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Call of Duty : Infinite Warfare
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Test : Call of Duty Infinite Warfare : le changement, c'est presque maintenant
PC PS4 ONE
Call of Duty : Infinite Warfare
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Journaliste jeuxvideo.com
04 novembre 2016 à 10:41:41
15/20
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Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (307)
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7.2/20
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Malgré les dires de certains, les années passent et ne se ressemblent pas pour Call of Duty. En 2014, c'est une véritable régénération qu'a connue la poule aux oeufs d'or d'Activision. Outre un nouveau gameplay, c'est carrément l'annualisation tant décriée de la série qu'il fallait remettre en perspective, puisque l'éditeur changeait son fusil d'épaule en passant le cycle de développement de ses shooters de deux, à trois années. Avec ce nouveau titre, Infinity Ward avait la possibilité de transformer l'essai et donc de confirmer la bonne santé de Call of Duty. Mission réussie ? Eh bien, pas complètement.

Notre vidéo-test de Call of Duty Infinite Warfare

En 2014, Sledgehammer retournait le petit monde de Call of Duty en revigorant la franchise ; avec son gameplay tout en sauts et verticalité, Advanced Warfare renouvelait avec talent une franchise qui jusqu'alors peinait à proposer une quelconque once de nouveauté à des joueurs de plus en plus exigeants. Aussi surprenant que cela puisse paraître, et malgré les qualités d'Advanced Warfare, ce changement ne fut pas du goût de tous et avec Black Ops III, Treyarch était revenu à un gameplay moins vif et sautillant. Fâcheux problème pour Infinity Ward qui devait prendre en compte différentes problématiques au moment de développer le nouvel opus, alors même que son dernier effort, Call of Duty Ghosts, n'avait pas franchement redoré le blason du studio. Et tandis que le rival DICE jouait la carte de la séduction avec un Battlefield 1 tourné vers la Première Guerre Mondiale, les Californiens ont eux préféré rester fidèles à la nouvelle orientation de la série. Avec succès, mais sans éviter quelques écueils.

Sci-fi téléphoné maison

Call of Duty Infinite Warfare : le changement, c'est presque maintenant
La parade de Genève est très impressionnante et introduit avec justesse l'univers de ce Call of Duty.

Vous n'aimiez pas l'orientation science-fiction prise par Call of Duty, depuis l'épisode Advanced Warfare ? Eh bien tant pis pour vous. Avec ce nouveau titre, Infinity Ward a décidé d'aller plus loin encore que ses deux prédécesseurs. Si avec Ghosts, l'on avait déjà pu remarquer l'intérêt du studio pour l'infini de l'espace, cette fois les développeurs s'en sont donnés à cœur joie en propulsant Call of Duty à une époque où l'humanité a domestiqué la Voie Lactée. Au programme donc, voyage à la vitesse de la lumière, armes à énergie, combat en gravité zéro, et tout un décorum qui devrait faire tiquer à de nombreuses reprises les amateurs de SF. Il faut dire que l'univers pensé pour ce nouveau CoD ne fait pas vraiment dans l'originalité. Avec son UNSA et ses petits vaisseaux de transport qui rappellent l'UNSC et les Pélicans de Halo, ses méchas inspirés des Metal Gears d'Hideo Kojima, et ses énormes batailles spatiales fleurant bon le Battlestar Galactica, Infinite Warfare n'a pas fini de faire jaser. Néanmoins, et c'est une grande première dans l'histoire de la série, le titre d'Infinity Ward parvient rapidement à prendre corps. En mettant soigneusement en scène ses énormes bâtiments de guerre, en laissant le joueur déambuler au sommet d'un building, Infinite Warfare nous invite à découvrir son univers et surprise, il le fait plutôt bien. Pour peu que l'on soit intéressé par la science-fiction, ce nouveau Call of Duty laisse rapidement deviner, dès les premières minutes de jeu, un potentiel que l'on a hâte de vérifier en partant à la conquête de l'univers.

Star Wars, Battlestar Galactica, Halo ? Non, c'est bien le nouveau Call of Duty.

