Master of Orion
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Test : Master of Orion : Retour aux origines du 4X spatial
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28 août 2016 à 17:02:02
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En transposant les mécanismes d'un Civilization dans un univers SF, Master of Orion a tout simplement créé un genre aujourd'hui très répandu : le 4X spatial. Après un second épisode tout aussi culte, la série s'est malheureusement effondrée par la suite et n'a plus fait parler d'elle depuis 2003, date de sortie d'un 3ème opus un tantinet décevant. Les déboires d'Atari ont toutefois permis à Wargaming et à son PDG nostalgique de relancer la machine en proposant un reboot qui après quelques mois d'early access, sort aujourd'hui en version finale.

Master of Orion : Notre avis en 3 minutes

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Master of Orion : Retour aux origines du 4X spatial

Le risque en faisant un remake d'un jeu ayant créé un genre, c'est de ne pas s'en éloigner suffisamment et de tomber finalement dans le déjà-vu. Dans le cas présent, Master of Orion a créé le 4X spatial qui est aujourd'hui largement représenté avec des titres comme Endless Space ou Stellaris pour ne citer que les jeux récents. Pourtant, Wargaming a souhaité rester aussi proche que possible de l'original, ce qui se traduit dans un premier temps par la présence des 10 races jouables du premier opus. Pas de campagne à se mettre sous la dent donc, l'intérêt à long terme venant ici des spécificités de chaque race qui induit une façon de jouer particulière. Les humains par exemple disposent de bonus diplomatiques et commerciaux quand les Silicoïdes ne consomment pas de nourriture et peuvent vivre tranquillement sur n'importe quelle planète sans subir les handicaps liés normalement aux effets de gravités. On peut aussi choisir de créer sa propre race en fixant soi-même ses attributs, bonus et malus. Reste que si les différences sont bien marquées entre chaque faction, la façon de jouer n'est pas aussi impactée qu'on pourrait le croire, l'arbre des technologies et les bâtiments étant communs à toutes les races, jusque dans leur design. Dommage, la rejouabilité en prend un coup.

Master of Endless Space

Sur le fond de jeu, on retrouve aussi quelque chose de très classique. En réalité, ce Master of Orion se montre même extrêmement proche de Endless Space. En suivant les 4X (eXploration, eXpansion, eXploitation et eXtermination), on colonise la galaxie système après système afin d'augmenter la puissance de notre empire. Les planètes possédées produisent alors 4 ressources : la nourriture, les points de recherche et de production et les crédits. Respectivement celles-ci permettent de faire croître (ou diminuer en cas de pénurie) la population, d'accélérer la découverte de nouvelles technologies, de fabriquer des bâtiments et vaisseaux et enfin de terminer instantanément la production en cours. Chaque planète possède évidemment un potentiel propre suivant ses caractéristiques : la taille augmente la limite de population, le biome (irradié, marécages, glaces, terrestres, etc) impacte la production de nourriture et la richesse du sol influence quant à elle la génération de points de production et donc le nombre de tours nécessaires pour terminer les constructions. C'est assez classique, mais on apprécie toutefois la possibilité de placer chaque unité de population sur la production de son choix. Si besoin est d'amasser en vitesse des vaisseaux, on peut ainsi mettre tout le monde sur la production, quitte à déclencher une famine ou bien au contraire favoriser la croissance démographique avant d'envoyer en masse des colons dans toute la galaxie. Cela offre une certaine flexibilité stratégique que tout bon 4X se doit d'avoir.

En termes de gestion, il faut globalement essayer de construire un maximum de bâtiments. Certains améliorent la production d'une ressource, ou l'efficacité de chaque unité de population, mais d'autres permettent par exemple de lutter contre la pollution qui peut à terme diminuer la qualité du biome. Il faut aussi être en mesure de se défendre face aux attaques ennemis en bâtissant une base de lancement de missiles, ou un camp de marines pour contrer les invasions au sol. Le terraforming peut aussi être une option sur les planètes inhospitalières tandis que les plates-formes orbitales permettront d'augmenter la puissance limite de la flotte. De même, il convient de s'occuper du bonheur des citoyens sous peine d'en voir en grève. Bref, il faut de tout, mais chaque bâtiment dispose aussi d'un coût d'entretien en crédits qui peut à terme mener vers la banqueroute pour peu qu'on veuille tout construire. L'équilibre est donc plutôt intéressant à trouver, mais il faut avouer que si pour l'instant c'est plutôt complet, il manque tout de même LA feature inédite, celle qu'on n'aurait pas vu avant et qui orienterait obligatoirement les fans du genre vers ce jeu plutôt qu'un autre.

Master of Orion : Retour aux origines du 4X spatial
L'arbre de recherche est commun à toutes les factions.

