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Metal Gear Solid V : Ground Zeroes
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Test : Metal Gear Solid V : Ground Zeroes
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Metal Gear Solid V : Ground Zeroes
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Journaliste jeuxvideo.com
27 mars 2014 à 10:58:51
14/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (66)
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Après quelques années d’attente, Metal Gear Solid revient sur le devant de la scène et profite de la sortie des consoles PlayStation 4 et Xbox One pour fournir aux joueurs une expérience plus immersive que jamais. Nous avons testé pour vous le prologue de ce 5ème épisode de la saga et contre toute attente : la copie est loin d’être parfaite…

Metal Gear Solid V : Ground Zeroes

S’attaquer à Ground Zeroes lorsqu’on est fan de la saga, c’est un peu comme monter dans une Ferrari et mettre le contact, sans avoir le droit de faire ronronner le moteur. Le prologue, puisqu’il s’agit bien là d’une introduction à Metal Gear Solid V – The Phantom Pain, nous offre en effet un aperçu concret mais bridé de ce que donnera le titre phare d’infiltration-action de Kojima. On découvre donc un tout nouveau gameplay, plus accessible et peut-être un peu moins subtil, saupoudré d’une pincée de « background mgsien ». Malheureusement, on ne peut s’empêcher de penser que le jeu, vendu une trentaine d’euros et 20 euros en dématérialisé sur 360 et PS3, bénéficie d’une durée de vie gonflée grâce à des missions annexes ressemblant furieusement à de la démo de gameplay, dont l'unique but est de faire passer la pilule. Mais ne vendons pas la mèche aussi vite, et replaçons le contexte : nous sommes en 75 et Big Boss s’apprête à infiltrer le camp Omega…

Retour au terreau fertile de la guerre froide

Metal Gear Solid V : Ground Zeroes
Vous reconnaissez cette intro ? Oui, c'est bien le trailer de septembre 2012.
L’intrigue de ce très court prélude nous amène donc à Cuba, en pleine guerre froide. On y retrouve les habituels conflits secrets, et quelque peu obscurs pour les non-initiés, qui opposent ici XOF, une unité militaire dirigée par le très marqué Skull Face, et notre cher Boss, envoyé par son corps armé des Militaires Sans Frontières pendant que la Mother Base (le QG des MSF) est en pleine visite de courtoisie de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique. Cette dernière soupçonne grandement la milice du Boss d’avoir accès à l’arme nucléaire, à juste titre d’ailleurs puisque les MSF cachent un Metal Gear ZEKE sous l’eau pour berner l’Agence, le temps que l’inspection se fasse. Etrangement, un élément cher à Big Boss, la soldate Paz, agent double du réseau d’information Cipher, s’est faite enlever peu avant et demeure prisonnière dans le camp Omega.

Metal Gear Solid V : Ground Zeroes
Skull Face et ses XOF représentent la menace de ce Ground Zeroes.
Comme si cela ne suffisait pas, Chico, un jeune volontaire des MSF, a décidé d’infiltrer le camp, avant d’y être retenu prisonnier. Le timing est douteusement parfait et Snake est envoyé en solo pour secourir les deux soldats. Pendant ce temps, Skull Face fait décoller ses troupes et s’apprête à mettre en œuvre un plan mûrement étudié. Si ce pitch vous dit quelque chose, c’est normal, puisque l’intro de Ground Zeroes est calquée au mouvement près sur un trailer de dix minutes diffusé en septembre 2012. Aucune image de synthèse cette fois-ci puisqu’on retrouve aux fourneaux le tout nouveau moteur fait maison, le Fox Engine, pour le meilleur comme pour le pire…

Petite déception technique à New-Gen-Land

Metal Gear Solid V : Ground Zeroes
La mission principale, de nuit et sous la pluie, rend plutôt bien...
Commençons donc par la technique de Ground Zeroes. Si Phantom Pain donne toujours furieusement envie avec ses phases de gameplay en monde ouvert, sa mise en scène détonante utilisant le moteur, ses environnements à couper le souffle et sa gestion des lumières aux petits oignons, il faut bien l’avouer : voir tourner le Fox sur un GZ Xbox One montre a fortiori que Konami a mis de l’eau dans son vin pour ce prologue, comme si l’éditeur voulait préparer le public à une claque beaucoup moins puissante que celle attendue. Nous restons bien loin de la transition PS One / PS2 de Sons of Liberty et le moteur semble, entre autres, assez économe sur la distance d’affichage des modèles 3D et sur leurs détails : un comble pour un passage à l’open world. Tout aussi gênant : la physique nous tire parfois de l’immersion du titre avec des comportements irréguliers suite par exemple à des explosions qui, au passage, n’ont rien de « next-gen ».