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Ce que l'on fera assez rapidement, d'ailleurs. En tant que capitaine du Retribution, le Capitaine Reyes, incarné par le joueur, devra diriger plusieurs missions d'un bout à l'autre du système solaire, et souvent sur les différents corps célestes qui le peuplent. Mercure, Mars, les lunes de Saturne et Jupiter... Le réalisme sophistiqué, presque ennuyeusement terre-à-terre et réaliste du décorum militaire de la série tranche avec la beauté sauvage des paysages proposés par le jeu. Il suffit de poser un pied sur les glaces d'Europe, et de contempler la masse impressionnante de Jupiter, pour apprécier le pouvoir évocateur de ce Call of Duty, qui nous rappelle régulièrement que l'homme est bien peu de choses face à l'immensité de l'univers. Une franche réussite pour le jeu, qui hélas est trop souvent ramené sur terre par le discours va-t-en-guerre et militariste habituel de la série. En cherchant à rendre son jeu « militairement crédible », Infinity Ward l'amarre à notre réalité, et alors qu'il voudrait nous faire voyager dans tout l'univers, il se contente de graviter autour de notre bonne vieille planète bleue.

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L'avis de Panthaa
Audacieux, c'est le mot qui me venait à l'esprit avant d'essayer ce Infinite Warfare. Le gameplay au sol n'allait pas briller par son originalité, mais c'est du côté des batailles en vaisseaux, du gameplay 0-G et de l'exploration possible que nous allions prendre un peu de hauteur en matière d'innovation. Dès le début de la campagne : le ton est donné et l'on plonge avec grand plaisir dans ce space opera réaliste, inspiré de Star Trek, Battlestar Galactica, mais aussi de Mass Effect ou encore Destiny.

O Captain ! My Captain !

Call of Duty Infinite Warfare : le changement, c'est presque maintenant
Reyes est un personnage assez fade, mais Salter, son bras droit, a déjà plus de caractère.

Nous le disions plus haut : cette année, le joueur n'incarne pas une ou plusieurs bidasses, mais un officier. Le Capitaine Reyes est un homme scrupuleux, dont les convictions seront régulièrement mises à l'épreuve par les affres de la guerre et sa récente promotion. Rapidement, Infinite Warfare installe un conflit opposant Terriens et un groupe d'indépendantistes issus des colonies spatiales. Si certains seraient tentés d'y voir une métaphore de la Guerre d'Indépendance américaine, il n'en est rien : ici le rapport de force est clairement à l'avantage du Front de Défense des Colonies, et surtout le but n'est pas le même puisque celui-ci voue une haine déraisonnée aux habitants de la Terre. Plus qu'une guerre d'indépendance, c'est une croisade génocidaire qu'entreprend le FDC et de fait, la mission de Reyes n'est que plus vitale, plus simpliste. Après un Pearl Harbor nouvelle version, l'UNSA perd la plupart de ses bâtiments de guerre et de ses officiers, et Reyes est ainsi nommé au commandement du Retribution, le plus important des vaisseaux de combat de la Terre.

L'avis de Panthaa
Seul espoir des hommes libres face à la barbarie intransigeante de l’ennemi, le héros fait face au FDC de Mars, lequel n'a plus qu'un ennemi de taille après sa Blitzkrieg : le vaisseau amiral Retribution et son nouveau capitaine, incarné par le joueur. Reyes, notre avatar, parle et apparaît de nombreuses fois durant les cinématiques du titre, ce qui renforce l’immersion et l’implication du joueur. Tout sent très bon durant le début de l'aventure, l'introduction est efficace et sans trop d'accrocs...
Call of Duty Infinite Warfare : le changement, c'est presque maintenant
Les missions secondaires se débloquent au fur et à mesure de la progression dans les missions principales.

Une position différente de celles connues par les joueurs dans les précédents jeux, et sur laquelle Infinity Ward a choisi de capitaliser. En tout cas, c'était le discours lors de la présentation du jeu. Manette en mains, les choses sont, comme on pouvait s'y attendre, autrement moins subtiles. En tant que capitaine, vous aurez donc la possibilité de choisir où aller dans l'espace et l'ordre dans lequel vous mènerez vos missions. À bord du Retribution, qui fait office de hub central pour cette nouvelle campagne, vous trouverez donc sur le pont de commandement une carte du système solaire où vous seront indiqués missions principales et missions secondaires. À la manière d'un Mass Effect, vous pourrez donc miser sur les missions secondaires et vous envoler pour une destination lointaine, ce qui n'est pas dénué d'intérêt, loin de là même. Ces missions secondaires sont, pour la plupart, beaucoup plus originales que les missions principales qui sont elles très proches de ce qu'a produit la série jusque là. Elles proposent une belle variété de mission, que ce soit en termes d'objectifs ou simplement de conditions de combat. On retiendra notamment les nombreuses batailles spatiales, à bord d'un petit vaisseau de combat, les gunfights en gravité zéro et ses contrôles bien pensés, ou les missions d'infiltration à bord de vaisseaux ennemis. Au total, on compte donc 7 missions principales et 9 missions secondaires, pour environ 7h à 8h de jeu.

