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Physique ou dématérialisé ? Quand l’écologie s’invite dans le circuit

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Physique ou dématérialisé ? Quand l’écologie s’invite dans le circuit
Physique ou dématérialisé ? Quand l’écologie s’invite dans le circuit
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L’écologie est un sujet qui s’invite de plus en plus régulièrement dans les politiques environnementales des grands groupes, qu’ils soient cotés au CAC 40, au NASDAQ ou au NIKKEI. Régulièrement épinglées par des associations de défense de l’environnement, les entreprises de la Silicon Valley et du jeu vidéo ont dû faire évoluer leurs processus afin de réduire leur empreinte carbone. Des boîtes en plastique à la dématérialisation presque totale, nous avons connu un changement profond dans notre manière d’acheter puis d’utiliser les jeux. Que ce soit pour des raisons pratiques ou environnementales, le 100% numérique s’impose doucement mais sûrement. Est-il néanmoins vraiment plus “vert” que le modèle physique d’origine ?

Écoblanchiment ?

Physique ou dématérialisé ? Quand l’écologie s’invite dans le circuit

En France, sur l’année 2018 et pour la première fois de son histoire, plus de la moitié du chiffre d’affaires de l’écosystème console provenait des ventes de produits dématérialisés (54 %), en progression de 67% par rapport à l’année précédente. Toujours en termes de chiffre d’affaires, le 100% numérique (PC + console) représentait dans l’hexagone 47% des revenus, contre 29% pour le mobile et 24% pour le physique selon le Syndical des Editeurs de Logiciels de Loisirs. Malgré la présence d’irréductibles collectionneurs de boîtes, la tendance est à la disparition de ces dernières. Au niveau mondial, Newzoo prévoyait dans son rapport publié en avril 2018 que les jeux numériques (tous supports confondus) vampiriseraient 91 % des revenus globaux cette même année côté software.

Ne jouons pas les étonnés, l’industrie du pixel, en ouvrant les vannes à la numérisation du contenu, ne fait que suivre le sillon creusé par celles du cinéma et de la musique. Un tournant avant tout économique, les géants étant heureux de se passer des boutiques spécialisées afin de devenir les distributeurs plus directs de leur contenu. Ravis de pouvoir s’appuyer sur de grandes causes sociétales capables de valider leurs stratégies commerciales tout en augmentant leurs bénéfices, ils ont matérialisé un essor du dématérialisé. Face aux intentions louables affichées quant à la protection de la planète, les associations ont confronté les discours aux actes. En 2008 déjà, Greenpeace épinglait Sony, Microsoft et Nintendo dans une étude révélant la présence de brome et de phtalates à l’intérieur des machines de l’époque (Xbox 360, PlayStation 3, Wii). Des substances controversées qui sont interdites par l’Union européenne dans les jouets pour enfants. À l’aube des années 2010, les géants étaient périodiquement accusés de faire du “greenwashing”, ou “verdissement d’image” en français, à savoir utiliser la cause écologique à des fins purement marketing. Confrontés aux pressions des associations mais aussi des pouvoirs publics, voire des actionnaires individuels, les grands industriels ont dû se mettre plus sincèrement au vert. Petit à petit, les constructeurs conçoivent leurs consoles en gardant à l’esprit leur impact environnemental. À l’intérieur de sa PS Vita sortie en 2011 au Japon, Sony n’a mis ni PVC ni BFR, deux composants impossibles à recycler pointés du doigt par les associations de défense de l’environnement. En parallèle, les États signent des textes incitant les entreprises à réduire leur impact sur le climat (à base de crédits d’impôts). En 2015, Oxfam International établit un rapport dont les conclusions souligent l’impact des pays les plus riches dans l’émission de CO2.

Les boîtes de Pandore

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L’industrie du jeu a pendant longtemps été dépendante du plastique. Dans les années 1980, les titres étaient distribués sur des circuits imprimés très difficiles à recycler calés dans une protection en plastique formant la cartouche. La boîte qui contenait le soft et le manuel était soit en plastique, soit en carton. Le problème majeur avec cette matière issue de polymères synthétiques et artificiels est qu’elle se dégrade très lentement, en plus de polluer l’environnement de molécules dangereuses lors de sa décomposition. Selon l’ADEIC, une cartouche d’encre mettrait entre 400 ans et 1000 ans avant de disparaître de la surface du globe.