Metal Gear Solid V : Ground Zeroes
... On ne peut pas en dire autant des missions annexes, de jour et par temps clair.
C’est d’ailleurs là que se traduisent nos inquiétudes : le titre a, semble-t-il, été nivelé par le bas pour pouvoir tourner correctement sur PS3 et 360. Les versions One et PS4 ont beau être plus fines, plus détaillées et plus fluides, elles n’en restent pas moins que des versions améliorées, trahies par une petite dose de clipping et une réalisation qui manque un peu de peps. Il suffit d'ailleurs d'explorer le camp Omega de jour pour se rendre compte que, sans les flares et la pluie : les textures et l'éclairage paraissent bien ternes et peu détaillés. L’œil n'est donc pas pleinement satisfait sur new-gen. Fort heureusement, Harry Gregson Williams est toujours aux commandes et propose des thèmes musicaux de qualité, comme à son habitude. Idem, si l'on pouvait être inquiet vis-à-vis d'un Kiefer Sutherland remplaçant l'emblématique David Hayter, force est de constater que « monsieur 24 » fait de l'excellent travail et redonne un peu d'identité à un Big Boss qui est censé signer son épisode-clé avec ce 5ème opus. Passée la petite déception technique sur new-gen, renforcée par des loadings gênants dans l'interface iDroid, on plonge intégralement dans cette nouvelle conception du gameplay de la série : une vision plus accessible, mais qui perd au passage pas mal de son audace d'antan...

Un gameplay plus accessible qui perd malheureusement en saveur...

Metal Gear Solid V : Ground Zeroes
Le gameplay a été modernisé pour être plus accessible et plus orienté action.
On pouvait se demander ce qu'allaient donner les phases d'infiltration millimétrées une fois marquées au fer rouge par l'inévitable mention « open world ». Le résultat est donc logiquement plus accessible qu'avant et plaira à coup sûr aux amateurs d'action et d'infiltration qui tache. La panoplie de possibilités de Snake est fournie et intègre désormais quelques avantages, un brin abusés aux yeux des puristes, tels que le bullet time lorsqu'un garde nous repère, permettant ainsi de le neutraliser sans sonner l'alarme. Notre agent des MSF dispose également d'une paire de jumelles ayant la capacité de marquer les ennemis et de garder leur position à l'écran : un matériel qui remplace assez efficacement toute forme de radar. Il nous est également possible de prendre des véhicules (au nombre de 3 dans ce prologue) afin que Snake puisse se mouvoir discrètement dans la base, ou puisse la jouer carrément bourrin en écrasant les soldats ou en tirant à vue au canon. Si le radar a disparu, on remarque également que le système d'alertes a été entièrement revu : il vous suffira donc de faire attention à l'état des ennemis et à votre dernière position connue. Exit également l'inventaire à double entrée et les items puisque Snake ne peut récolter que des armes, dont celles de ses ennemis, durant Ground Zeroes. On regrette également la disparition de petits plus tels que le fait de toquer sur les rebords pour attirer l'attention des gardes, un point remplacé par le lancer de chargeurs bien moins efficace.

Metal Gear Solid V : Ground Zeroes
Ramenez à l'hélicoptère deux prisonniers : voilà, vous avez fini la trame de Ground Zeroes.
L'open world induit également une refonte de l'IA des soldats, qui sont désormais plus vifs et plus autonomes, mais manquent souvent de jugeote, ne s'étonnant parfois qu'à moitié qu'un garde soit égorgé sur leur ronde. De même, il arrive occasionnellement que l'on assister à des scènes comiques dans lesquelles les soldats vont tirer à vue sur votre dernière position connue sans que vous n'y soyez. On ne s'étonnera pas non plus de trouver quelques fantassins à couvert face à un mur, ou d'observer un soldat fuyant face à vous pour prendre une couverture une bonne vingtaine de mètres plus loin, tout en essuyant des tirs parfois mortels. Il peut s'agir de choses corrigées à la volée par des patchs ou améliorées dans la version finale du titre, mais encore une fois, l'immersion est touchée et c'est franchement dommage.

La mission Ground Zeroes : l'alpha et l'oméga du titre

Metal Gear Solid V : Ground Zeroes
Une fois la plupart des missions jouées en 2 modes de difficulté, on arrive autour des 25%.
Nous parlions plus haut de la durée de vie du prologue, qui peut être résumée ainsi : une vraie mission scénarisée qui se boucle en une petite heure la première fois (et en moins de 15 minutes si vous savez où aller), accompagnée de missions annexes thématiques, exploitant les possibilités de gameplay, qui sentent bon le fan service. Vous aurez donc droit à de la neutralisation de cibles en restant discret, du rail-shooting peu intéressant, de la récolte d'informations, de la destruction d'objectifs, ainsi qu'à une mission exclusive suivant votre support de jeu, PS4 ou One. Cela peut paraître peu, et c'est effectivement le cas, mais Konami a pensé aux adeptes de scoring et aux férus des 100% puisque le titre regorge de défis et de challenges, que les autres castes de joueurs n'auront pas forcément envie de compléter. Les amateurs de background trouveront également leur bonheur puisque des cassettes audios renfermant plusieurs dizaines de minutes de conversation peuvent être trouvées sur la map. On se retrouve donc face à une sorte de redite des missions VR, puisque les missions annexes se passent à nouveau dans le camp Oméga et ne sont que brièvement scénarisées.

