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Dungeons
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L'avis de pixelpirate
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Journaliste jeuxvideo.com
14 février 2011 à 17:45:19
14/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (48)
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12.7/20
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Test Dungeons

Dungeons : Bande-annonce

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Passée dans les mains d'Electronic Arts suite au rachat de Bullfrog, la licence Dungeon Keeper n'a jamais refait surface depuis la fermeture du studio. Il y a 2 ans, un dépôt de marque avait laissé naître l'espoir qu'EA mette en chantier le troisième épisode de la série, mais c'était visiblement une fausse alerte. Qu'à cela ne tienne : Realmforge Studios (Ceville) a décidé de combler les attentes des fans en leur proposant une variante de ce célèbre jeu de gestion. Dungeons lui emprunte assez largement ses mécanismes et jusqu'à une partie de son titre. Une copie carbone ? Pas vraiment.

Dungeons

Dungeons, c'est un peu comme le Canada Dry. Ça a le goût, l'odeur et la couleur de Dungeon Keeper, et pourtant... Ce n'est pas exactement la même chose. Force est de constater que si le nouveau titre de Realmforge Studios (Ceville) entretient d'indéniables similitudes avec son modèle, l'expérience se révèle suffisamment différente pour décevoir ceux qui auraient souhaité un simple relooking graphique et pour enchanter ceux qui recherchent une variation du concept génial imaginé par Bullfrog. On pourrait même dire – en exagérant à peine – qu'il y a plus d'écart entre Dungeons et Dungeon Keeper qu'entre deux jeux de foot ou deux FPS Seconde Guerre mondiale. Bref, si la source d'inspiration est évidente et si l'hommage est réel, Dungeons n'est ni un clone, ni un plagiat, ni un jeu sans aucun effort d'imagination.

Dungeons
Visuellement, le jeu ressemble à s'y méprendre à son modèle.
Le principe de base est pourtant identique : Dungeons est un jeu de gestion qui parodie gentiment les poncifs des RPG d'heroïc-fantasy en vous permettant d'incarner un maléfique maître de donjon. Votre objectif est de bâtir et de gérer un antre souterrain, truffé de monstres et de pièges de toutes sortes mais aussi de fabuleux trésors, afin d'y attirer et d'y capturer de pauvres aventuriers trop naïfs en quête de gloire et de richesses. Pour cela, vous bénéficiez de l'aide de quelques larbins (des gobelins sans cervelle, dociles à souhait) à qui vous pouvez ordonner de creuser des tunnels et des salles, à équiper ensuite à votre convenance. La représentation en 3D avec perspective isométrique vous permet de modeler et d'administrer votre repaire démoniaque avec une certaine aisance. Jusque-là, Dungeons ressemble donc comme deux gouttes d'eau à l'illustre Dungeon Keeper, mais c'est sans compter les deux nuances majeures sur lesquelles va se focaliser le gameplay. La première, c'est que le jeu insiste moins sur la gestion des monstres que sur celle des aventuriers. La seconde, c'est qu'il est doté d'une dimension hack'n slash assez prononcée. Voilà de quoi modifier sensiblement l'expérience de jeu, comme vous allez pouvoir le constater.

Dungeons
Mais ici, ce sont les aventuriers qu'il vous faut attirer !
Pour attirer des monstres dans Dungeons, ce n'est pas très compliqué : il suffit de s'approprier les différents repaires de créatures situés sur la map en augmentant la zone d'influence de votre donjon. Vous pouvez alors placer à votre convenance vos "pentagrammes", des générateurs de monstres qui peuvent vous aider à freiner, à piéger ou même à motiver les aventuriers. Car pour séduire ces derniers, c'est une autre paire de manches ! Les héros recherchent tous quelque chose de différent : les roublards veulent se mettre de l'or plein les poches, les érudits ont soif de connaissance, les guerriers convoitent un meilleur équipement, sans compter que certains aiment donner des coups et d'autres en prendre ! Vous devez donc construire des pièces spécifiques (salle du trésor, bibliothèque ou cache d'armes) pour répondre aux besoins de ces différentes catégories d'aventuriers. Un héros attiré peut ne pas être satisfait de sa visite, auquel cas il peut soit quitter les lieux après leur avoir fait mauvaise publicité auprès des autres aventuriers croisés, soit s'en prendre directement au coeur du donjon pour protester : dans les deux cas, vous n'avez plus qu'à le calmer rapidement !

Dungeons
Un sort vous permet de zoomer sur le maître du donjon.
Un héros satisfait, par contre, accumule progressivement de l'énergie d'âme puis, une fois sustenté, tente de quitter le donjon. Pour l'en empêcher et extraire cette précieuse ressource indispensable à votre développement, il vous faut le vaincre et le mettre en cellule, en attendant de l'envoyer dans une salle de torture ou sur un autel sacrificiel. Voilà une tâche pour laquelle vous aurez plaisir à payer de votre personne. Car à la différence de son modèle, Dungeons vous permet de contrôler directement le maître du donjon, un personnage surpuissant capable d'accumuler de l'expérience, de gagner des niveaux, d'upgrader ses caractéristiques, de choisir ses talents sur des arbres dédiés et d'utiliser ses pouvoirs en combat. Problème : même s'il possède une compétence lui permettant de rallier illico le coeur du donjon, votre seigneur du Mal n'a pas le don d'ubiquité. Vous devez donc rivaliser d'ingéniosité pour ralentir et orienter les aventuriers grâce aux éléments de décoration de votre donjon, qui ont tous une valeur de prestige : plus celle-ci est élevée et plus ça leur plaît. Servez-vous de ce levier pour les attirer dans un guet-apens dont ils ne se relèveront pas.