En 1982, Atari a enterré presque un million de jeux invendus E.T. l’extra-terrestre dans le désert du Nouveau-Mexique, une pratique qui nous semble incroyable aujourd’hui mais qui n’était pas exceptionnelle dans les années 1980. À cette époque, l’environnement n’éveillait pas autant les consciences qu’aujourd’hui. Les décharges en plein air étaient courantes, même dans nos campagnes françaises. Lorsque les disques se sont démocratisés à partir de la moitié des années 1990, les boîtes à CD et les boîtiers pour DVD ont continué d’utiliser des matériaux difficiles à recycler. De nos jours, malgré l’avènement du dématérialisé, certaines marques de jeux vidéo s’essayent aux boîtes moins polluantes. SEGA et Sports Interactive ont par exemple annoncé le 19 septembre 2019 qu’ils n’utiliseront plus plus que des emballages en fibre de carton recyclé pour leurs prochaines sorties. L’encre utilisée sur la boîte sera d’origine végétale, et le film protecteur sera en polyéthylène “LDPE basse-densité” hautement recyclable. Une année plus tôt, Microsoft avait également réduit l’utilisation de plastique dans l’emballage de son Adaptive Controller. Au-delà de sa propre nature, le support physique a un impact sur l’environnement par les machines qui le fabriquent (pressage) et par le carburant brûlé dans sa livraison (en bateau, en camion). Un impact qu’il est difficile d’estimer et qui est forcément absent du modèle lié à la dématérialisation. D’après la CNBA, le transport fluvial consommerait “1 litre de carburant aux 100km”. Ainsi, le transport d’une tonne de marchandises par voie d’eau génèrerait en moyenne “quatre fois moins de CO2 que par la route”.

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Le 23 septembre 2019, Microsoft a annoncé rejoindre d’autres groupes tels que Sony, Google et Amazon dans la lutte pour le climat. Depuis 2012, la société américaine veille à ce que sa branche business operations soit carbone neutre. Ce qu’il y a de nouveau ici, c’est que la firme de Redmond étend cette promesse à ses produits et périphériques. Au total, 21 entreprises de jeux vidéo ont pris part au Playing for the Planet Alliance au mois de septembre dernier. Ensemble, elles souhaitent réduire de 30 millions de tonnes l’émission de CO2 dans les 10 prochaines années. Sony en a profité pour annoncer que sa PS5 consommerait moins d’énergie en mode veille. Bien que Nintendo ne fasse pas partie des signataires de ce plan, la firme de Kyoto a signalé en 2014 dans son Corporate Social Responsability Report qu’elle s’était engagée à concevoir des produits faciles à désassembler afin de faciliter le recyclage. Lewis Gordon de The Verge tempère néanmoins l’implication des géants. Avec l’aide de l’Université de Cambridge, il a ouvert puis analysé les composants de la PlayStation 4. Son bilan interpelle forcément : “depuis le lancement de la PlayStation 4 en 2013, environ 8,9 milliards de kilogrammes de dioxyde de carbone ont été générés et rejetés dans l'atmosphère. C'est plus que toutes les émissions de la Jamaïque en 2017. Tout cela pour une petite console de jeu vidéo”.

100% en ligne avec son époque ?

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Si le problème vient des boîtes, et surtout de leur livraison ou des stocks qu’elles occasionnent, ne vaudrait-il pas mieux tout simplement les supprimer ? Cette question un rien candide mérite d’être posée dans une société où le tout numérique séduit et où les questions environnementales mais aussi éthiques pèsent dans les intentions d’achat. Oui, les boutiques en ligne de Valve, Epic, Microsoft, Sony et Nintendo suppriment le gaspillage des ressources matérielles provenant du support physique. Mais n’ajoutent-elles pas d’autres types de pollutions à l’équation ? Dans les lignes de The Guardian, Gary Cook, spécialiste des technologies de l’information chez Greenpeace, avertit : “S’il est mieux de télécharger que d’utiliser un CD, (...) il n’est pour autant pas forcément vert de télécharger.