Les missions secondaires sont d'autant plus intéressantes qu'elles vous permettent généralement de mettre la main sur de nouvelles armes, qui une fois ramassées sur les cadavres de vos ennemis ou dans leurs armureries, s'ajouteront à la votre ; il est également possible d'obtenir, en fouillant au bon endroit, de nouvelles perks qui vous rendront plus efficaces lors des prochaines missions. La carte de l'espace précise d'ailleurs votre taux de réussite probable, à chaque mission. À vous de le faire grimper en n'enchaînant pas trop vite les missions principales, supposément plus risquées que les objectifs secondaires. Même si, entre nous, cela n'est pas vraiment un problème, en tout cas dans les plus bas niveaux de difficulté.

Combat en gravité zéro, dogfight, infiltration... Il y a de tout en mission secondaire

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Mais c'est à peu près tout ce que vous permet votre statut de Capitaine du plus puissant vaisseau de la flotte humaine. En mission, vous n'êtes pas bien différent de n'importe quel soldat, et si à l'occasion vous avez la possibilité de demander une frappe aérienne, on aurait aimé pouvoir donner quelques ordres basiques en temps réel. Par exemple, de pouvoir placer ici et là certains coéquipiers, afin d'organiser correctement les attaques sur les sections les plus complexes. Ce qui aurait pu se faire tout simplement, grâce au pointeur du HUD et au D-Pad de la manette. En somme quelque chose de peu compliqué à mettre en place et que l'on a déjà vu dans de nombreux FPS où le joueur incarne un gradé. Il est dommage qu'Infinity Ward n'ait pas poussé plus loin le concept, car le jeu n'aurait proposé que plus de richesse : dans l'état, et sorti du choix des missions, le déroulement de cette campagne est tout ce qu'il y a de plus classique pour la série.

L'avis de Panthaa
Côté variété des missions, il faudra donc chercher du côté des Secondaires. Les Principales incarnent la caution « guerre à pied » de ce CoD et ne sortent pas vraiment de l'ordinaire avec notamment une jouabilité aérienne très peu exploitée. En revanche, c'est sur ses dogfights aux prises avec les as du FDC ou face aux battleships que le gameplay changera drastiquement, adoptant quelque chose de similaire à EVE Valkyrie. Fluides, efficaces, vivifiants, ces combats sont mémorables mais l'on aurait aimé les voir plus variés, avec des batailles en pleins canyons, des objectifs filés ou un pilotage un poil plus exigeant. Toutefois, la formule utilisée ici, couplée au sympathique gameplay 0-G d'abordage de vaisseaux nous laisse un poil sur notre faim et l'on aurait donc aimé plus de séquences sortant de l'habituel train-train au sol.

Tu ne sers à rien, Jon Snow

Call of Duty Infinite Warfare : le changement, c'est presque maintenant
La première apparition de Kit Harrington laissait pourtant présager de bonnes choses pour la suite des événements.

C'était l'une des grosses annonces concernant le solo de ce nouveau Call of Duty : Kit Harrington, rendu célèbre en incarnant Jon Snow dans l'adaptation télé du roman de George R.R. Martin, joue un rôle de premier plan dans Infinite Warfare en donnant son visage et sa voix au leader du FDC. Si sa première apparition, au début du jeu, laissait envisager un méchant des plus intéressants (pour la série tout du moins), il n'en est rien. L'Amiral Salen Kotch apparaît finalement assez peu à travers toute la campagne, et chacune de ses interventions le transforme petit à petit en grand méchant caricatural et inutile, répétant en boucle les mêmes phrases, les mêmes slogans, les mêmes menaces. Dommage, car il y avait ici un véritable potentiel. Lors des premières présentations, le pitch d'Infinite Warfare nous avait rappelé celui de la série Mobile Suit Gundam, et l'on espérait voir Kit Harrington dans le rôle d'un chef certes impitoyable, mais idéaliste et pourquoi pas torturé par les choix qu'il devait faire pour protéger son peuple. De quoi donner un peu plus de consistances à ce Call of Duty et le sortir de son manichéisme habituel, comme on avait pu le voir avec Kevin Spacey dans Call of Duty Advanced Warfare. Il n'en est rien. Infinite Warfare est tristement binaire et le Front de Défense des Colonies peut être résumé à une bête organisation terroriste qui ne semble avoir aucun autre objectif que l'anéantissement de l'UNSA et des civils vivants sur Terre. Pourquoi, selon quelles motivations ? Le jeu ne prend pas vraiment le temps de l'expliquer et on le regrette, puisqu'ainsi, la licence a perdu l'occasion de gagner en maturité.