Metal Gear Solid V : Ground Zeroes
Le marquage des cibles et le bullet time sont symptomatiques de l'ouverture à un public nouveau.
Toujours dans cet esprit d'économie de mise en scène, on peut citer le Codec, remplacé par une simple pression sur LB qui vous mettra en contact avec votre opérateur : moins de dialogues, moins de coupures, plus d'action. L'accent est donc mis sur l'apprivoisement du gameplay, et sur les futures possibilités du titre, sans pour autant captiver le joueur présent pour tâter du MGS avec son lot de mises en scène épiques, sa difficulté réputée et son aventure haletante. Parlons-en d'ailleurs de la difficulté. Le titre dispose de deux niveaux : normal et difficile, un bon signe pour les débutants qui pourront sans aucun problème terminer le jeu en difficulté maximale tant le recours à l'action est tentant en cas de danger. Quant aux adeptes d'infiltration pure et dure, l'approche action sera naturellement proscrite pour laisser place à de l'observation et à de la progression discrète et efficace mais quelque peu amputée par rapport aux anciens titres. A ce propos, Snake peut désormais interroger les gardes neutralisés pour obtenir des infos sur des caches d'armes, de quoi recharger le pistolet tranquillisant, arme idéale pour scorer efficacement. On y gagne comme on y perd, et ce prologue parfois perfectible semble au final vouloir séduire un public plus varié, avant de contenter tout le monde sur The Phantom Pain, du moins, on l'espère.

Metal Gear Solid V : Ground Zeroes : Un prologue qui laisse perplexe...
Gaming Live : Metal Gear Solid V : Ground Zeroes : Un prologue qui laisse perplexe...
Metal Gear Solid V : Ground Zeroes : Trailer de lancement japonais
Bande-annonce : Metal Gear Solid V : Ground Zeroes : Trailer de lancement japonais
Les notes
+Points positifs
  • Une refonte de gameplay qui rend le soft plus moderne et plus accessible.
  • Mise en scène saisissante.
  • Bon dosage infiltration / action.
  • Difficulté moins punitive qu'avant.
  • Un open world au potentiel bien réel : exploration, véhicules, cycle jour/nuit et météo.
  • Un contenu qui plaira aux amateurs de scoring et aux adeptes de fan-service.
  • Kiefer Sutherland fait un Big Boss très convaincant.
-Points négatifs
  • Beaucoup trop court en termes de narration : seulement deux objectifs pour boucler la mission scénarisée et 3 cut-scenes (sachant que l'intro est la même que le trailer de septembre 2012).
  • Quelques soucis de réalisation : le camp Oméga, très beau de nuit et sous la pluie, demeure bien fade de jour au niveau des éclairages et des textures.
  • Un gameplay modernisé qui perd beaucoup de son charme d'antan : l'infiltration n'est plus une nécessité absolue.
  • L'amère sentiment que Kojima a dû séparer Ground Zeroes de Phantom Pain et gonfler artificiellement son contenu pour le rendre bankable
  • Un rapport qualité/prix douteux...

MGS V - Ground Zeroes laisse donc assez perplexe : son format et son prix sont contestables au vu du contenu proposé, lequel est allègrement gonflé par des défis, du scoring, et par des missions annexes peu passionnantes. Pour ce qui est de la trame principale, elle offre un avant-goût de ce que proposera Phantom Pain, tout en étant inévitablement marquée par le talent incontestable d'Hideo Kojima : mise en scène et intrigue politico-militaire de qualité. On reste cependant dubitatif face à la durée de vie pour les joueurs souhaitant avant tout de l'histoire, puisque les deux objectifs scénarisés que compte la mission Ground Zeroes s'atteignent relativement vite (Environ une heure pour une première partie, et 15 minutes si l'on sait où chercher). On reste partagé face au gameplay désormais très ouvert à l'action / TPS, qui ne force plus le joueur à réfléchir à son intrusion : on gagne en accessibilité, tout en perdant ce qui faisait le sel de la saga. Ground Zeroes reste tout de même une bonne expérience pour quiconque souhaite découvrir le futur gameplay de Phantom Pain. En revanche si c'est l'histoire que vous cherchez, elle tient en un trailer diffusé en 2012, et en un épilogue mémorable de quelques minutes. La question est donc : Qu'est-ce que vous cherchez dans un MGS ?

Profil de Panthaa
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27 mars 2014 à 10:58:51
14/20
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12.9/20
Mis à jour le 21/04/2016
Xbox One Action Infiltration Kojima Productions Konami Espionnage
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