Menu
Folklore
  • PS3
Tests
  • Accueil
  • Actus
  • Tests
  • Vidéos
  • Images
  • Soluces
  • Forum
Créer un contenu
Folklore
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste jeuxvideo.com
15 octobre 2007 à 18:00:00
14/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (95)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
16.2/20
Test Folklore

Folklore : Trailer de lancement

52 094 vues

Bien que Folklore n'ait pas attiré les regards sur lui comme un Heavenly Sword ou un Lair et ce pour diverses raisons, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, il reste néanmoins un des jeux PS3 attendus de cette fin d'année. Développé par Game Republic, responsable du peu recommandable Genji : Days Of The Blade, Folklore avait donc de quoi faire douter le plus fan-boy des fan-boy et ce malgré son univers pour le moins dépaysant car ancré de plein pied dans le folklore irlandais.

Folklore

Folklore est un jeu atypique. Atypique dans le sens où il est difficile de dire à quel genre il appartient au premier coup d'oeil. Jeu d'aventure ? Jeu d'action ? RPG ? Un peu de tout ça en fait même si après quelques heures de jeu, on se dit que ce n'est ni plus, ni moins qu'une sorte de mix entre Pokemon et Kameo. Mais opérons un brusque retour en arrière pour situer l'action. Tout commence par l'arrivée de Keats un journaliste officiant pour un magazine traitant d'occulte et Ellen, jeune demoiselle armée de deux nattes blondes et d'un kilt taille XS, dans le petit village de Lemrick. Si le premier et la seconde ne se connaissent pas, ils vont malgré tout s'entraider tout au long de l'histoire qui finira par lier leurs deux destinées. Ainsi, si Ellen est à la recherche de sa mère disparue il y a 17 ans de cela, Keats va se retrouver confronté à une histoire de meurtre frappant le hameau. C'est d'ailleurs cette atmosphère pleine de mystères qui nous fait dire au tout départ qu'on va devoir compiler les indices pour faire la lumière sur toute cette affaire. Malheureusement, on pourra être déçu de la suite des événements si on s'attend à un vrai mélange des genres.

Folklore
This is living...
De fait, Folklore nous permet bien de discuter avec les habitants du village mais ces conversations seront tout le temps dictées par le scénario et se solderont toujours par un objet permettant d'accéder au Netherworld, sorte d'antichambre avant le grand plongeon mortuaire. A ce sujet, l'intronisation d'Ellen en tant que messagère des morts se fera dès le départ puisque la mistinguette sera directement au centre de l'intrigue. Keats, lui, jouera quelque peu le rôle de protecteur de la belle, ceci donnant lieu à deux histoires différentes, chacune s'étalant sur sept chapitres. C'est d'ailleurs un des points importants du titre qui veut qu'on puisse jouer chaque chapitre avec l'un et l'autre des personnages si tant est qu'on veuille vraiment savoir de quoi il en retourne à Lemrick. Ainsi donc, à chaque fin de niveau, vous pourrez à loisir continuer avec le personnage que vous venez de diriger ou bien poursuivre avec l'autre. De plus, à l'image d'un Resident Evil 2, certains choix interféreront directement sur le scénario de votre camarade. Par exemple, dans le chapitre 3, vous pourrez choisir de combattre le Folklore du niveau (soit le gardien du royaume visité) dans un palais sous-marin ou au contraire vous rendre dans un marais pour en sauver le jeune Henri. De fait, si vous optez pour la première option, vous n'aurez d'autre choix que de vous rendre dans le marais avec le second personnage.

