu est plus appréciable qu'une autre parcourue sans réel plaisir. Les instants les plus éphémères sont semble-il les plus agréables et Loom laisse un arrière goût doux et sucré des plus agréables.
- Bande son17/20
Elle est tout simplement sublime, omniprésente et inoubliable. Ce qui rend Loom si unique, c'est en partie ses thèmes musicaux et son univers sonore. L'assemblage de ceux-ci avec le reste rend Loom plus fascinant, plus merveilleux, tout simplement !
- Scénario14/20
Parfois simpliste, le scénario a le mérite de nous emmener dans une aventure bien particulière, au côté d'un tisserand bien mal engagé. Quelques surprises sont à découvrir et comme pour chaque élément du jeu, le scénario se voit magnifié par le restant.
Manifestement, Loom s'inscrit lui aussi dans le palmarès des point & click à ne pas louper. L'ensemble qui constitue le jeu est bien agencé, les musiques, le gameplay, le scénario et son univers sont faits pour s'entendre et cela nous donne une nouvelle fois une pépite. Onirique et charmant, il est simplement impossible de passer à côté d'une aventure aussi féerique.