Circus Maximus installe son chapiteau à l'ombre de la Xbox. Cependant, ne vous attendez pas à voir débouler Bozo le clown accompagné d'une troupe de trapézistes et de jongleurs acrobates. Ici, on parle du cirque tel que le concevaient les Romains à l'époque des gladiateurs. Un spectacle peut-être moins hilarant mais tout aussi divertissant.

Que c'est agréable de découvrir un titre qui sorte des sentiers battus ! Marre des jeux de caisses, des simulations sportives et des softs de baston. On veut du renouveau ! Quelque chose de neuf que l'on n'aurait pas déjà vu des centaines de fois ailleurs. Il se pourrait bien que Circus Maximus soit de ceux-là, de ces titres qui apportent un certain vent de fraîcheur sur l'étendue des productions actuelles, et qui parviennent à nous prouver que les développeurs possèdent encore de cette magie que l'on nomme « imagination ». Mais trêve de poésie, je vous rappelle que nous sommes là pour parler de gladiateurs, de vraies brutes en puissance qui feraient passer Van Damme pour un guignol. C'est déjà fait ? Ah, autant pour moi. Nous voilà donc transportés plusieurs siècles en arrière dans le milieu très à la mode des gladiateurs. Si vous êtes un tant soit peu porté sur le sujet, vous savez déjà que ce « sport » comportait plusieurs disciplines dont les combats en arène et les corridas contre des fauves affamés. Circus Maximus se concentre pour sa part uniquement sur les courses et les combats de chars. Vous vous rappelez de la célèbre séquence de Ben Hur avec les chars ? Et bien là c'est pareil à la différence que vous ne serez pas enfermé dans un cirque mais que vous aurez le loisir de dévaler de longs parcours à travers la nature. Dix-neuf courses pour être exact qui s'étendent sur sept environnements. Vous aurez alors la joie de découvrir la Bretagne, Chypre, l'Allemagne ou encore les villes d'Alexandrie et de Rome. Les décors, justement, sont vraiment variés et se distinguent tous par une gamme de couleurs différentes (des tons très chauds pour l'Egypte, plus froids en Bretagne). Les parcours regorgent de raccourcis et de chemins de traverses en tout genres. Ils contiennent aussi de nombreux pièges comme des rochers qui roulent devant vous ou des arbres qui s'écroulent au milieu de la route.

- Graphismes15/20
Une large gamme de couleurs qui met en valeur des paysages et des environnements réussis. L'animation des personnages et de l'attelage est aussi de bonne facture. On apprécie aussi les reflets sur les armures des gladiateurs. Les menus sont par contre moins convaincants.
- Jouabilité15/20
Malgré la complexité des commandes, on parvient à maîtriser ses chevaux tout en portant de violents coups sur les attelages concurrents. L'entraînement est toutefois indispensable avant de profiter pleinement du titre.
- Durée de vie15/20
Le jeu comporte une bonne vingtaine de courses et les débloquer toutes demande pas mal de temps. Cela dit, au bout de quelques parties, on se rend compte que le titre commence à tourner en rond et on aurait aimé encore plus de nouveauté.
- Bande son14/20
Une bande son assez discrète qui donne dans le style péplum. Des cris de gladiateurs et des thèmes musicaux bien choisis.
- Scénario/
Pas de scénario mais on peut signaler l'originalité du contexte.
En mélangeant plusieurs styles de jeux (notamment les combats et la course) et en apportant un univers rarement exploité dans les jeux vidéo, Circus Maximus a toutes les cartes en mains pour satisfaire bon nombre de joueurs. Sa prise en mains assez délicate ne doit surtout pas vous décourager car une fois le char maîtrisé, on s'amuse réellement, surtout à plusieurs.