Folklore
A tout moment, en appuyant sur L2, vous pourrez modifier la composition de votre équipe de Folks.
Bref, deux scenarii complémentaires en termes de rencontres ainsi qu'au niveau des cinématiques, vu que les lieux arpentés restent les mêmes à quelques embranchements près. Au final, ceci nous donne une durée de vie d'une vingtaine d'heures, un peu plus si vous décidez de résoudre quelques quêtes annexes obtenues auprès du tavernier du village. Lesdites quêtes, téléchargeables pour certaines par le biais du online, restant un bon moyen de glaner des bribes d'informations scénaristiques supplémentaires, vous aurez tout intérêt à revenir sur vos pas dans les stages déjà visités afin de vous la jouer Sherlock Holmes de l'impossible. Ces virées seront aussi utiles afin de booster vos familiers. Nous touchons ici le second point extrêmement précieux de Folklore. En somme, en plus de situer son histoire en Irlande, ceci ne nous évitant pas quelques délires vestimentaires dignes des meilleures productions japonaises, Game Republic s'est penché sur le folklore de nos proches cousins insulaires.

Folklore
L'utilisation du Sixaxis est mise à contribution pour en finir définitivement avec vos ennemis.
De cette surprenante rencontre est ressortie la possibilité d'absorber l'âme des monstres pour s'en resservir par la suite. Comment procéder ? Le plus simplement du monde mes bons amis. Tout d'abord, c'est seulement dans le Netherworld que vous aurez accès à cette capacité. Une fois face à un monstre, vous devrez dans un premier temps le battre jusqu'à ce qu'il soit groggy et qu'il laisse s'échapper son âme au-dessus de lui. Ensuite, en appuyant sur le bouton R1, vous lockerez l'adversaire puis en imprimant un mouvement vers le haut avec le Sixaxis, vous récupérerez le Folk, ceci vous octroyant aussi de l'EXP (en plus ou moins grand nombre si vous réussissez à capturer plusieurs Folks en même temps) pour augmenter l'endurance de Keats ou Ellen. A ce titre, l'utilisation de la manette est pour une fois bien pensée et si le tout fait un peu office de gadget au début, la méthode est de plus en plus évoluée et change en fonction des Folks qu'on veut récupérer. D'un simple mouvement vertical, il vous sera demandé d'agiter le Sixaxis de droite à gauche en respectant un timing, de secouer rapidement le pad puis d'arrêter subitement, etc, les conditions requises pour battre les monstres étant souvent plus pointilleuses lorsqu'il s'agit de venir à bout d'un des gigantesques boss du titre. Pour revenir sur ces fameux Folks, notez que vous en trouverez six ou sept différents par royaume, chacun ayant un pouvoir spécifique. Une fois associé notre hôte à un des quatre boutons d'action du Sixaxis, on pourra alors tirer à distance, brûler nos ennemis, nous servir d'une sorte de gelée sur pattes pour nous protéger ou profiter de la puissance de feu d'une espèce d'araignée-tank. Plusieurs ennemis ayant des points faibles ou certains endroits étant accessibles grâce à un Folk bien précis, vous devrez alors constamment reformer votre groupe de quatre créatures en passant par un menu d'inventaire via le bouton L2.

Folklore
Les trois barres en haut de l'écran représentent notre vie, l'énergie utilisée pour invoquer les Folks et l'expérience.
Folklore est donc une petite surprise en soi même si on peut lui reprocher plusieurs choses à commencer par le fait que les développeurs n'aient pas été au bout de leurs idées, via le mélange des genres qui n'est ici que fictif. On retrouve aussi quelques problèmes de caméra, bien qu'on puisse en gérer l'angle lors des affrontements. Rien de comparable ceci dit avec Genji 2, ce souci ne brimant pas le plaisir de la découverte. A côté de ça, l'aspect aventure est réduit à quelques dialogues avec les habitants de Lemrick, qui sert ici de point névralgique autour duquel gravitent les royaumes du Netherworld. L'aspect RPG, lui, semble aussi n'être qu'un pâle souvenir fugace né de trailers marqués par une imagerie fantaisiste. La "gestion" des Folks n'est au final basée que sur l'utilisation intensive de ceux-ci afin de remplir plusieurs conditions (battre un nombre bien précis d'ennemis avec telle créature, absorber plusieurs monstres du même type...) pour booster leurs caractéristiques. Mais que diable, Game Republic nous offre malgré tout une aventure dépaysante qui s'abreuve non pas de bière mais bel et bien d'une cosmogonie peu usitée dans le jeu vidéo. La progression étant limpide, le jeu ne perd pas de temps et va le plus souvent à l'essentiel en alternant séquences narratives et combats énergiques. En conclusion, cette rencontre entre deux mondes, sans être détonante n'en reste pas moins étonnante.

