Shrek et le jeu vidéo, c'est une sorte de grand vaudeville romantico-dramatique. Ils se cherchent, se croisent, mais quand ils se rencontrent, c'est toujours pour un résultat assez malheureux. La chose pourrait être comique, pourtant elle vire au drame dans la mesure où ce duo n'a rien d'un Laurel et Hardy et que celui qui en fait les frais, ben c'est vous. Ah ! Ah !

Je ne sais pas qui a eu en premier l'idée brillante de créer une série Superslam autour de Shrek, mais il doit s'en mordre les doigts. Après les versions consoles de salon, les itérations portables semblent bien parties pour remplir les critères de médiocrité déjà répertoriés précédemment. Shrek Superslam se présente comme un gros méli-mélo qu'il convient de débroussailler comme un vieux jardin abandonné. D'un côté, on trouve des combats, de l'autre des mini-jeux, et au milieu des combats en forme de mini-jeux. En gros, la première chose que vous serez tenté de faire sera de vous lancer à corps perdu dans le mode solo, brièvement introduit par un embryon de scénario sans intérêt et surtout sans rapport réel avec le jeu. Après avoir choisi parmi les 12 héros tirés de Shrek 2, vous vous retrouverez largué dans 16 environnements pour affronter les autres personnages. Sans vraiment savoir pourquoi vos amis deviennent d'un coup vos pires ennemis.


- Graphismes13/20
Le moteur 3D n'est pas vilain et on apprécie la taille des arènes ainsi que la présence de parties destructibles mais l'animation des personnages ainsi que leur modélisation laissent à désirer.
- Jouabilité7/20
Le jeu est un vaste foutoir dans lequel on passe son temps à frapper une touche au hasard et à attendre de lancer un superslam. Dans la série des tâches ingrates, jouer à Shrek Superslam vient juste après l'écriture des cartes de voeux destinées aux gens qu'on ne voit jamais.
- Durée de vie6/20
Le mode solo se boucle en 20 minutes et changer de personnage ne modifie pas assez l'expérience de jeu pour qu'on y revienne. Les autres modes apportent trop peu de choses pour prolonger la durée de vie, quant au mode multijoueur, c'est le mode solo mais en plus bordélique.
- Bande son10/20
Une bande-son parfaitement anecdotique faite de musiques très dispensables et d'effets trop discrets.
- Scénario/
Sans surprise aucune, le couple Shrek/jeu vidéo confirme à quel point il est mal assorti mais s'obstine à fermer les yeux de peur d'affronter la triste réalité. Autour d'un concept pauvre se greffe un intérêt inexistant et un contenu aussi maigrelet qu'un moineau anorexique. La bête ne passera pas l'hiver.