Le jeu en streaming pollue car il nécessite plus de trafic, et qui dit plus de trafic dit plus de câbles. Françoise Berthoud, ingénieure au CNRS, explique dans un article de La Croix que “dans le numérique, la moitié de l’énergie nécessaire est utilisée dans la fabrication des équipements”, à savoir des data centers et des câbles. Selon les projections, l’industrie du jeu vidéo n’est pas prête d’arrêter sa croissance, et l’émergence de l’eSport amène le média vers d’autres horizons. Le journaliste Patxi Berhouet rappelle que selon les experts de TeleGeography, 65 nouveaux câbles sous-marins devraient être installés entre 2019 et 2021 afin de répondre à la consommation toujours plus importante de bande passante. “Si les entreprises de jeux continuent simplement de croître, d’une façon qui augmente leur dépendance aux sources d’énergie polluantes, cela nous mènera dans la mauvaise direction, et nous ne pouvons pas nous permettre cela” conclut Gary Cook chez The Guardian.

De l’électricité dans l’air

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Les centre de données sur site, par lesquels transitent les informations lors des téléchargements, nécessitent une alimentation électrique constante pour fonctionner, ainsi qu’un système de refroidissement afin d’éviter la surchauffe. Le charbon et l’eau, voilà les deux précieuses ressources utilisées par les géants qui ont un doigt dans le Cloud. Le National Renewable Energy Laboratory (NREL) affirme que les data centers représentent 1,8 % de la consommation globale d’énergie aux États-Unis chaque année. Cela représenterait environ 70 milliards de kilowattheure d’électricité tous les ans.

Microsoft rapporte 100 % de neutralité carbone depuis 2012, à l’instar de Google. Les géants des technologies de l’information se tournent vers l’énergie renouvelable pour réduire leur impact sur la planète. À ce titre, la firme de Redmond serait l’une des plus grandes acheteuses d’énergie verte aux États-Unis, et l’énergie éolienne comme solaire sont des ressources dans lesquelles l’entreprise est en train d’investir. L’objectif ? Réduire son utilisation du charbon de 75 % d’ici 2030. L'entreprise se dit soucieuse du changement climatique et invite les autres industries à faire des efforts. Pourquoi pas en passant par les technologies Cloud qu'elle met au point ? Business is business.

Le Cloud Computing et le 100% streaming, plus vert que vert ?

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Un data center sur site produit du gaz à effet de serre tout au long de son cycle de vie, notamment pendant la production de ses composants, l’assemblage du matériel, le transport sur le site ou encore son utilisation. Les impacts environnementaux du Cloud et des data centers sont des sujets épineux, et les leaders de ces technologies commencent à se doter d’études dans l’espoir de prouver les bénéfices pour le climat. Microsoft a fait équipe avec WSP USA pour déterminer comment le Cloud Computing peut réduire l’empreinte carbone sur l’environnement. Le chiffre avancé est que le Cloud Computing serait 93 % plus économe en énergie et produirait 98 % moins d’émissions de carbone que les centres de données sur site. Les “Cloud Computing Centers” utiliseraient des technologies plus éconergétiques et consommeraient moins d’énergie pour l’éclairage, le refroidissement et la climatisation. Afin d'utiliser moins d'énergie dans tout ce qui touche au refroidissement, les entreprises tentent de réduire leur impact en installant leurs centres de données dans des régions froides (Facebook), ou en les immergeant dans l'eau (Microsoft). Des efforts insuffisants selon Greenpeace. "Seulement 12% des centres de données d'Amazon du comté de Loudoun et 4% de ceux de Google sont alimentés par des énergies renouvelables, malgré leur engagement à passer à une énergie 100% propre" s'indigne l'organisation dont les propos sont repris par Fortune. Le 100% Cloud peut être vu comme une solution miracle, puisqu’il ne nécessite qu’un écran, Internet, et qu’il consomme possiblement moins d’énergie que des millions de consoles allumées. Il demande néanmoins des installations potentiellement énergivores et polluantes, au point où certains observateurs qualifient la technologie de “Dirty Cloud.

Physique ou dématérialisé ? Quand l’écologie s’invite dans le circuit

En 2019, Le Lawrence Berkeley National Laboratory a évalué que le jeu sur ordinateur représentait environ 5 % de toute l’utilisation d’énergie résidentielle en Californie, équivalant à 10 millions de réfrigérateurs comme le vulgarise le rapport. L’image du frigo était déjà utilisée dans un rapport de 2013 du Digital Power Group, où il était inscrit que regarder une heure de vidéo en streaming consommerait plus d’électricité que deux réfrigérateurs à l'année.