L'avis de Panthaa
Rarement présent, doté de motivations inexpliquées, représentant d’une confédération que l’on ne voit jamais mis à part sous forme de vaisseaux et chasseurs : Salem Kotch, le côté obscur de l’humanité, ne nous est que trop peu dévoilé durant cette campagne. On aurait aimé quelques missions en infiltration au cœur des bases ou des villes dirigées par le FDC, histoire de voir d’où vient leur animosité pour la Terre où d’être au moins au courant de leur mode de vie. D’ailleurs, le personnage en lui-même s'efface au fil des missions. Il incarne le Pearl Harbor 2.0 de début de partie, lequel est censé ruiner la flotte terrestre, mais est bien trop vite mis en échec par le seul vaisseau restant des Terriens… Sans aucune réponse drastique de sa part face aux échecs à répétition, malgré la supériorité numérique et technologique dont il dispose, Kotch devient très vite l'ombre de lui même et sombrera d'une manière assez ridicule, sans que son personnage n'ait pris d'épaisseur au fil de l'aventure… Clairement : ce « méchant » est raté.

Rapidement, les interventions de Kotch se limitent à quelques discours haineux sans fond

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Meilleur en shoot'em up spatial qu'en FPS ?

Call of Duty Infinite Warfare : le changement, c'est presque maintenant
Les phases en Jackal font partie des meilleurs choses qu'a à proposer ce Call of Duty.
Chose amusante, Call of Duty Infinite Warfare multiplie les phases de shoot spatial, en mettant le joueur à bord d'un petit vaisseau de combat appelé Jackal. Et c'est une très bonne chose, puisque ces moments sont particulièrement bien fichus, avec des sensations manettes en main très plaisante, et l'habilité historique de la série à enchaîner les scènes de guerre hyper spectaculaires. Un gigantisme qui n'est pas sans rappeler le travail de George Lucas, bien entendu, et qui met en lumière à quel point DICE est passé à côté de son sujet, avec le mode Squadron Fighters de son Star Wars Battlefront. Ces passages sont très bons et surtout incroyablement nombreux, à tel point que l'on finit par se demander... si Infinite Warfare n'est pas un shooter spatial, plutôt qu'un FPS. Et surtout, s'il n'est pas moins bon lorsqu'il revient à ce qu'est la série. Les moments de gunfights classiques sont en effet plutôt passables et si certains moments sont particulièrement intenses, grâce à une mise en scène soignée (notamment à Genève ou lors de la dernière mission du jeu), l'ensemble peine à emballer. Reste les phases de combat en gravité zéro, admirablement servies par un gameplay efficace, mais qui sont surtout présentes en missions secondaires. Une fois le jeu terminé, on peine à se remémorer une mission, qui hormis la toute première, ne marque pas franchement. La faute à un manque d'enjeu, d'abord, mais aussi à des niveaux au déroulement très classiques.

L'avis de Panthaa
Si l’on apprécie beaucoup le début de l’aventure pour son immersion et ses petits détails (fidélité à la hiérarchie des tâches à bord d’un vaisseau, abordage méthodique des navires ennemis…), on notera tout de même une baisse de rythme sur la seconde moitié, avec un épilogue un peu longuet mais plein de bonne morale, de patriotisme et d’humanité…
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Call of Duty Infinite Warfare : le changement, c'est presque maintenant
Entre classicisme et futurisme, l'arsenal d'Infinite Warfare propose une belle variété d'armes.

On saluera néanmoins le travail effectué sur les armes, qui rendent le tout plutôt ludique. Entre les armes classique, les armes à énergie, et les gadgets futuristes, Infinity Ward a créé tout un arsenal extrêmement amusant à utiliser, notamment en ce qui concerne les armes à double-utilisation. Certaines proposent au joueur de maintenir la touche Triangle (Y sur Xbox One) pour modifier le type de tir, ou le viseur. Cette versatilité cache parfois des effets secondaires amusants, et permet d'épicer un peu les parties. De même que les différents accessoires, comme la grenade-araignée, qui se fraie un chemin jusqu'à un ennemi, pour lui exploser au visage, apportent ce petit côté James-Bondesque qui nous rappellent de temps à autre qu'Infinite Warfare se déroule dans un futur lointain... Ce qui ne sera pas toujours suffisant pour faire oublier quelques défauts de conception, notamment en ce qui concerne le level-design. On citera en exemple cette mission sur un astéroïde approchant dangereusement du soleil, qui dans un premier temps alterne avec un certain talent les moments de stress intense, en extérieur, et les moments d'enquête en espace beaucoup plus confinés. Infinite Warfare installe alors une ambiance glauque rappelant presque Alien, Le Retour... Mais tout dérape lorsqu'apparaissent des vagues d'ennemis qui courent bêtement vers le joueur. À plusieurs reprises, celui-ci sera obligé de zoner devant une porte, ou sur une petite passerelle, avant de pouvoir continuer sa progression. Ces phases de shoot un peu neuneu sont peu peu intéressantes qu'elles sont frustrantes, car les niveaux ne sont pas clairement pensés pour des gunfight aussi intenses, dans lesquels la capacité du joueur à se déplacer intelligemment est plus importante que celle de viser correctement.

