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Test du jeu DiRT Rally 2.0 : la pépite du rallye

Test : DiRT Rally 2.0 : la pépite du rallye
PC PS4 ONE
DiRT Rally 2.0
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Journaliste jeuxvideo.com
21 février 2019 à 18:35:01
17/20

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12.3/20
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Trois longue années après DiRT Rally et toute une floppée de jeux de rallye plus ou moins oubliables, Codemasters remet le couvert et revient aux bases : point de DiRT 5 (malgré un DiRT 4 très agréable), mais bien DiRT Rally 2.0. Un titre qui signe le retour de la simulation, la vraie, celle qui tape là où ça fait mal, mais qui sait aussi appuyer là où ça fait du bien. Un bol d’air frais des plus agréables, pour commencer 2019 de la meilleure des manières.

Notre vidéo-test de DiRT Rally 2.0

Chargement de la vidéo Test DiRT Rally 2.0 en vidéo

L’histoire des jeux de course est aussi longue que passionnante. Seulement, depuis quelques années, les sorties sont moins nombreuses, moins marquantes également. Au milieu de ce marasme, quelques titres parviennent heureusement à nous surprendre et à porter le genre vers de nouvelles altitudes. En 2015, DiRT Rally premier du nom en faisait partie. Et si l’on craignait que Codemasters se soit détourné de la simulation pur jus en sortant le plus accessible DiRT 4, il n’en est rien : les Anglais se sont vite remis au travail pour nous proposer, en ce début d’année 2019, un nouveau DiRT Rally, dont le titre évoque évidemment le mythique Colin McRae Rally 2.0, du même studio. Plus qu’une simple suite, DiRT Rally 2.0 incarne un véritable tournant (ahaha) non seulement dans l’histoire de la licence, mais aussi dans celle du genre.

Plus précis, plus cohérent

DiRT Rally 2.0 : la pépite du rallye
Les briefings d'avant-course sont simples mais efficaces.

Pour se faire un premier avis, nous nous sommes donc tout naturellement dirigés vers le mode Contre-La-Montre, qui permet de choisir librement l’une des autos du jeu, quelle que soit sa catégorie, puis une spéciale. Déjà, première impression contrastée : on trouve de nombreuses voitures, classées dans plusieurs catégories (groupes H1, H2, H3, groupe B, R2, A, R4, R5, et même Rally GT), ce qui est bon point ; mais le nombre de destinations et de spéciales déçoit quelque peu. Ainsi, au lancement, DiRT Rally 2.0 ne propose aucune course sur neige. Il faudra donc se procurer le season pass et attendre que le célèbre rallye de Suède soit incorporé au jeu… Un peu agaçant. À noter que le rallye d’Allemagne aura droit au même traitement. Aaaah, le jeu vidéo moderne ! Pas découragé pour autant, nous avons sélectionné notre destrier d’acier et avons contemplé avec plaisir une courte vidéo de présentation de l’épreuve à venir : tracé, météo, type de surface, distance, tout est détaillé en quelques secondes. Un effort de mise en scène qui rappelle qu’en son temps, DiRT Rally nous avait paru bien austère. Sans partir dans la surenchère popisante et acidulé de DiRT 4, DiRT Rallye 2.0 a pensé à soigner les apparences et on l’en remercie. Quoi qu’il en soit, le temps de chargement passé, on arrive sur un nouvel écran, qui permet de lancer directement la spéciale, ou de de régler la voiture… ou même de changer de pneus ! Petite nouveauté appréciée que l’on évaluera par la suite. Sans perdre plus de temps, nous avons lancé la course. Et on a rapidement pris la mesure de ce à quoi l’on faisait face.

DiRT Rally 2.0 : la pépite du rallye
Conduire sur terre est un plaisir inégalable.

DiRT Rally 2.0 ne se contente pas d’améliorer son prédécesseur sur quelques points : il a revu en profondeur son moteur physique pour proposer des sensations toujours plus réalistes, plus pures, plus cohérentes. Ce qui surprend de prime abord, c’est la tendance assez marquée qu’ont les autos à sous-virer sur les surfaces meubles, que ce soit sur terre ou même sur gravier : on chasse beaucoup plus souvent que dans le précédent DiRT Rally, qui offrait une motricité, une accroche parfois un peu exagérée. La résultante c’est que le comportement de l’auto est plus prévisible, plus logique même. On gagne en contrôle ce que l’on perd peut-être en challenge, mais était-ce finalement un bon challenge ? Avec le recul, on en doute. Tout paraît plus intelligent dans DiRT Rally 2.0, notamment grâce aux transferts de masse qui sont gérés avec beaucoup plus de précision qu’autrefois : on sent bien le train arrière, le train avant, on remarque vite lorsque la masse se déporte sur un côté de la voiture et crée par la même occasion une perte de motricité sur le côté opposé. Cette sensation est vite hypnotisante car rarement on a connu une telle expérience de jeu dans un jeu de course, a fortiori dans un jeu de rallye.