Sans grande surprise, d’après les études publiées, consommer le jeu vidéo avec ses jolies boîtes serait plus polluant que de télécharger des octets via le dématérialisé. Néanmoins, le choix du numérique n’est pas anodin car il nécessite encore des consoles et des PC pour en profiter, et que les data centers nécessitent des câbles, de l’électricité et de l’eau. Le Cloud Computing promet dans son “tout dématérialisé” un avenir plus favorable à l'environnement, mais il est encore aujourd’hui difficile d’en mesurer ses réelles qualités. Alors que les GAFAM mettent du temps à se mettre au vert, Jean-Marc Jancovici (ingénieur consultant en énergie et auteur) prévient : “Les plus jeunes auront le droit d’émettre collectivement la moitié de ce que leurs grands-parents et leurs parents ont émis pendant le siècle qui s’est terminé, alors qu’ils étaient en moyenne trois fois moins nombreux”. Il conclut : “L’essentiel de ce qui fait notre niveau de vie, c’est le carbone. Maintenir l’augmentation des températures en dessous de 2°C, c’est organiser une récession massive”.

Profil de Carnbee,  Jeuxvideo.com
Par Carnbee, Journaliste jeuxvideo.com
MP
Sony Microsoft Nintendo

COMMENTAIRES

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bou_mouse
bou_mouse
MP
le 16 janv. à 01:25

En tout cas je n'achète plus du tout de jeux en boite pour plusieurs raisons (écologie, gain de place, etc ...)

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Street_Magic
Street_Magic
MP
le 19 déc. 2019 à 20:54

J'ai un vieux théorème en tête qui dit que tout ce qui a de la puissance, demande de l'énergie. Le Cloud gaming ne sera pas vert si c'est un truc qui t'offre des performances délirantes sur du matos de merde. Si la puissance elle n'est pas entre tes mains elle est forcément ailleurs. Des cloud computing center "utiliseraient" des technologies plus écologiques.. Pourquoi utiliser le conditionnel alors qu'on sait que c'est faux. Ce seront des trous énergétiques sans fond.

Parce que là on ne parle pas par exemple d'un jeu tournant en config moyenne, dont la bande passante du joueur ne tire que sur le jeu en ligne, comme c'est le cas traditionnellement.. Mais plutôt d'un jeu en bonne config, dont la bande passante tire pour le jeu entier. À une petite échelle de joueurs ça pourrait aller (event E-sport ou truc du genre) mais à grande échelle ça pourrait être une catastrophe.

À part faire des centre en Alaska ou au Groenland alimentés par des champs de panneaux solaires, j'vois pas. Avec les mines à charbon qui tournent à plein régime aux States, la pollution automobile et industrielle en Inde et en Chine, j'crois que la Terre pourrait bien ce passer de ces centres "verts"

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Commentaire édité 19 déc. 2019, 20:58 par Street_Magic
kefcon
kefcon
MP
le 17 déc. 2019 à 21:54

perso je me fout royalement de l'écologie (je vend du gasoil toute la journee), mais l'avantage du demat c'est surtout l'encombrement.

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G7K
G7K
MP
le 17 déc. 2019 à 18:34

Parce que le Cloud Computing ne nécessitera pas de matériel pour fonctionner ? Encore un beau ramassis de conneries en perspective.

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Signonerock
Signonerock
MP
le 17 déc. 2019 à 16:52

Ah Ah Ah Ah....Quand l'écologie t'es compté par le capitalisme...C'est risible.

Moi je me rappelle de ce discours :

-" Alors les "gens" on va "dématérialisé", si, si,ce qui fait qu'on aura largement moins de frais, beaucoup moins de frais de fabrication, emballages /mise en boite, transports, distribution...
De ?...Bien sur les "gens", de ce fait, cela impactera le prix de vos jeux...Oui, bien évidemment, le prix baissera..."