On notera également un dernier détail, particulièrement frustrant : la condition physique du Capitaine Reyes. Dès lors que celui-ci est touché, l'écran se trouble de manière considérable, vous empêchant de riposter. La plupart du temps, vous serez donc obligé de vous cacher, en espérant qu'en relevant la tête, vous arriverez à voir votre assaillant, et pourquoi pas l'abattre, avant qu'il ne vous touche à nouveau. Voilà qui agace rapidement, surtout dans les modes de difficulté les plus élevés, et a une fâcheuse tendance à casser le rythme des parties.

« Flou, le monde est flou... »

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L'avis de Panthaa
La mission sur les astéroïdes de Mercure qu'évoque Epyon est symptomatique du manque de cohérence d'Infinite Warfare. Elle commence sur un astre en rotation rapide, apparemment dévasté par les radiations du soleil, et dépeuplé de ses scientifiques. Notez qu’ici, le simple fait d'évoluer dans un environnement où le ciel « tournoie » vite est une excellente idée qui instaure une atmosphère inquiétante, pressante, et mystérieuse. Les développeurs ont même pensé à rendre mortelles les phases où le soleil éclaire le sol, vous obligeant ainsi à courir « à l'ombre » durant certains passages. L'ambiance est à son comble lorsque l'on pénètre dans l'étrange habitat, très inspiré du film Moon. Seulement voilà, les robots de la station sont déréglés et s'attaquent désormais aux humains. Et là, c'est le drame : on enchaîne les combats en environnement fermé face à des hordes de robots kamikazes, bien trop nombreux pour rendre le challenge équilibré, où même plaisant. Le gameplay n'aide pas, les mouvements sont inutiles en espace clos, le petit « flou et tremblement » encaissé à chaque tir reçu agace au plus haut point, et l'on en vient à s'énerver alors que tout commençait si bien…

Un multijoueur riche mais peu inspiré...

Call of Duty Infinite Warfare : le changement, c'est presque maintenant
Le SLM fait un peu penser à Raiden, de Metal Gear Solid.

Une fois que le joueur en aura terminé avec le solo, il aura probablement envie d'aller exercer ses talents en multijoueur. S'il connait Black Ops III, il ne devrait pas être perdu. Infinity Ward fait dans la continuité logique en réutilisant le même gameplay, comme on pouvait s'en douter après quelques minutes de campagne. On retrouve grosso-modo l'ensemble des commandes du dernier jeu de Treyarch, avec la possibilité de glisser à terre, d'effectuer des sauts propulsés ou des wallruns. La jauge de Super fait son retour, tout comme la jauge empêchant le joueur d'abuser des super-sauts ou des glissades. La seule chose qui change vraiment, en fait, c'est l'introduction des Armures de Combat, qui prennent la place des Spécialistes de Black Ops III. Sur le papier, l'idée est de proposer des combattants encore plus spécialisés, et de permettre aux joueurs de trouver celui qui correspond le mieux à leur style de jeu. Si l'on imagine que le succès récent de hero-shooters comme Overwatch a sans doute inspiré les développeurs, il faut garder en tête que nous sommes toujours sur un Call of Duty et les distinctions entre les différentes Armures de Combat sont finalement assez minces, sinon inexistantes. Car si chaque « spécialiste » dispose bien d'un Super et d'un perk bien à lui (avec la possibilité de choisir entre trois possibilités, pour l'un comme pour l'autre), le reste est toujours aussi configurable qu'à l'accoutumée, et vous retrouverez donc tout un arsenal que vous pourrez améliorer en fonction de vos parties.