Les notes
  • Graphismes 15 /20

    Un gros travail a été réalisé sur les tons et les couleurs qui amènent des ambiances radicalement différentes d'un royaume à l'autre. Tous les niveaux ne se valent pas, mais Game Republic a tout de même fait du très bon travail aussi bien pour ce qui est des décors que du bestiaire né du folklore irlandais. Mention spéciale aux superbes boss demandant tous une technique spéciale pour être occis.

  • Jouabilité 15 /20

    Le système de Folks associés aux boutons d'action de la manette renvoie à Kameo, la comparaison entre les deux titres ne s'arrêtant pas là. De fait, tout comme dans le soft de Rare, vous devrez constamment alterner entre vos créatures pour venir à bout de certains monstres ou simplement progresser en vous servant des pouvoirs spécifiques à ceux-ci. En outre, l'utilisation du Sixaxis est intelligente et la localisation du soft permet de suivre plus sereinement l'intrigue diluée grâce à une progression maîtrisée.

  • Durée de vie 13 /20

    Chacun des deux personnages jouables devra terminer sept chapitres afin de savoir le fin mot de l'histoire ceci équivalant à une vingtaine d'heures de jeu. Si le système de combat et les niveaux traversés restent les mêmes pour les deux héros, exception faite de quelques embranchements, l'envie d'en savoir le plus possible sur l'intrigue vous incitera à terminer deux fois le titre et à accepter les quêtes annexes synonymes de renseignements scénaristiques complémentaires.

  • Bande son 15 /20

    Le doublage français n'est pas trop appuyé et évite des prestations caricaturales. Les musiques, composées entre autres par le maestro Kenji Kawai, sont nuancées avec un thème de combat plutôt médiocre qui côtoie de superbes morceaux dans la veine des meilleures compositions de Danny Elfman.

  • Scénario 12 /20

    L'histoire aurait mérité un meilleur traitement car en l'état, bien qu'intéressante et profitant d'une délicieuse ambiance, elle semble un peu décousue, perdue qu'elle est entre toutes ces scènes d'action. Manquant de personnages principaux (voire de Warwick Davis !), le synopsis s'en tire malgré tout en donnant envie au joueur de connaître le dénouement de l'intrigue.

Sous des allures de patchwork ludique, Folklore n'est au final qu'un énième jeu d'action sur PS3. Cependant, le soft de Game Republic peut s'appuyer sur une atmosphère mystérieuse et envoûtante sortie des landes brumeuses d'Irlande, pour accrocher le chaland. Orné de plusieurs défauts (caméra parfois mal placée, action légèrement redondante malgré un bon système de jeu, côté RPG effacé), le jeu reste agréable grâce à une incroyable imagerie fantasmagorique, une utilisation astucieuse du Sixaxis et des combats renouvelés grâce au grand nombre de Folks disponibles. Une sorte de sommeil permanent duquel il faudra sortir pour faire la lumière sur toute cette ombre planant sur Lemrick.

Note de la rédaction

14
16.2

L'avis des lecteurs (95)

Lire les avis des lecteursDonnez votre avis sur le jeu !
Profil de Logan,  Jeuxvideo.com
Par Logan, Journaliste jeuxvideo.com
MP
PS3 Game Republic Sony Action Aventure
A lire aussi
Wiki de Folklore 07 déc. 2014, 17:14
PreviewFolklore 21 sept. 2007, 18:00
Dernières Preview
PreviewWartales : un RPG médiéval qui vous veut du mal 30 nov., 16:00
PreviewHalo Infinite va-t-il s'imposer comme le FPS de cette fin d'année ? 19 nov., 09:01
PreviewBabylon's Fall : vers un Platinum en demi-teinte ? 18 nov., 17:05
Les jeux attendus
1
Elden Ring
25 févr. 2022
2
Gran Turismo 7
04 mars 2022
3
Légendes Pokémon : Arceus
28 janv. 2022