Le soucis, c'est que le prix n'a jamais baissé, le soucis c'est que l'écologie ils en ont strictement rien à battre (Genre JeuxVidéo.Com qui veut faire culpabilisé les gens qui aiment toujours les jeux en boite...cette autre blague)

Mieux, sur console c'est du foutage de gueule de nous parler d'écologie, virons les jeux en boite, oublions les, oublions même cette histoire de dématérialisé, pensons juste à Sony, Nintendo, Microsoft qui polluent grave en fabricant leur console, qui plus est dans la pire usine d'esclaves de Chine ou ils ont eux-mêmes fixé les salaires (d'esclaves) et qui font bosser des enfants qui ont 14 ans...
J'ai juste recensé 7 sujets important de la BBC World sur la fabrication des Iphones, des Playstations, des Xbox et des consoles Nintendo, tout chez Foxxon..C'est édifiant, dégueulasse, honteux...."l’écologie" ?...et les droits de l'homme ?...et la dignité humaine ?...Y'a pas un autre gros problème là ?
Google et Microsoft qui font des millions chez nous et en Europe et qui paye pas d’impôts...mais fermez la quoi...
y'a rien qui les dérange ?

Google qui te parle d'écologie ?...c'est comme Total, l'un des plus gros pollueur de la ^planète qui rachète des barrages hydrauliques Français pour se donner une "image verte", c'est grotesque, c'est énorme, voire boursouflé d'hypocrisie...
L'industrie vidéoludique, numérique devrait fermer sa gueule, le dématérialisé leur permet de faire des économies monstre sur la production d'un jeu, et ils ne se gênent pas pour te vendre ces mêmes jeux 70 euros dématérialisé...Qui peut accepter ça ?

Ah oui, le dématérialisé est écologique, et nous ont fait quoi ?...on pollue encore plus en achetant des disques durs continuellement ?..on a des jeux qui frise les 160 gigas bordel....Et Monter tout ces Cloud, c'est pas une "operation verte" que je sache, c'est archi polluant...de qui se moque t on ??
Le dématérialisé c'est cool, je n'est rien contre, quand je devait payer 30/35 euros, ok, ça allait,sauf que sur console, je doit en lâcher 40 de plus en démat"....
Plus ils font de l'oseille plus ils en veulent, le démat" pour l'écologie ?...cette farce quoi....le démat" pour l'économie, une économie qui ira direct, non pas dans l'écologie mais dans la poche d'un actionnaire....

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Commentaire édité 17 déc. 2019, 16:57 par Signonerock
Traujima
Traujima
MP
le 17 déc. 2019 à 16:02
  • Envoyé de mon I-Phone 11 Pro *

:siffle:

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fosscrow
fosscrow
MP
le 17 déc. 2019 à 15:47

L'écologie... Ah c'est tellement Marrant, on vas râler sur des Boîtes de jeux qu'on utilise PENDANT X Année, alors qu'à côté, Il y a autant d'emballage pour Notre nourriture etc. Les "Verts" avec tous leurs Tracts en Papier... Et ensuite hors déchet Nucléaire, le Nucléaire est le moins Polluants, oui oui, rejets beaucoup moins de CO2 que les Éoliennes ou Panneaux solaires. Il faut juste trouver un moyen de recycler les déchets. (Rien ne se perd, tout se transforme)

Aujourd'hui la Question d'écologie est encore trop flou et même ce qui sont pour l'écologie ne comprennent même pas 15% de celle-ci...

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Mathieu-R
Mathieu-R
MP
le 17 déc. 2019 à 15:11

"Un impact [celui du transport] qu’il est difficile d’estimer et qui est forcément absent du modèle lié à la dématérialisation."

Grosse, sinon principale erreur des tenants du "dématérialisé", modèle qui repose sur l'emploi de serveurs, régulièrement remplacés, qu'il faut bien fabriquer quelque part et transporter jusqu'à leur lieu de destination. Ajoutons que, si le recyclage d'une boîte ou d'un CD peut-être difficile, qu'en est-il d'une flopée de disques durs et de micro-processeurs ?

“S’il est mieux de télécharger que d’utiliser un CD, (...) il n’est pour autant pas forcément vert de télécharger”.

Déclaration à mettre au regard de cette étude citée il y a quelques mois sur ce site qui démontrait que l'empreinte carbone d'un jeu téléchargé était plus importante que celle d'un jeu en boîte, fabrication et transport compris, dès le moment où l'on dépasse un giga-octet de données.

Enfin, il n'est dit nulle part, dans cet article, quelle est la vraie volonté des acteurs de ce marché en ce qui concerne la "dématérialisation". Il ne s'agit pas d'écologie, en-dehors des retombées sur leur image, mais d'économie (et de contrôle).