Le Synaptique et deux de ses différents Super

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Ce qui, d'une certaine manière, est un non-sens, même si l'on comprend la volonté d'Infinity Ward de ne pas trop s'éloigner des bases du multijoueur de la série. Mais le résultat est là, ces Armures de Combat n'imposent absolument aucun gameplay, et il sera tout à fait possible d'équiper votre Synaptique, plutôt amateur de combat à courte distance, d'un fusil de sniper et de toutes les perks lui permettant de jouer ce rôle. En somme donc, rien de révolutionnaire, juste une évolution logique des héros de Black Ops III. Les amateurs apprécieront néanmoins le look de chacun des combattants, qui évoquent tant Metal Gear Solid (le SLM) que la série Halo (le Merc), et permettent de comprendre à vue d'oeil à qui l'on a affaire.

Call of Duty Infinite Warfare : le changement, c'est presque maintenant
Le wallrun est toujours de la partie.

Si manette en main les choses n'ont pas beaucoup évolué depuis Black Ops III, on remarque néanmoins quelques menues différences qui ne sont pas à l'avantage du jeu d'Infinity Ward. Si les combats imposent toujours un rythme aussi élevé, et proposent une sacrée dose de spectacle, on remarque en pratique que les déplacements sont plus lourdauds que dans le jeu précédent. La différence est assez mince mais suffisante pour rendre Infinite Warfare un peu moins amusant que son prédécesseur.

Pour autant, le jeu d'Infinity Ward fait dans le haut de gamme en ce qui concerne le contenu puisqu'outre la grosse dizaine de cartes, le jeu propose 15 modes de jeu différents, allant du Team Deathmatch à la Capture de Drapeau, en passant par les désormais très connus Kill Confirmed, Search and Destroy, ou encore Uplink. Difficile de ne pas trouver son bonheur et l'on est heureux de voir que day-one, le contenu du jeu sera plus que respectable et que, DLC ou non, il garantira des dizaines, sinon des centaines, d'heures de jeu, sans forcer.

L'avis de Panthaa
Pour leur multijoueur, les développeurs ont choisi la carte de la profusion de contenu afin de compenser le manque d’originalité de l’œuvre globale. On regrettera l’absence de multi en vaisseau ou même en 0-G, qui auraient certes été difficiles à mettre en place mais qui pour le coup auraient apporté un peu de peps au tout. Néanmoins, entre les armes customisables et nombreuses, les caisses d’équipement, Combat Rigs modifiables, score streak variés, les nombreuses cartes et la pléthore de modes de jeu : difficile de ne pas y trouver son bonheur même si tout à un fort goût de pot-pourri, tentant de tirer parti d'un gameplay trop lourd pour rendre le tout authentique.

… et rongé par quelques défauts

Call of Duty Infinite Warfare : le changement, c'est presque maintenant
En arrivant sur Frontier, on a envie de demander « Pourquoi ? »

Cela étant, les joueurs les plus exigeants ne pourront que regretter certains défauts, que ce soit dans la conception des maps ou dans la configuration de certains modes de jeu. Côté cartes, certaines sont très bonnes et s'adaptent à merveille au gamplay du jeu, en permettant aux joueurs d'attaquer et surtout de se défendre intelligemment, en leur laissant la possibilité d'utiliser toutes les formes de déplacement permises par le jeu. C'est notamment le cas de Distinct, Skydock, Genesis ou encore Scorch. Mais à côté de ces bonnes cartes, on en trouve d'autres complètement loupées, à l'image de Crusher ou surtout Frontier. Cette dernière a l'idée saugrenue d'enfermer les combattants dans une petite station spatiale ou les wallruns et les super-sauts sont inutilisables, et où les croisements à multiples embranchements s'enchaînent, poussant le joueur à progresser au pif-o-mètre sur la map. Chaque virage est un pari, car l'on ne sait jamais vraiment d'où pourra surgir la menace.

Call of Duty Infinite Warfare : le changement, c'est presque maintenant
Le Jeu d'Armes se termine à la biopointe, un couteau hi-tech qu'il est possible de lancer.

Du côté des modes de jeu, on remarque également quelques bizarreries : le mode Jeu d'Armes, inspiré de la Course à l'Armement de Counter-Strike, se joue obligatoirement en chacun pour soi. Comprenez que l'on parle ici d'un type de partie dans lequel le joueur, pour gagner, doit réussir un frag avec plusieurs armes. À chaque tir réussi, il change d'arme, et ainsi de suite. Mais en partie à cause du rythme effréné des parties de Call of Duty, il est très courant qu'un ennemi arrive et vous abatte alors que vous changiez d'arme, une action sur laquelle vous n'avez aucun contrôle. Le Jeu d'Armes aurait donc beaucoup plus de sens par équipe, et pourquoi pas sur le modèle du Course aux Armes de Gears of War 4, où les deux équipes doivent accomplir trois frags avant que le switch d'arme ne s'opère. Cela permet aux équipes de préparer le changement et donc d'organiser leurs déplacements et leur défense en fonction. Gagner une partie de Jeu d'Armes, dans Call of Duty Infinite Warfare, relève plus de la chance, du bon timing, que du talent pur et dur, ce que l'on regrette. D'autant qu'à chaque partie, les armes et les accessoires qui leur sont attachés différent et il faut prendre le temps de comprendre les spécificités de l'arme (portée, recul, puissance d'impact, etc), ce qui ajoute un peu plus d'aléatoire dans les parties.