DiRT Rally 2.0 : la pépite du rallye
Dans de telles conditions, le copilote vous sauvera la vie.

L’impression de vitesse, elle, est tout à fait démente. Effrayante, même, au début. En confiance après notre session de préparation sur DiRT Rally, nous avons débarqué en Nouvelle Angleterre, au volant d’une 208 (groupe R5) de 280 chevaux, et… on est sorti de piste une fois, deux fois, trois fois. Tout allait trop vite. La voiture bondissait d’un côté à l’autre de la piste, malmenée par les imperfections de la route, qui plus que jamais ont un impact terrible sur son comportement. On avait la sensation d’être un petit garçon, parti promené un chien beaucoup trop gros pour lui. Alors, pour nous familiariser avec ce nouveau moteur physique, on l’a joué plus modeste : une petite Lancia Fulvia, qui avec ses 115 chevaux et sa boite 4 vitesses, nous paraissait beaucoup plus abordable. Et ainsi, en quelques heures, nous avons réappris à jouer. À lire la piste, à écouter notre moteur, et suivre les recommandations du copilote. Doublé en français par Stéphane Prévot, bien connu des fans de rallye, le copilote a gagné en intérêt grâce à des indications plus précises, toujours données au bon moment (ou presque) ; le lexique en lui-même a été mis au goût du jour et si les débutants seront un peu perturbés au démarrage, les amateurs eux seront ravis d’entendre des termes tels que « ciel » ou « soulage », plus proche du parler actuel des copilotes. On regrettera toutefois quelques petites imperfections, avec des virages à la dangerosité sous-évaluée, même si cela reste heureusement assez rare. Dans sa globalité, le copilote fait un travail extraordinaire et il est très agréable de suivre ses recommandations, par exemple en entamant un dérapage quelques mètres avant un virage sur lequel on a aucune visibilité… et passer en frôlant les rochers qui se trouvaient là. Cette impression de pouvoir prédire l’avenir est assez jubilatoire !

Pour terminer sur le pilotage, pouce bleu pour l’atelier et surtout les différents réglages. En grande partie repris de DiRT 4, les réglages offerts par DiRT Rally 2.0 ont ici plus d’intérêt car l’impact du moindre changement se fait ressentir dès les premiers mètres de course. Une évolution assez franche depuis DiRT Rally, qui pourtant n’avait pas à se plaindre. Ici, on gagne en finesse, en précision, ce qui permettra aux pros du volant de s’en donner à cœur joie. En parlant de volant, d’ailleurs, disons le clairement : le jeu est très jouable à la manette. Une bonne nouvelle pour les néophytes, même si le titre ne fait pas beaucoup d’effort pour les accueillir. Côté volant, DiRT Rally 2.0 est très ouvert ; dans notre cas, le CSL Elite de Fanatec emprunté pour l’occasion a fonctionné du tac au tac, et nous n’avons pas eu à faire grand-chose pour apprécier une conduite plus nerveuse, plus précise que celle permise par notre brave manette Xbox One, qui n’a pourtant pas démérité. Même chose avec notre G27 vieillissant.

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Une Carrière très classique

DiRT Rally 2.0 : la pépite du rallye
Le design de la Carrière n'est pas vraiment originale.