Tous ces bâtiments doivent bien évidemment être débloqués au préalable. Cela passe par la recherche et oblige donc à placer quelques unités de population sur les espaces dédiés tout en n'omettant pas de construire quelques bâtiments scientifiques. Le choix de la technologie à rechercher en priorité incombe bien évidemment au joueur qui la sélectionne dans un arbre comprenant plusieurs embranchements : la physique, le gouvernement, l'ingénierie ou la biologie. Notons que certaines découvertes peuvent octroyer plusieurs bonus différents, obligeant le joueurs à en choisir une seule puis à obtenir les autres par la diplomatie ou l'espionnage s'il en a réellement besoin. C'est une bonne idée, mais malheureusement, comme dans beaucoup d'autres 4X, il est impossible de se spécialiser réellement dans la mesure où les branches se rejoignent rapidement et obligent à rechercher absolument tout pour progresser. Finalement, on a droit à quelque chose d'assez linéaire à ce niveau, ce qui nuit encore à la rejouabilité, d'autant que pour rappel, l'arbre est le même pour tous. Mais c'est pourtant à ce seul prix qu'on pourra l'emporter puisque absolument tout dans le jeu doit être recherché au préalable, des modèles de vaisseaux aux bâtiments en passant par les technologies de compression des géantes gazeuses, les options diplomatiques, quelques mécanismes, comme l'exportation des ressources, les portails permettant de se téléporter rapidement entre système, et surtout les armes et objets à équiper sur les vaisseaux.

Des batailles perfectibles

Comme dans Endless Space (encore lui), on peut donc construire ses vaisseaux et les équiper. Il est possible de choisir parmi les quelques couleurs et modèles disponibles pour chaque classe et ensuite d'y placer les armes, boucliers, propulseurs et autres modules recherchés au préalable. Le poids de l'appareil étant limité et son coût en points de production lié à ces équipements, il faut essayer de trouver le meilleur compromis entre puissance de feu, variété et précision des armes, vitesse et blindage. Ça pourrait être sympa, mais dans les faits, on se contente la plupart du temps de cliquer sur le bouton « tout améliorer » dès qu'un nouvel équipement est débloqué. Après tout, on se doute que le bouclier de classe III est meilleur que celui de classe I et il en va de même pour la plupart des modules qu'il suffit bien souvent de remplacer par son évolution directe pour avoir le meilleur vaisseau possible. Reste alors à lancer tout ce petit monde dans la bataille, au cours d'affrontements en temps réel en vue du dessus. Contrairement à Master of Orion 2, ce n'est pas du tour par tour, et ce n'est pas non plus des plus complets. Pas de capture de vaisseaux ici, on se contente de définir des cibles, éventuellement une vitesse, une portée maximale pour ne pas trop perdre en précision et c'est tout. Les armes sont sélectionnées automatiquement, les déplacements se font uniquement en 2D et la seule stratégie est d'essayer de prendre les ennemis par les flancs où la plupart de leurs armes ne peuvent pas tirer.

Pour l'emporter, il n'est toutefois pas nécessaire de passer par le champ de bataille (bien qu'il soit plus que conseillé de monter une flotte défensive). On peut tout aussi bien gagner la partie grâce à certaines recherches technologiques. Mais ce n'est pas tout. Au bout de quelques tours, toutes les races indépendantes vont se réunir dans un Conseil Galactique et voter pour élire un leader suprême. Si vous avez eu la bonne idée de soigner vos relations avec les autres joueurs et négocié leur vote en leur offrant quelques cadeaux, vous pouvez ainsi remporter la partie de façon diplomatique. Enfin la dernière façon de gagner est d'investir dans le fond monétaire galactique afin de détenir une majorité de parts, ce qui servira ensuite dans un calcul complexe prenant aussi bien en compte le chiffre d'affaire en crédits que les bâtiments construits. Cela ne change pas radicalement la façon de jouer, dans la mesure où il faut quoi qu'il arrive générer des ressources pour l'emporter, mais c'est un élément à prendre en compte et qui nécessite quelques investissements si on ne veut pas voir un autre joueur nous voler la victoire. A ce niveau, c'est donc plutôt varié, et pas inintéressant.

Master of Orion : Retour aux origines du 4X spatial

Malheureusement, un fois que vous aurez testé toutes les conditions de victoire, il ne vous restera pas grand chose à faire dans ce Master of Orion. Il y a bien le multi à 6 en ligne, mais l'expérience reste globalement la même. Il manque certainement un système de quêtes ajoutant un background et quelque chose à faire en dehors du simple fait de développer tranquillement son empire. Mais les développeurs ont déjà des idées pour la suite et comptent continuer à ajouter du contenu après la sortie. On parle déjà de factions secondaires, d'une meilleur incorporation des mods, que ce soit au niveau des races, planètes, vaisseau, technologies ou bâtiments, et aussi la possibilité de jouer en multi avec une race personnalisée. Reste que ce Master of Orion est déjà un bon jeu auquel il manque principalement une bonne d'ose d'originalité.

Les notes
+ Points positifs
  • Mécanismes connus mais efficaces
  • Gestion de la population intéressante
  • Interface bien pensée
  • Conditions de victoire complètes et variées
  • L'envie de toujours faire un tour de plus, c'est bon signe
- Points négatifs
  • Système de combat qui manque de profondeur
  • Bâtiments et arbre des technologies communs à toutes les races
  • Très proche de Endless Space en matière de gestion
  • Personnalisation de vaisseaux inutile

Ce Master of Orion est assurément un bon 4X, mais il n'aura pas la portée de son illustre ancêtre. Là où ce dernier a créé un genre, ce nouvel épisode ne fait qu'en reprendre les principaux codes et mécanismes, n'apportant quasiment rien à la formule. Il n'en reste pas moins très agréable à jouer et propose une expérience à la fois simple d'accès et plutôt riche. C'est déjà pas mal !

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28 août 2016 à 17:02:02
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