Le meilleur exemple, c'est encore cette boîte de jeu, un jeu récent, que j'ai ouverte l'autre jour. Plus de notice, évidemment, "écologie" oblige, mais vingt pages d'instructions dans toutes les langues pour télécharger un "contenu supplémentaire" sur Internet. Quel aurait été l'impact écologique supplémentaire de laisser une notice en bonne et due forme à la place de ce livret polyglotte ? Aucun. En revanche, l'éditeur aurait été obligé de faire imprimer des lignes différentes de notice d'instruction correspondant à chacune des langues dans laquelle il compte distribuer son jeu au lieu d'un seul livret correspondant à toutes les langues. Où est le bénéfice ? Dans la poche de l'éditeur. Ni dans celle du joueur, ni dans l'écosystème.

S'il faut parler d'écologie, vraiment, j'ai moi aussi plusieurs pistes qui me séduisent davantage. L'article parle de l'essor de l'e-sport : c'est évidemment une chose sur laquelle il faudrait selon moi revenir. Je n'y vois pas le moindre intérêt et ça pollue : on supprime. On pourrait également revenir drastiquement sur la pratique de plus en plus répandue du jeu massivement en ligne. M'intéresse pas non plus et ça pollue : on supprime. Idem pour ces mises à jour incessantes, ces contenus supplémentaires à tire-larigot et j'en passe... Le streaming

Vous voyez, y a plein de façon différente de faire de l'écologie (ou de prétendre en faire). Comment se fait-il qu'on ait choisi systématiquement celle qui fait gagner le plus de pognon et asservit le plus les joueurs (beaucoup étant, du reste, parfaitement consentants) ?...

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Raiku-XD
Raiku-XD
MP
le 17 déc. 2019 à 14:58

La dernière fois j'ai acheté South Park l'anneau de la vérité en version physique et quand j'ai ouverte la boite de disque j'ai trouvé juste une clé d'activation et aucun disque. Cherchez l'erreur?
Je pense que le plus écolo dans l’histoire, c'est le démat' sans connexion, ce que permet le piratage, avoir tous ces jeux sur un seul support physique et qui nécessite aucune connexion, mais bon les bien pensant vont nous cracher les droits d'auteurs, etc...
Quad je vois les boites et l'espace que prends une collection alors qu'un simple émulateur sur un raspberry peut en faire autant avec une consommation moindre, c'est à se moment là que je me dit qu'on marche sur la tête.

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Baiame
Baiame
MP
le 17 déc. 2019 à 12:11

En fait ,comme pour tous les produits de consommations, la modération est l'une des clés. La question que je me pose avant un acte d'achat c'est : en ai-je vraiment besoin ? (ai-je vraiment besoin de jouer à ce mmo avec des branleurs de 14 ans alors que je n'ai pas fini cet excellent rpg solo ?). C'est l'un des raisonnements de base des tenants de la décroissance qui est le seul dogme économique qui permettra de limiter le réchauffement climatique et de s'adapter sans pour autant retourner vivre dans les cavernes (comme le préconise les anarcho-primitivistes par exemple). Pour info, je vous invite à regarder cette vidéo de dr cac (la décroissance c'est quoi au juste ?) https://www.dailymotion.com/video/x1889zc .

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Top commentaires
AppleLife
AppleLife
MP
le 16 déc. 2019 à 20:24

Le demat, c’est bien.
Le physique, c’est mieux.

Revendre, 50€ day one, posséder un objet physique toussa toussa

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GauchoCollabo1
GauchoCollabo1
MP
le 16 déc. 2019 à 20:25

Franchement j'ai meme pas lu, la propagande escrologique au service du capitalisme vert ca va 2 min

On a compris qu'ils se cachent derriere l'ecologie pour nous forcer a passer en tout dematerialise, s'ils se souciaient reellement de l'environnement ils baisseraient les prix or les jeux demat sont aussi chers voire plus cher sur Switch que les jeux en magazin

PS pour les pyjs de 14 ans fan de greta qui vont me dislike, si vous vous souciez reellement de l'environnement vous devriez arreter votre abonnement internet, ca pollue beaucoup plus que de produire une cartouche :ok:

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Commentaire édité 16 déc. 2019, 20:27 par GauchoCollabo1
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