L'avis de Panthaa
Les différentes cartes exploitées sont dans l’ensemble variées et bien pensées même si certaines s’adaptent plutôt mal aux modes de jeux proposés. Elles disposent toutes d’endroits prévus pour l’usage du parkour mais ce dernier se veut finalement relativement inutile et poussif. Les persos sont lourds, disposent de peu de jetpack, et l’on en vient au bout de quelques heures à favoriser les glissades à outrance plutôt qu’à tenter des wallrun qui marchent une fois sur trois et qui nous mettent bien souvent dans une position difficile en cas de rencontre. On prendra tout de même du plaisir sur les différentes variantes proposées et le leveling se fait agréablement.

Et c'est bien dommage puisque malgré les défauts mis en avant par notre test, et malgré le peu d'innovation par rapport à Black Ops III, le multijoueur de ce Infinite Warfare reste très divertissant, et l'on ne s'ennuie jamais. Le jeu propose de nombreuses armes et comme à chaque épisode depuis plusieurs années, il sera possible, à force de jouer, de débloquer de nombreux améliorations ou simplement des versions plus évoluées de ses armes favorites. Une carotte qui devrait scotcher bien des joueurs à leurs manettes.

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« Cause this is thriller, thriller night »

Call of Duty Infinite Warfare : le changement, c'est presque maintenant
Zombies in Spaceland s'ouvre sur une courte séquence animée qui met rapidement dans l'ambiance.

En revanche, s'il y a un bien un élément dans ce Infinite Warfare qui ne saurait tolérer de critique, c'est bien son nouveau mode Zombies, au charme indéniable. Zombies in Spaceland, de son petit nom, vous plonge dans les années 80 avec une bande-son de qualité (Europe, Soft Cell...), des néons et des couleurs acidulées qui donnent un véritable cachet à ce mode de jeu qui ne se prend jamais au sérieux. Coincé dans un parc d'attractions, quatre jeunes clichés (le gangsta-rappeur, le nerd, le beau gosse sportif du lycée, la lolita permanentée...) vont devoir survivre à des vagues de zombies toujours plus costauds. En accumulant de la monnaie, ils pourront progresser dans le parc, acheter de nouvelles armes... Bref, un mode Zombies tout ce qu'il y a de plus classiques pour les fans de la série.

Call of Duty Infinite Warfare : le changement, c'est presque maintenant
Le train fantôme, une des nombreuses attractions jouables du parc.

Néanmoins, en plaçant l'action dans un parc d'attraction, les développeurs se sont autorisées de nombreuses fantaisies qui rendent Zombies in Spaceland vraiment unique. Le parc est truffé d'easter eggs et d'attractions interactives, comme un tapis de danse qui attire les zombies lorsque l'on alimente la boule à facette disco, une salle d'arcade avec de vrais jeux Activision d'époque jouables, un train-fantôme... Progresser dans le parc est un véritable plaisir et l'on se surprend à fouiller les différentes zones à la recherche d'un nouveau secret. Ce qui permet de faire quelques étonnantes découvertes, comme la présence de David Hasselhoff, le DJ de ce mode jeu. Le héros de K-2000 et d'Alerte à Malibu donne de sa personne dans Zombies in Spaceland, en participant au combat lorsque certaines conditions ont été remplies, ou plus simplement grâce à quelques indices qu'il laisse ici et là. Si seul, l'intérêt est tout relatif, ce nouveau mode Zombies promet de très nombreux moments de rigolade entre amis. Un très bon bon point, donc.

L'avis de Panthaa
Le mode Zombie de ce Infinite Warfare joue à fond la carte du comique et propose une architecture classique (nombreux secrets, pièges, optimisation des zones et des dévérouillages à apprendre au fur et à mesure) en plus d’inclure une bonne grosse dose de fun avec ses boss grotesques et ses multiples améliorations. A mi-chemin entre Shawn of the Dead et Zombieland, ce mode profite de la philosophie globale du titre pour inclure une tonne de contenu et d'améliorations, incarnées par le système de cartes et d’upgrade des loadout. Le tout est très jouable, plaisant, et fun… Et puis on peut quand même se retrouver avec David Hasselhoff dans son équipe en train de dérouiller des zombies sur le dancefloor, et ça, c'est grand.
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Côté technique

Call of Duty Infinite Warfare : le changement, c'est presque maintenant
Admirez l'espace en 480p.

