Après un premier volet remarqué qui figure encore parmi les jeux les plus appréciés de l'App Store, Galaxy on Fire revient dans une suite aux ambitions décuplées. Le studio allemand Fishlab a accouché d'une simulation spatiale encore plus riche et plus spectaculaire, qui devrait combler les adeptes du genre.

L'histoire vous permet de retrouver Keith T. Maxwell, le héros du premier opus. Lancé aux trousses de dangereux pirates, l'infatigable mercenaire croit avoir accepté le contrat de trop quand son vaisseau, victime d'une grave avarie, finit par dériver dans les profondeurs de l'espace. Keith se réveille dans la station spatiale d'un système inconnu, où un ferrailleur Midorian lui propose un marché : il l'aidera à rentrer chez lui s'il met la main à la pâte, en commençant par extraire du minerai des astéroïdes alentour. Après avoir rempli plusieurs missions (émaillées de rencontres avec les pirates locaux, elles font office de tutorial pour le joueur), Keith se voit offrir un vieux coucou et apprend à cette occasion l'horrible vérité : son chasseur interstellaire a été aspiré par une faille spatio-temporelle, qui lui a fait faire un bond de 35 ans en avant. Depuis, la situation géopolitique a bien changé : tandis que Terran et Nivelian se disputent le contrôle de Mido, les Void, une mystérieuse espèce alien qui maîtrise le voyage à travers les trous de ver, lancent régulièrement des raids sur les différents systèmes. Keith devra commencer par accepter quelques contrats pour équiper décemment son vaisseau, avant de se mêler aux intrigues qui mettent la galaxie à feu et à sang.



- Graphismes18/20
Les arrière-plans sont somptueux, la 3D est particulièrement détaillée pour le support et les effets de lumière et de particules en mettent plein les yeux, surtout sur un écran Retina. Le seul reproche est relatif à la gestion des collisions quelque peu fantaisiste.
- Jouabilité16/20
La prise en main, étayée par un tutorial suffisamment complet, est un jeu d'enfant, et pourtant le titre regorge de possibilités typiques du genre. Seuls le maniement du vaisseau, dont la précision reste perfectible, et l'impossibilité de régler la vitesse de vol pourront à l'occasion chagriner les plus exigeants.
- Durée de vie17/20
Rien que la trame principale vous tiendra occupé 7 à 8 heures de jeu. Ajoutez à cela deux bonnes dizaines d'heures si vous souhaitez vous offrir le vaisseau de vos rêves et l'upgrader au maximum. Il y a aussi une pléthore de médailles à débloquer en fonction de vos performances.
- Bande son15/20
Les thèmes musicaux, très atmosphériques, favorisent l'immersion, même si on peut leur reprocher de se montrer un peu trop répétitifs. Les bruitages sont plus inégaux, mais la présence d'un doublage intégral des dialogues est un vrai plus que l'on apprécie à sa juste valeur.
- Scénario16/20
L'histoire est loin d'être d'une originalité folle, mais elle s'appuie sur des personnages attachants (vous pourrez vivre une romance avec l'un d'eux) et sur un background fouillé. Qui plus est, la narration et la mise en scène ont bénéficié d'un soin qui mérite le respect.
C'est grâce à des titres comme Galaxy on Fire 2 que l'iPhone peut se targuer d'être une machine de jeu à part entière. Sans bénéficier de la complexité d'un X3, cette simulation spatiale bien réalisée et facile à prendre en main regorge de possibilités dignes des meilleurs représentants du genre. Que vous préfériez œuvrer comme chasseur de primes, mineur d'astéroïdes, commerçant ou simple taxi, le plaisir d'évoluer librement dans la galaxie rester entier. Et pour ne rien gâcher, ce titre traduit intégralement en français profite d'une scénarisation très réussie. Si vous êtes fan de space opera, n'hésitez pas un seul instant à investir les 8 euros demandés : le jeu en vaut vraiment la chandelle !