Dungeons
L'arbre des talents, très touffu, évoque celui d'un hack'n slash.
Tous ces aspects confèrent à Dungeons une indéniable originalité : le gameplay de cette Auberge Rouge version dark fantasy est un compromis aussi improbable qu'amusant entre Theme Park et un hack'n slash. Rapidement assimilables, les mécanismes de jeu demeurent assez poussés dans la mesure où ils impliquent plusieurs ressources à gérer (or, énergie d'âme, prestige), diverses données à surveiller (population max, niveau des créatures, efficacité des salles) et de nombreux tableaux sur lesquels il faut agir simultanément (construction, aménagement, exploration, extension, défense, sans parler de l'évolution personnelle du maître du donjon). L'interface, qui foisonne d'informations, témoigne tout de même du contraste entre la complexité inutile de certains éléments (les possibilités d'évolution de votre héros) et le manque de variété dans d'autres aspects plus essentiels (seulement quatre types de salles à se mettre sous la dent). On apprécie néanmoins que le challenge soit de taille, même si la difficulté souffre d'un manque d'équilibrage. Les débuts de partie sont ardus et laborieux, mais à mesure que vous atteignez certains paliers en termes de prestige, tout a tendance à se débloquer.

Dungeons
Les héros peuvent discuter les uns avec les autres et se regrouper !
Dungeons s'appuie sur une autre qualité, c'est son humour omniprésent. Le mode Campagne, au centre du jeu, propose une scénarisation sympathique qui est surtout prétexte à un festival de situations cocasses, de références bien senties et d'anachronismes souvent très drôles (la localisation française est assez réussie). Chaque niveau propose un objectif spécifique, amené à évoluer durant la partie, sachant que vous pouvez de surcroît vous voir confier quelques tâches par votre supérieur (le roi des zombies en début du jeu). Certaines de ces demandes sont drôles, d'autres plus astreignantes, mais toutes pimentent agréablement le déroulement des missions. Riche de 17 niveaux, le mode Campagne devrait vous occuper entre 20 et 25 heures, une durée de vie honnête renforcée par la présence de parties personnalisables. Seulement, voilà : pour un titre téléchargeable proposé à 45 euros, c'est un peu léger. S'il n'a pas à rougir de sa réalisation, tout à fait acceptable, Dungeons souffre davantage de l'absence de mode multijoueur. Même si l'équipe de Realmforge a prévu de s'y atteler, cette lacune pourrait conduire certains à hésiter avant d'en faire l'acquisition.

Les notes
  • Graphismes 13 /20

    Les décors en 3D avec représentation isométrique, qui usent et abusent d'effets de lumière colorée, rappellent ceux de l'illustre Dungeon Keeper (les effets de déformation en moins). La modélisation des héros et les créatures, dans un style cartoon proche de celui de Ceville, aurait par contre mérité plus de soin.

  • Jouabilité 14 /20

    Si le concept de base n'a rien de sorcier, le nombre important de paramètres à gérer simultanément n'est pas étranger à la difficulté de la prise en main. Le gameplay est agréable et original, mais mal équilibré : certains aspects paraissent trop complexes quand d'autres ne sont à l'évidence pas assez poussés.

  • Durée de vie 13 /20

    Le mode Campagne, constitué de 17 niveaux, vous tiendra occupé entre 20 et 30 heures de jeu. On regrette tout de même que les parties personnalisables ne représentent pas une grosse valeur ajoutée et que Dungeons soit dénué de toute option multijoueur (une absence quasi criminelle quand on se rappelle que le premier Dungeon Keeper proposait déjà cette fonctionnalité).

  • Bande son 15 /20

    Les thèmes musicaux se laissent écouter agréablement et les bruitages sont suffisamment bien étudiés pour que l'on sache immédiatement à quel événement les rapporter. Les dialogues sont intégralement traduits dans un français très correct, exception faite du menu principal !

  • Scénario 14 /20

    La scénarisation de la campagne, qui vous met dans la peau d'un seigneur du mal dépossédé de son trône suite à la trahison de sa fiancée, est surtout prétexte à un étalage de répliques plus drôles les unes que les autres, qui se moquent gentiment des lieux communs du jeu de rôle.

Dungeons est une agréable variante de l'illustre Dungeon Keeper, qui parvient à s'éloigner suffisamment de son modèle pour présenter un réel intérêt. Quel plaisir que d'attirer, de séduire et d'engraisser ces aventuriers naïfs en quête de richesses et de renommée, avant de leur faire comprendre le funeste sort que vous leur avez réservé ! Ce titre souffre pourtant de quelques défauts, à commencer par l'équilibrage hasardeux des différentes facettes de son gameplay, à la croisée d'un jeu de gestion et d'un hack'n slash : certains éléments paraissent trop poussés quand d'autres ne sont qu'effleurés. Bien que le rythme des parties souffre un peu de cet écueil, Dungeons reste agréable à jouer, particulièrement stratégique et surtout très drôle.

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14 février 2011 à 17:45:19
14/20
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