Difficile de terminer ce test sans accorder un mot à l'aspect purement technique de ce nouveau Call of Duty. Si désormais les équipes travaillant sur la licence disposent de plus de temps pour développer leurs jeux, on commence toutefois à sentir l'âge du moteur du jeu qui accuse désormais quelques années. Sans être vilain à regarder, Infinite Warfare se contente tout juste de faire le job avec des textures plus qu'acceptables lorsqu'il s'agit des personnages et d'une partie des décors... mais franchement en dessous par moments. On s'étonne de l'aspect des flammes, des nuages de poussière, et autres effets du même genre qui semblent adopter une résolution moindre, pour permettre au jeu de conserver une framerate stable dans les moments les plus intenses. Et Call of Duty oblige, ces effets sont très, très présents, et se remarquent donc facilement. Ajoutez à cela quelques ralentissements intempestifs en campagne, et vous comprendrez aisément qu'en la matière, Infinite Warfare aurait pu faire bien mieux.

L'avis de Panthaa
Techniquement, ce CoD fait du CoD : rendu plastique pour décors, et armes et visages ultra-détaillés pour fournir de beaux screenshots en amont de la sortie… On saluera certains effets de lumière, de fumée, certaines cinématiques spatiales qui rendent fichtrement bien, mais le tout reste inégal dans l’ensemble et daté face à la concurrence. Aux textures SD ultra-crades d'explosions succèderont par exemple des cache-misères pour les gros effets. Amusez-vous par exemple à observer de près le tsunami à Genève, vous allez avoir mal. Gardons tout de même à l’esprit que le titre tourne sur console à 60 FPS, même si l’on note des drops d’IPS lors des gros combats, surtout lorsque l’on passe en vue Iron Sight. Notez par ailleurs que ce souci s’avère présent, même moindrement, sur PS4 Pro...

Notez que nous avons été en mesure d'essayer le jeu sur PlayStation 4 Pro, indépendament de notre test qui s'est lui effectué sur PlayStation 4. Si la future console de Sony apporte définitivement un plus à ce nouveau Call of Duty, la différence est assez minime et se constate principalement sur la fluidité de l'image, tandis que certains défauts ne sont pas corrigés, à commencer par ceux pointés du doigt plus haut, et qui concernent donc les effets de flamme ou de poussière. Dommage.

Les images de ce test sont issues de la version PlayStation 4 du jeu.

L'avis de Panthaa
J'ai été inquiété de voir que la version PS4 Pro arrivait à ramer lorsqu'on pousse à bout le jeu (explosions, iron-sight et ennemis multiples).
Les notes
+Points positifs
  • Un scénario moins linéaire qu'à l'accoutumée
  • Les combats en Jackal
  • Les combats en gravité zéro
  • Les missions secondaires
  • Zombies in Spaceland
  • Contenu pléthorique en multijoueur
-Points négatifs
  • Un scénario qui aurait gagné à être moins manichéen
  • Kit Harrington, inutile
  • La VF en campagne
  • Techniquement à la traîne
  • Un multi peu inspiré
  • Trop de mauvaises cartes en multijoueur

Après y avoir joué pendant plusieurs dizaines d'heures, ce Call of Duty Infinite Warfare laisse un désagréable arrière-goût de déception. Non pas que le titre soit mauvais, loin de là, mais il aurait pu faire tellement mieux. Dommage puisque les développeurs avaient clairement la volonté de proposer quelque chose de différent, ce qui se ressent principalement en campagne. Avec ses batailles spatiales, ses combats en gravité zéro, sa progression beaucoup moins linéaire que par le passé, Infinite Warfare propose du neuf tout en parvenant à se réinventer. Mais le jeu n'arrive jamais vraiment à se détacher du glorieux mais vieillissant passif de la série, en conservant son manichéisme et son discours militariste désenchantant au possible... Là où il aurait fallu qu'il gagne en maturité, en proposant un scénario moins binaire, plus fin. Les bases étaient là mais n'ont pas été exploitées. Avec un excellent mode Zombies mais un multijoueur peu inspiré, Call of Duty Infinite Warfare est un FPS solide mais qui manque cruellement d'âme. Voilà qui ne devrait pas le servir face à la concurrence de cette fin d'année.

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04 novembre 2016 à 10:41:41
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7.2/20
Mis à jour le 14/11/2018
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