Si la conduite de DiRT Rally 2.0 est relativement inattaquable, le reste du jeu est beaucoup plus sage. La Carrière est assez peu scénarisée et passé la création du pilote, plutôt sommaire, le reste consiste simplement en un enchaînement de courses, sans véritable sensation de progression. On enchaîne les rallyes et les victoires permettent d’engranger des crédits et donc, in fine, d’acheter de nouvelles voitures. Forcément, en achetant des voitures plus puissantes, on peut accéder à des championnats plus intéressants. La gradation dans la difficulté est toutefois plutôt bien fichue puisque si le joueur débutant devrait triompher sans aucun problème des premières épreuves, le jeu se corse rapidement, dès les premiers rallyes de groupe H3. Un challenge plutôt intéressant mais qui aurait mérité de prendre du relief, par exemple avec une gestion plus complète de son écurie, à la façon de DiRT 4, et pourquoi pas un peu plus de narration. Par exemple en mettant en scène la naissance d’un jeune prodige, qui démarre sa carrière de pilote professionnel tout en bas de l’échelle et gravit les échelons, jusqu’à devenir champion du monde. Bref quelque chose d’assez classique en somme mais qui fait toujours son petit effet, et qui ne demande finalement pas beaucoup de travail supplémentaire. On pourra alors estimer qu’il s’agit d’une volonté de Codemasters, qui a peut-être choisi, cette fois encore, de proposer une expérience de course très épurée, très sobre, ce qui ne devrait pas déplaire aux puristes qui achèteront le jeu principalement pour son gameplay.

DiRT Rally 2.0 : la pépite du rallye
Le rallycross offre de nombreux bons moments.

La bonne nouvelle toutefois c’est que DiRT Rally 2.0 détient la licence officielle du championnat du monde de rallycross et qu’entre deux rallyes classiques, on pourra s’évader un instant et partir faire la course sur une petite sélection de circuit. On apprécie la construction des différentes épreuves, avec leurs courses de qualification, les demi-finales et donc la grande finale, avec un stress permanent. C’est l’occasion de découvrir un autre pilotage, sans copilote bien évidemment, où l’apprentissage se fait à force de tours de circuit. De quoi varier les plaisirs et s’évader un instant, pour le plus grand plaisir des joueurs. Et là encore, le challenge est intéressant, passé les premières compétitions un peu faciles. On regrettera seulement le peu de circuits proposés, qui mériteraient d'être deux fois plus nombreux.

DiRT Rally 2.0 : la pépite du rallyeDiRT Rally 2.0 : la pépite du rallyeDiRT Rally 2.0 : la pépite du rallye

Une technique encore très perfectible

DiRT Rally 2.0 : la pépite du rallye
La terre humide scintille grossièrement.

Bien entendu, difficile de terminer ce test sans aborder la question des graphismes, et plus globalement de la technique de ce DiRT Rally 2.0. On le sait, Codemasters n’a pas les moyens techniques des géants comme Turn 10 ou Polyphony Digital mais on est obligé d’admettre que leur nouveau bébé est tout juste correct pour une production de 2019. Sur PS4, PS4 Pro, Xbox One et Xbox One X, le jeu ne souffre d’aucune forme de latence mais les textures sont assez faiblardes et les différents effets d’eau et de lumière peinent à convaincre. La plupart des textures manquent de détails, notamment celles que l’on peut voir sur la route, ce qui saute aux yeux sur PC, surtout lorsque l’on monte en résolution. On a d’ailleurs remarqué un peu de tearing sur PC, après avoir passé le jeu en 3840 x 2160. Une fois la V-Sync activé, le problème a été réglé, pensez donc bien à passer par les options du jeu pour affiner vos paramètres graphiques.

Précisons toutefois que si DiRT Rally 2.0 ne nous a pas séduit par ses graphismes, il propose quand même un visuel raisonnable qui est régulièrement mis en valeur par une direction artistique plutôt soignée. Que ce soit dans les forêts cramoisies d’Amérique du Nord, dans la pampa argentine ou dans le bush australien, on reconnaît automatiquement l’endroit où l’on se trouve et les spéciales, même si elles sont peu nombreuses, ont toutes beaucoup de charme.

Les notes
+Points positifs
  • Moteur physique aux petits oignons
  • Impression de vitesse ahurissante
  • Une conduite très technique
  • Belle diversité de voitures
  • Le rallycross qui apporte un peu de diversité
-Points négatifs
  • Certaines spéciales qui manquent à l’appel, merci les DLC
  • Un peu faible techniquement pour 2019
  • Carrière très classique

Si DiRT Rally avait atteint un nouveau pallier en termes de sensations, sa suite accomplit l’exploit de faire encore mieux, avec un moteur physique impressionnant de précision. Plus juste et plus crédible que son aîné, DiRT Rally 2.0 est une véritable leçon de rallye qui satisfera tous les fans du genre et les amoureux de sim-racing. On regrettera simplement une réalisation un peu en dessous et un contenu trop limité par les DLC, mais qu’importe : le nouveau bébé de Codemasters est tout simplement un incontournable.

Profil de Epyon
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21 février 2019 à 18:35:01
17/20
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Mis à jour le 28/02/2019
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