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Test : The Stanley Parable
PC
The Stanley Parable
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L'avis de Dinowan
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Journaliste jeuxvideo.com
21 octobre 2013 à 16:40:01
18/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (171)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
14.7/20
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Choix, scénario non linéaire et histoire qui se plie à la volonté du joueur, l'illusion de la liberté est souvent un aspect central de bien des jeux. Une mécanique que le fabuleux Stanley Parable met à mal de la façon la plus drôle qui soit.

The Stanley Parable

L'une des différences les plus subtiles qu'il existe entre un joueur occasionnel et un autre plus aguerri est la tendance de ce dernier à ne pas faire ce que le jeu lui demande. S'il voit un chemin clairement dégagé, une porte grande ouverte, il aura souvent tendance à ne pas l'emprunter, préférant chercher une voie alternative ou vérifier qu'il n'a rien laissé de plus intéressant dans le coin parce que... c'est un joueur aguerri, on ne la lui fait pas. C'est pour cela que les jeux donnent de plus en plus de choix, passer à gauche, passer à droite, dire oui, dire non, pour que le joueur puisse être plus malin que le jeu et se taille une aventure sur mesure. Et bien évidemment, tout ceci n'est que pure illusion, chaque voie empruntée ayant été minutieusement conçue à l'avance. C'est l'un des grands clichés du jeu vidéo, celui que The Stanley Parable met à mal. Pour découvrir la version stand-alone de cet ancien mod de Half-Life 2, ne cliquez pas sur un autre onglet de votre navigateur.

Employé numéro 427

The Stanley Parable
Gauche ou droite : votre première chance de désobéir au Narrateur.
Stanley est un employé modèle qui passe chaque jour de sa vie à enfoncer des touches sur un clavier, suivant les ordres qui tombent un à un sur son moniteur. Tout se passait bien pour Stanley jusqu'au jour où curieusement il ne reçut plus aucune consigne. Ce petit avant-propos, c'est le Narrateur qui l'énonce durant la scène d'introduction de Stanley Parable, un personnage omniscient chargé de raconter l'histoire de Stanley, celui qui lorsque vous prenez les commandes pour sortir de votre bureau, dit précisément que vous êtes en train de sortir de votre bureau. Et quoi que vous fassiez, il s'adaptera. Après une brève série de couloirs et de bureaux, le joueur découvre deux portes ouvertes, selon le Narrateur, Stanley a pris la porte de gauche... bien évidemment le premier réflexe de tout bon joueur sera de prendre celle de droite, premier embranchement et premier pas vers l'une des fins possibles. The Stanley Parable est une petite prouesse de design, un environnement minuscule, totalement dépourvu d'interactions en apparence mais dans lequel on trouve quantité de voies possibles : d'abord prendre la porte de droite, puis ne pas prendre celle de gauche qui nous remettrait sur le "bon chemin", celui que le Narrateur voudrait nous faire suivre, puis choisir d'aller en bas et pas en haut, de passer 20 minutes dans le placard à balai, de revenir en arrière, de sauter dans le vide, etc. Au final, s'il ne faut que 5 minutes pour aller d'un point à un autre (et terminer le jeu), on y passe trois bonnes heures sans problèmes pour passer en revue les voies alternatives.

The choice is a lie

The Stanley Parable
A ce stade, la fin est proche... enfin, une fin en tout cas.
Et quoi que vous fassiez, le Narrateur l'a prévu, la façon dont ses lignes de dialogues s'adaptent à vos moindres faits et gestes donnerait presque l'impression d'être face à une véritable personne, mais une personne changeante. Les différents embranchements sont autant de mini-scénarios dans lesquels le Narrateur sera tour à tour complice, perturbé par vos décisions, hostile, moqueur ou même vexé par le manque d’intérêt que vous portez à l'histoire qu'il essaie de raconter. Et il en va de même pour vous, préparez-vous à mourir, à rester bloqué dans une boucle infinie et même à découvrir le paradis. La seule constante de Stanley Parable, c'est de proposer une parodie – si ce n'est une réflexion – sur les pseudos choix que l'on offre aux joueurs.

The Stanley Parable
Le Narrateur s'adresse parfois à Stanley, parfois au joueur, parfois aux deux, selon le scénario du moment.
Car à la fin, le seul qui gagne, c'est le Narrateur, le véritable architecte de votre aventure, celui qui change le level design à son gré et fait redémarrer le jeu quand vous faites n'importe quoi ou s'amuse de vous voir passer deux minutes à chercher la solution d'un problème en tripotant des boutons avant de vous jeter à la figure qu'ils ne servent à rien et que vous n'êtes qu'un pion. On finit par jouer tout autant pour découvrir les nouvelles fins que pour arriver à « battre » le jeu. Peine perdue. Même tenter de prendre un script à revers, en quittant une pièce au moment où ses portes se ferment, n'est qu'une nouvelle destinée toute tracée. Vous êtes pris au piège, vous avez perdu. Là encore, les développeurs font preuve d'un remarquable talent pour prévoir les réactions typiques d'un joueur. On se sent soudainement bien moins unique qu'on pouvait le penser et on en profite pour repenser à tous ces jeux linéaires dans lesquels l'interactivité est réduite à peau de chagrin : avancer, actionner, avancer, éviter, gagner.

The Stanley Parable
Blindé de références et passant au crible les clichés, stéréotypes et autres travers du jeu vidéo - et des joueurs - The Stanley Parable est une expérience qui vaut le coup d'oeil, et une expérience drôle qui plus est, les tirades du Narrateur pouvant difficilement laisser de marbre un habitué de notre petit loisir, sa présence permanente et ses petits airs de deus ex machina lui donnant de surcroît de faux airs de GlaDOS de Portal, ou plutôt du fils bâtard de GlaDOS et de Weathley. Drôle et intelligent, voilà un titre qui mérite largement de se retrouver dans toute bonne ludothèque et on ne saurait vous conseiller de commencer par tester sa démo, qui est un jeu à part entière et saura d'emblée vous faire comprendre à quoi vous avez affaire. Ah, et jetez un œil aux succès tant que vous y êtes.

The Stanley Parable trailer

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Les notes
+Points positifs
  • Drôlissime
  • Intelligent
  • Des embranchements parfois tordus et toujours bien construits
  • Un coup de pompe dans les clichés
  • Le doublage du Narrateur
  • Même la démo est un bijou
-Points négatifs
  • Les sous-titres français pas terribles et incomplets (fragments de phrases en anglais)
  • On en voudrait plus ?

The Stanley Parable est une petite merveille d'ingéniosité et d'humour, passant à la moulinette les travers de la narration interactive et du game design tout en nous forçant à nous interroger sur nos propres réactions en tant que joueur. Sans aller jusqu'à parler de grande révolution métaphysique et existentielle (dont il se moque lui-même dans une brillante sortie), voilà une production intelligente : un jeu qui parle de jeu et dans lequel on nous demande... de ne pas jouer le jeu. Non mais essayez-le ce sera plus clair.

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21 octobre 2013 à 16:40:01
18/20
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Mis à jour le 21/10/2013
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